LE BLOG A FERNAND

03 juillet 2018

 

 

 

 

img031

 

 

 

Bienvenue sur le blog à Fernand. Sur cette page créée en 2007 on trouve de la bonne humeur, de la camaraderie et mon actualité sur et quelques fois à côté du vélo.

Il est possible d'accéder aux archives des années précédentes en cliquant sur les différents liens situés dans la colonne de gauche.

Pour une lisibilité claire de l'actu, les articles les plus récents sont postés en premier.

Le blog possède désormais :

 

UNE ADRESSE MAIL           blogafernand @ aol.com   (retirer les espaces entre @)

UNE CHAINE YOUTUBE      ICI

UNE PAGE FACEBOOK        ICI

UN COMPTE STRAVA        FAT FERNAND


        

                                                                       

                    dernière mise à jour : 3 juillet 2018

Posté par jerseyconnection à 00:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]


02 juillet 2018

Orléans - Salou, la tournée du demi-siècle

 

210 kilomètres et 7 heures de vélo. Seul. Fait

170 bornes et 2300 mètres de dénivelé positif. Seul. Fait

160 bornes pour un troisième jour consécutif. Seul. Fait

2300 mètres de dénivelé positif et une montée de 29 kilomètres. Seul. Fait

190 kilomètres pour un cinquième jour consécutif. Seul. Fait

 

J'aime me fixer des challenges et sortir parfois d'une zone de confort dans laquelle je me suis sûrement un peu trop souvent endormi quand je courais. Un long parcours sur plusieurs jours me faisait envie depuis pas mal de temps et cette année les choses se présentaient plutôt bien au niveau de ma disponibilité. Je suis en outre bien entrainé avec la préparation pour les classiques de printemps pour base doublée de celle pour Paris Roubaix. Et puis je vais passer le cap du demi-siècle et c'était donc un clin d'oeil cycliste sympa pour marquer le coup.

Me sachant entrainé, je partais malgré tout et fort heureusement avec des doutes sur ma capacité à enchainer cinq jours de vélo mais aussi vu mon gabarit, de passer par des départements pas tout à fait réputés pour être aussi plats que la Beauce ou la Sologne.

J'ai préparé mes parcours sur internet et recopié ceux-ci à l'ancienne sur des petites feuilles utilisées au jour le jour. Là non plus je n'étais pas serein à 100% avec quelques petites zones de doute sur les étapes 2 et 3 mais l'aide précieuse de papa et maman Fernand ainsi que de mon garçon a gommé tout ça, j'y reviendrai.

En attendant voici un petit résumé de mon aventure.

 

Première étape : La Chapelle Saint Mesmin - Maison Feyne

22 juin. 6 heures 45. 7 degrés ! Une température surprenante pour un début d'été mais qui n'est finalement pas pour me déplaire. Je pars avec des manchettes et un gilet mais en cuissard court, sachant que le soleil va très vite chauffer. Première constatation alors que je prends mes routes familières d'entrainement vers Meung sur Loire, Dry et Ligny, le vent me pousse et c'est tant mieux car il souffle assez fort depuis deux jours.

Je ne suis pas un malade des prévisions météo sur le long terme mais je sais que ma semaine devrait être bonne, déjà un souci de moins plutôt que de se dire qu'il peut pleuvoir et donc que ça va changer tout plein de choses.

Comme nous en conviendrons tous les jours, mes accompagnateurs dévoués vont vivre leur vie de leur côté mais nous nous verrons à peu près trois fois par étape. Je leur ai laissé pour cette étape-ci le loisir de partir plus tard. Je connais les routes, j'ai largement de quoi me ravitailler tant en solide qu'en liquide et sauf incident mécanique - ce que j'aurais pû avoir de pire à redouter finalement - je n'aurai pas besoin d'eux de suite.

A partir d'Yvoy et vers Chaumont sur Tharonne, je commence à prendre mon rythme de croisière mais aussi des routes que je n'ai jamais empruntées en vélo. Je passe du côté de Marcilly en Gault (d'ailleurs sur une route transverse en très mauvais état) puis vers Selles Saint Denis, des villages où j'avais couru il y a quelques millions d'années avant de quitter le Loir et Cher pour le Cher.

Les routes commencent à être un petit peu moins plates mais je passe dans de beaux villages comme Châtres sur Cher. Je fais le point par SMS avec mon staff et nous convenons de nous retrouver à Vatan (déjà dans le département de l'Indre). Je vais pouvoir me ravitailler en liquide et enlever des fringues. Je vais longer la Nationale 20 en direction de Chateauroux sur une route plutôt tranquille, comme du reste bien d'autres au cours de cette semaine.

Passage auprès de l'aéroport de Déols - où d'ailleurs un gentil employé était en train de s'occuper d'un barbecue dont l'odeur m'aurait bien incité à m'arrêter - puis j'entre dans Chateauroux, la plus grosse ville que j'aurai à traverser au cours de mon aventure. Pas d'inquiétude, je vais bien trouver ma route pour prendre la direction de Cluis sur une portion qui commence sérieusement à annoncer les toboggans qui m'attendront le lendemain.

Ce chemin vers Cluis que j'ai demandé à un livreur qui m'a dit "c'est un peu loin d'ici...". Effectivement, c'est loin. Il me faut 25 bornes pour y arriver puis peu après entrer dans le département de la Creuse. A l'image de ce que je vais rencontrer le lendemain, les routes sont sinueuses, étroites et sur un revêtement qu'on ne peut pas qualifier de billard...

Je fais tranquillement mon chemin sans ressentir de fatigue et ma moyenne est encore au dessus de 30 km/heure. Je vois une dernière fois mes accompagnateurs à Fresselines soit à deux pas de l'arrivée. Je refais juste le plein d'un bidon avant d'affronter la montée qu'on appelle par ici le Fer à Cheval puis je plonge vers notre lieu d'hébergement du jour, chez des amis de la famille.

L'anecdote du jour : Je serai régulièrement amené à m'assurer que je suis sur le bon chemin en demandant aux habitants si j'emprunte la bonne route. J'ai pris l'habitude de demander à deux personnes différentes coup sur coup histoire d'assurer ma route. A Chaumont sur Tharonne, pourtant tout frais parti, l'employé municipal à qui j'ai demandé la route de La Ferté Beauharnais m'a envoyé complètement à l'opposé...ne pas oublier de demander sa route à deux personnes différentes !!!

Les chiffres du jour :

210 kilomètres

6 heures 59 de vélo

1417 mètres de dénivélé positif

30.1 de moyenne

déjà le petit plateau pour le Fer à Cheval

seulement 3 bidons consommés

5 départements traversés (Loiret, Loir et Cher, Cher, Indre, Creuse)

A noter que sur un terrain bien évidemment différent mais sur une distance identique, j'ai roulé plus vite que sur le dernier Paris Roubaix.

Strava :

 

 

 

 

Deuxième étape : Maison Feyne - Objat

Départ de nouveau matinal pour cette seconde étape que j'imagine accidentée. Non en fait je n'imagine pas jusqu'à quel point. Les pattes sont un peu lourdes au départ mais je le savais, je suis un diésel et elles vont avoir le temps de chauffer, grandement. Les températures sont déjà chaudes mais là n'est pas le problème, l'essentiel est qu'en descendant plein sud j'ai encore le vent avec moi. Dès la sortie du lieu dit où habitent nos amis, il faut déjà grimper puis grimper encore pour atteindre Dun le Palestel. Premier arrêt pour m'assurer de ma route - deux personnes, toujours - et direction Saint Priest la Feuille, le gros bourg suivant.

J'en profite de ces bourgades car elles ne seront pas nombreuses tant que je serai en Creuse et je n'aurai pas le loisir de regarder autre choses que les paysages. Des montées courtes et peu pentues, des descentes puis d'autres montées puis d'autres descentes puis encore des montées...le résumé de ma journée. Je n'aurai pas non plus à croiser beaucoup de voitures ni d'habitants.

Je quitte bientôt la Creuse pour la Haute Vienne avec toujours cette constante, zéro mètre de plat. Mon copain Hervé m'a répété de penser au lendemain et je n'hésite donc pas à tomber le petit plateau dès que cela monte un peu. Je passe par des endroits plutôt jolis comme ce petit pont enjambant le cours d'eau appelé le Taurion et ça me change un peu des parties boisées. Je retrouve mes parents et mon garçon à Saint Léonard de Noblat, la patrie de Raymond Poulidor pour un ravito liquide et poursuis ma route.

 

36552253_1142890555852264_4374394590061395968_n

Pour ce périple comme pour le reste quand je fais de grosses randos en général, je ne regarde que très rarement mes kilomètres, préférant faire de petits calculs de moyenne plutôt que de me saper le moral quand les bornes ne défilent pas assez vite. J'attends souvent d'être dans le final pour y jeter un oeil. Le parcours défilant, je m'aperçois comme la veille que j'ai une légère différence au niveau du kilomètrage que j'avais prévu par rapport à ce qu'il est sur le terrain. Comme nous avions un petit truc de prévu à Brive avec mon garçon, je vais choisir d'écourter l'étape que j'avais planifiée sur 150 bornes et que je sens monter jusqu'à 185 si je vais au bout.

 

36564856_1142887905852529_1984236820161888256_n

 

Peu importe cette improvisation puisque j'aurai déjà fait vingt bornes de plus que prévu. Les jambes sont bonnes et je ne ressens pas de fatigue. J'aurais pû continuer.

L'anecdote du jour : Le seul truc que je craignais dans ces départements peu peuplés c'est de tomber sur des habitations ouvertes et de me faire courser par un chien mais heureusement cela n'arrivera pas.

Les chiffres du jour :

170 kilomètres

6 heures 10 de vélo

2322 mètres de dénivelé positif

27.6 de moyenne

3 départements traversés (Creuse, Haute Vienne, Corrèze)

Strava :

 

 

 

Troisième étape : La Dornac - Montauban

La soirée nous a conduit au sud de Brive et nous avons dîné dans le beau village de Terrasson depuis lequel j'ai fait ma vidéo du jour, pour ceux qui ont suivi mon périple sur la page Facebook du blog (pour ceux qui ne l'ont pas fait, elles sont toujours dispo) Nous avons dormi dans un gite très sympa au sud de Brive et se rafraichir dans une piscine après six heures de vélo a été top. Le petit dej' était pas mal aussi. Les deux premiers jours j'avais avalé des pâtes histoire de tenir les premières heures mais cette fois-ci je me suis contenté d'un bon chocolat chaud et de crêpes et confitures maison.

 

36528656_1142897872518199_3085969276742402048_n

 

En parlant de bouffe et plus précisément de ravito, j'ai privilégié du costaud pour les premières heures en mangeant pour ceux qui connaissent un Flapjack au bout de deux heures / deux heures trente de route. C'est une barre protéinée qui a l'avantage d'avoir très bon goût et d'être digeste. Pour le reste j'avais emporté des Powerbar mais la saveur sucrée quand il fait chaud est lassante. J'avais trouvé cet hiver des barres plus salées au goût cacahuète mais elles m'ont déçu par leur texture.

Pour revenir à la journée, je l'attends moins accidentée. Il fait toujours aussi beau et le vent est encore porteur. Première montée dès le départ du gite pour rejoindre le village et donc petit plateau et jambes lourdes d'entrée. Pas d'affolement comme d'habitude, je sais que le moteur va gentiment chauffer. Par rapport à la veille les routes sont plus larges, plus fréquentées aussi. Je ne suis pas un solitaire - même si je vais me taper 850 bornes cette semaine sans jamais rouler avec personne - et j'apprécie de voir un peu de vie.

Je suis dans la vallée de la Dordogne, tout près des beaux chateaux qui parsèment l'endroit mais je ne longerai que celui de Salignac. Et qui dit chateau dit construction sur une hauteur et donc ascension ! Mon chemin va me mener par le joli village de Carlux où je retrouverai mes accompagnateurs puis pas loin je traverserai la Dordogne en direction du tout aussi joli village de Gourdon...qu'il faudra aussi rallier en montant trois bornes.

 

36571971_1142891709185482_8890096696537645056_n

 

En préparant mes parcours, j'avais à cet endroit deux options : passer par Cahors mais sur une route plutôt fréquentée ou contourner par la campagne. J'ai retenu cette deuxième. Toujours sur une route sympa - je veux dire pas un truc de trois mètres de large comme la veille - je vais cheminer vers Mercuès que je ne penserai jamais atteindre faute de voir des panneaux indiquant ce bourg. Je retrouve encore ma famille pour une mini pause Coca - pain aux noix et remplissage de bidons.

Nous sommes revenus vers Cahors et à Cahors on produit du vin et la vigne pousse souvent sur des côteaux. Et je vais en gravir un de ces p*** de côteaux. Trois bornes en plein cagnard avec du 12%. J'ai eu le temps de bien les voir les vignes...En haut c'est toutefois une belle route qui va me mener vers Villesèques puis Castelnau - Montratier où je vais monter une belle bosse pour six kilomètres environ avec un peu de pourcentage qui me contraindra à mettre pour la première fois 34 x 25.

 

 

 

J'aurai la chance après avoir fait un dernier ravito liquide de pouvoir rejoindre Montauban par une route majoritairement descendante pour les vingt derniers kilomètres. Comme la veille, je vais faire deux petits kilomètres supplémentaires avant d'arriver à la voiture histoire d'avoir un compte rond, d'où les 170 et 160 bornes pile des deux derniers jours.

Les chiffres du jour :

160 kilomètres

5 heures 47 de vélo

1692 mètres de dénivelé positif

27.6 de moyenne (comme la veille)

3 départements traversés (Dordogne, Lot et Tarn et Garonne)

 

Strava :

 

 

 

Quatrième étape : Saverdun - Pas de la Case

 

Aujourd'hui ça se corse !! Etape courte mais se terminant en montée et quelle montée ! Je connais la partie finale du parcours puisque c'est la route du retour de mes vacances d'été. Nous étions hébergés la veille chez des amis de la famille à Toulouse mais j'ai choisi de partir de Saverdun pour deux raisons : la première pour justement éviter de partir de cette énorme ville qu'est Toulouse et la seconde pour raccourcir un peu le parcours en prévision du final.

De Saverdun à Foix en passant par Pamiers je vais emprunter des routes avec un peu de circulation dont j'avais perdu l'habitude. Pas d'inquiétude pour autant, comme quasiment tous les jours je ne serai jamais en danger face aux automobilistes. Vers Foix il est impossible de garder la rive droite de l'Ariège et le parcours que j'ai déniché sur Strava va me faire traverser vers l'autre rive. De ce que j'ai entrevu il va falloir grimper !

 

36601517_1142894809185172_1135350419736756224_n

Mon chemin me fait bifurquer sur la gauche vers Arnave. Le panneau est explicite : Route des Corniches. Ma traditionnelle pause ravito liquide me laisse ensuite vers le début d'une belle bosse. Je vais monter pendant trois à quatre kilomètres avec un pourcentage jamais en dessous de sept. 7% puis 8 puis 9 jusqu'à 11, je vais mettre mon plus petit braquet de la semaine et aussi le braquet maxi que j'avais prévu : 34 x 28.

 

 

 

Le sommet m'emmène vers Cazenave sur cette fameuse route des corniches et je ne vais pas tarder à en prendre plein les yeux. Sur ma droite et vraiment en contrebas j'aperçois Tarascon sur Ariège où je ne pouvais pas passer faute de Nationale 20 puis je vais plonger vers Luzenac.

 

36498703_1142893319185321_3684777495506190336_n

Cette fois mes accompagnateurs n'ont jamais été très loin car sur des petites routes sinueuses il était impossible de prendre de la distance et je les verrai à Luzenac puis quelques kilomètres plus loin à Ax les Thermes. Ax qui est le pied de la montée vers le Pas de la Case, l'épouvantail de la journée, de ma vie cycliste aussi, moi qui n'ai jamais gravi un col Pyrénéen ou Alpestre.

Comme je l'ai dit, je connais la route pour l'avoir faite à de nombreuses reprises en voiture. Dans mon idée c'est 25 bornes de montée. Pas trop dure, le pourcentage moyen devant tourner autour de quatre. Je me suis donc dit qu'en deux heures ça devrait être bouclé. Je vais faire toute la montée les yeux rivés sur les deux choses les plus importantes du moment : les paysages montagnards à couper le souffle et mon compteur.

Je vais m'amuser pendant une grande moitié à faire des petits calculs en me basant sur une moyenne de 12.5 bien que sur cette partie je roule souvent autour des quinze. Alors je me base sur trois kilomètres au quart d'heure puis un kilomètre aux cinq minutes histoire de voir mes deux heures de route défiler plus vite (remember, je ne regarde pas mes kilomètres !).

Après une heure d'ascension, ma famille me dépasse et s'arrête peu après pour le traditionnel ravito. J'en profite pour retirer mon sous maillot car ça tape vraiment fort. Dans ma tête j'ai roulé une heure et j'ai donc fait la moitié soit 12.5 kilomètres. J'ai la surprise de voir 15 kilomètres de faits mais j'ai un doute : est ce que l'ascension en fait bien 25 ? Je demande à mon fils de vérifier sur le GPS mais de me donner la distance restante seulement si elles est inférieure à 15 bornes.

Il en reste 13 ! Ma montée fera 29 bornes plutôt que 25. Je me base toujours sur mon kilomètre avalé en cinq minutes et le temps passe plutôt vite. Une heure quinze puis une heure trente, les pourcentages varient entre 4 et 7 au maximum, mon braquet entre 34 x 17 et 23. Je fixe un mur de pierre quelques lacets au dessus mais je mettrai quasiment vingt minutes à l'atteindre. Mais ce sont encore vingt minutes de passées.

 

35296894_1256688264461965_6782017990498975744_n

 

Enfin je passe la douane franco-andoranne, je sais qu'il me reste juste un gros kilomètre pour le sommet. Et j'aperçois les immeubles du Pas de la Case. J'y suis, en 1 heure 54 pour 29 bornes. Vingt neuf bornes de montée, vingt neuf pour un mec qui est tout sauf un grimpeur. Et je suis à 2000 mètres d'altitude ! Encore une fois je me sens bien et frais. J'aurais pû continuer et me faire plaisir sur la descente vers Andorre la Vieille mais ceux qui me connaissent savent que ma philosophie c'est "le vélo mais pas que" et on a prévu une bonne séance de shopping père / fils histoire de se dégourdir les jambes.

En parlant de jambes, le soir à l'hôtel en regardant les miennes dans un miroir j'aurai la surprise de les voir avec des muscles saillants, moi qui suis plutôt massif de ce côté là. Pas étonnant de voir des coureurs de courses à étapes ultra affutés.

L'anecdote du jour : Sur le segment Strava de la montée je me prends 49 minutes par Ben Hermans de BMC ah ah !

Les chiffres du jour :

115 kilomètres

5 heures 10 de vélo

2344 mètres de dénivelé positif (moins que dans l'étape de la Creuse)

22.2 de moyenne

1 seul département traversé, l'Ariège

 

Strava :

 

 

 

Cinquième étape : Andorre - Salou

Cinquième jour, je suis en pleine forme. Pas de fatigue, récupération excellente et moral au zénith. Je choisis de partir tôt cette fois encore car près de 200 bornes m'attendent. Encore une fois je connais parfaitement ce qui m'attend, quelques lignes droites pas trop agréables notamment. Je pars juste avant de passer la douane entre Andorre et l'Espagne. La vieille ville d'Andorre est à 800 mètres d'altitude et le départ est descendant et va me ramener à 300 mètres (mais ce n'est que partie remise...).

 

36576175_1142933315847988_7328146386677923840_n

Salou se situe à une dizaine de kilomètres sous Tarragone et je vois juste ce put*** de panneau en partant sur la route C14 que je suivrai jusqu'à l'arrivée et qui m'indique Tarragona : 180 kilomètres. C'est parti, je m'en fous c'est mon dernier jour et ma préparation a été top avec tous ces kilomètres avalés en mai (1700) et début juin et avec l'acquis des 200 bornes de Roubaix.

Je n'avais pas le petit dej' à l'hôtel et je suis parti à jeûn, attendant une heure trente pour avaler mon Flapjack. L'important pour cette ultime journée sera de bien boire. Je traverse des localités que j'ai l'habitude d'emprunter en voiture et dans l'autre sens et c'est plutôt sympa de voir le décor autrement...et moins vite.

La C14 est l'équivalent d'une nationale faiblement passagère et je pourrai souvent rouler sur une large bande entre le bas côté et la voie de droite. Je ne serai jamais gêné ni serré y compris par des poids lourds qui sont repectueux des cyclistes de l'autre côté des Pyrénées. Le seul qui me frôlera un peu sera un put*** de camping car immatriculé en France. J'apréhendais aussi le passage de plusieurs tunnels mais des panneaux avertissant qu'on pouvait y doubler des cyclistes étaient placés à l'entrée de chacun d'eux. Et puis j'ai eu du bol sur le plus long de ne pas avoir d'autre personne que moi ce qui m'a permis de faire son kilomètre de longueur bien au milieu.

Je file à une moyenne de 33 sur les trente premiers kilomètres mais le fait d'être en descente ne m'empêche pas de m'apercevoir que le vent est cette fois contre moi, comme je le préssentais. J'arrive à me ravitailler juste avant de prendre la grande ligne droite qui va me mener à Tarrega. Cette fois le vent est pleine bille, c'est plat et il faut compter plus de dix bornes pour Tarrega. Je n'avance pas vite mais alors vraiment pas vite. J'atteins à peine le 25 et les kilomètres sont interminables.

Enfin dans cette grosse localité de Catalogne, je peux me ravitailler en boisson, puis de nouveau ce Coca / morceau de pain qui me fait un bien fou. C'est reparti pour la suite, ça monte gentiment, trois fois rien mais avec ce satané vent les choses ne sont pas simples. J'étais redescendu à 300 mètres d'altitude mais ça remonte régulièrement. Je sais qu'il y a ces éoliennes de m*** dont j'ai parlé et reparlé, je connais le coin et ça monte toujours, jusqu'à 800 mètres !

Ceux qui ont regardé ma vidéo du soir de Salou m'ont entendu parler de 6 à 7 kilomètres de montée jusqu'aux éoliennes. La route du retour m'a permis de mesurer au GPS que c'était en fait 9.5 bornes qu'il a fallu s'infuser !

Un petit point chiffres avant la suite :

Segment Strava de Tarrega jusqu'à Belltall (sommet du col des éoliennes !) : 17.4 kilomètres à 2% seulement de moyenne entre la longue ligne droite et les 9.5 bornes de montée. Temps : 56 minutes et moyenne, attention ça pique : 18.6 

Le plus dur moment de ma semaine. Sur le haut j'ai la plante d'un des pieds en feu et ça me fait un mal de dingue quand je me dresse sur les pédales mais avec la descente et un peu d'air plus frais - même si avec 31 degrsé tout est relatif - tout va rentrer à la normale.

Longue descente où je peux un peu récupérer puis entrée dans les agglomérations du final, Montblanc où nous allons nous louper avec ma famille puis Alcover où je ferai un dernier ravito liquide. Il me reste vingt bornes et juste à contourner la ville de Reus où je dois quitter la C14 qui devient une quatre voies.

Reus puis Salou où mon garçon et papa Fernand ont pris le risque de se poster vers les grandes lettres annonçant l'entrée dans la station balnéaire pour me photographier.

 

36569195_1142900625851257_7679419761679138816_n

 

Là encore j'ai poussé un peu le vélo pour arrondir la distance. Je finis ultra frais et hormis ce coup de moins bien face au vent je n'aurai jamais été en difficulté. J'aurai pû continuer une heure chaque jour s'il avait fallu et avec un peu de temps j'aurais pû pousser deux jours de plus jusqu'à Calpe mais chaque chose en son temps, j'y serai tout bientôt pour les vacances d'été.

L'anecdote du jour : Et des jours précédents, je n'ai dû croiser tout au plus qu'une dizaine de cyclistes sur ces cinq jours et notamment personne sur cette étape d'Andorre qui est pourtant une terre de cyclistes. La faute sûrement à un départ matinal car lorsque je suis remonté en voiture, j'ai aperçu le vainqueur de Paris Nice, Marc Soler puis Simon Gerrans puis du Mitchelton Scott puis encore du Movistar. Dommage.

Les chiffres du jour et de la semaine :

190 kilomètres

6 heures 46 de vélo

1522 mètres de dénivelé positif

28.1 de moyenne (encore pas mal après 5 jours...)

7% de pente max

34 x 25 en plus petit braquet

Et pour la semaine ça donne :

845 kilomètres

30 heures 52 de vélo

9297 mètres de dénivelé positif

27.1 de moyenne générale

33900 calories dépensées

 

Strava :

 

 

 

 

Ainsi s'achève donc mon aventure. J'ai pris beaucoup de plasir, je pense avoir donné envie à plusieurs de mes amis selon les retours que j'ai eus et j'ai eu le temps de réfléchir à d'autres petits projets sympa. CE N'EST PAS FINI !!!

Merci encore à toutes les personnes, ami(e)s ou aux gens qui suivent habituellemnt mon actu de plus ou moins près pour tous les messages et encouragements qui m'ont fait grand plaisir.

Et en premier lieu à ma famille aimée, mes parents et mon fils qui ont été à mes côtés et à ma femme et ma fille qui m'ont une fois encore laissé partir.

 

36522034_1142902269184426_4289459009032814592_n

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 juin 2018

Orléans - Salou

 

A partir de vendredi, je me lance dans mon périple qui va m'emmener d'Orléans en Catalogne, plus précisément à Salou (sud de Tarragone).

Je vais effectuer un peu plus de 800 kilomètres en 5 jours. Pour les habitués, vous pourrez me suivre sur Strava et bien sûr sur la page Facebook du blog où j'essaierai de faire un résumé quotidien.

A très vite.

Posté par jerseyconnection à 23:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 juin 2018

Paris Roubaix Cyclo (10 juin)

 

35126943_1121089294699057_1859966017376092160_n

 

Je l'attendais, nous l'attendions depuis un long mois après la période des classiques, ce moment de retrouver les pavés. Nos pavés. A différents titres, nous avons désormais chacun notre expérience et ce fût encore un plaisir de la partager ce week end.

Hervé avec deux participations, Serge avec trois, Jérôme avec six et moi même pour la neuvième avons eu la chance d'être accompagnés par un petit nouveau. Oh un petit nouveau dans notre groupe mais ce petit gars est un cran au dessus de nous en terme d'expérience puisqu'il a eu l'occasion de participer à plusieurs Paris Roubaix, mais lui chez les pros. Nono, Patrice Esnault puisque c'est de lui dont il s'agit avait un petit manque à combler, celui de n'avoir jamais roulé sur le vélodrome. Hors délais chez les pros, les grilles étaient fermées lorsqu'il est arrivé - ce que je trouve absolument irrespectueux quand on sait que c'est une des seules courses que les mecs tiennent absolument à finir.

Nous avons pleinement profité de sa présence et de ses anecdotes. Quand tu parles du Het Volk que tu projettes de faire en cyclo et que lui t'annonce avoir fait le départ puis 200 bornes devant en solo...eh bien tu l'écoutes parler avec respect.

Pour revenir à la cyclo, nous l'abordons toujours humblement mais avec plus de décontraction qu'un néophyte. Deux cent bornes dont cinquante cinq de pavés nous attendent. Départ matinal mais jamais tout à fait aussi tôt qu'on le souhaiterait avec un très léger brouillard et un peu de vent que nous attendons défavorable toute la journée.

Les organisateurs ont eu la sympathique idée de placer deux petits secteurs pavés dans les vingt premiers kilomètres avant d'aborder le vrai parcours à Troisville. Nous allons ainsi rouler sur le pavé de Montigny, très court et plutôt roulant et celui de Tronquoy avec un début boisé plutôt joli.

 

35026248_10213879561556196_8818678112028983296_n

 

Viennent ensuite les traditionnels Troisville (que nous avions reconnu la veille avec les deux premiers secteurs), Viesly, Quiévy et ses 3700 mètres puis Saint Python. Le pavé est bien sec comme il le sera tout au long de la rando et nous ne courrons aucun danger de ce côté puisque le pavé mouillé est la principale hantise de chacun de nous.

 

34984969_10213879556716075_2054572471616536576_n

 

Le parcours épouse dans sa quasi totalité le tracé de la course des pros et en terrain connu, nous avalons du Saulzoir, du Verchain Maugré, Quérénaing, Maing avant de nous approcher gentiment de Wallers.

 

DSCF1025

 

34687473_10213879555676049_1200804772140023808_n

 

34906496_10213879554996032_2225986373041520640_n

 

 

Serge a subi une première crevaison avant d'aborder le premier secteur puis une deuxième et Jérôme ne sera pas en reste en perçant trois fois au total.

Les organisateurs avaient prévenu que certains secteurs pouvaient être endommagés par les inondations de la semaine et celui d'Haveluy en sera un bon exemple avec des bas côtés certes secs mais bien boueux.

 

 

 

Après un premier arrêt au ravito, voici le premier vrai bon gros morceau de la journée, la trouée, la tranchée, Arenberg. Notre tradition veut que le petit nouveau emprunte en tête Troisville et Arenberg et ancien pro ou pas Nono a dû sacrifier à notre bizutage.

Là encore le pavé n'est pas glissant et on se lance bille en tête. Après 500 mètres bing bang, du bruit sur ma roue arrière, rayon cassé ! Ma première avarie hors crevaison en neuf Paris Roubaix. Pendant que les gars vont se faire plaisir sur la fin du secteur je le regagne de mon côté via le bas côté avec une roue bien voilée. Je sais que notre staff est à la sortie et je ne remercierai pas assez Jérôme d'avoir apporté une paire de roues de rechange qui me permettra de ne pas me résoudre à l'abandon. Je n'aurai en tout cas pas eu de bol sur Arenberg cette année...

 

DSCF1034

 

DSCF1035

 

De retour sur un vélo valide, nous repartons à l'assaut de la suite du menu. Le Pont Gibus, les 3700 mètres de Hornaing, Tilloy, le Marc Madiot. Notre départ tardif a fait que nous avons rattrapé tout plein de gars mais à l'inverse nous n'avons que très peu été doublés. Comme souvent c'est assez jouissif d'emprunter le haut du pavé et de doubler des gars qui eux roulent sur le bas-côté.

Après Bersée nous allons effectuer une boucle d'une vingtaine de bornes qui pour moi ne sert à rien. Impératifs des organisateurs pour passer par une localité où est situé un ravito sans doute. Nous allons en tout cas ronger notre frein pour rejoindre Mons en Pévèle que nous allons passer vent favorable pour une des rares fois de la journée. Full gas à notre petit niveau mais avec toujours un grand plaisir.

 

 

 

34825370_10213879549795902_1603529394331058176_n

 

34984349_10213879548835878_3815883914837229568_n

 

35077817_10213879542755726_7605990178993209344_n

 

Nous entrons dans les soixante dernières bornes qui passent comme toujours très vite. Mérignies, Pont Thibault, les pavés défoncés du court secteur du Moulin de Vertain. L'ultime ravito est le bienvenu avec enfin du salé, même si les petit sandwiches que nous avait préparés Nono ont été les bienvenus.

C'est parti pour le final, Cysoing, Bourghelles puis Camphin en Pévèle. Ça commence à taper dur mais on vient là pour ça. Les filles sont à la sortie du secteur et nous prenons un dernier ravito liquide. Gauche, droite, Carrefour de l'Arbre ! Ça tabasse sur la première partie, un peu moins sur le faux plat qui mène au restaurant mais c'est toujours aussi dur. Comme l'a dit Hervé, on croirait que les pavés ont été jetés au sol depuis un avion.

 

 

 

Il reste Gruson dans la foulée puis Hem qui est le dernier secteur et qui fait vraiment, vraiment mal. Puis les faubourgs de Roubaix, ce long faux plat aux trois kilomètres qui lui aussi finit de nous tuer les jambes mais la délivrance du vélodrome arrive.

 

 

 

34777268_10213879536915580_3666185973651210240_n

 

35026756_10213879537275589_3428484594951782400_n

 

DSCF1078

 

Nono y rentre en tête, normal. C'en est fini de cette belle journée. Fini pour le vélo mais pas pour nos moments de rigolade mais ça reste privé. Comme toujours, deux mots pour saluer notre staff, Valérie, Sandra mais aussi à distance Madame Nono, suiveuses, photographes, cuisinières qui font partie de la réussite de la journée. Vivement qu'on revienne.

Quelques chiffres pour finir. Nous avions roulé à 27.9 de moyenne en avril avec vent favorable, cette fois nous avons fait 28.3 avec vent de face et trente bornes de plus.

 

 

 

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juin 2018

L'actu du mois de juin

 

Malgré un mois de mai sans rando, je n'ai pas délaissé le vélo bien au contraire. Avec deux grosses échéances en juin il a fallu essayer de garder la forme. Tout d'abord pour Paris Roubaix cyclo et son organisation les années paires qui se présente ce week end.

Sur une distance supérieure à celle de Paris Roubaix Challenge, nous allons de nouveau rouler sur nos pavés. Cette édition restera traditionnelle dans sa distance, 210 kilomètres et dans son tracé malgré l'ajout de deux secteurs dès les quinze premieres bornes et ce avant d'aborder Troisville. Il faudra rouler sur 55 kilomètres de pavés avant d'avoir le plaisir de rentrer sur le vélodrome.

Pour cette année nous allons nous retrouver entre vieilles connaissances avec Jérôme et ses six participations, Serge avec trois Roubaix au compteur, Hervé pour sa deuxième tentative mais également un petit nouveau. Oh seulement un petit nouveau dans notre groupe de randonneurs car ce petit gars a déjà eu l'occasion d'accrocher un dossard sur la reine des classiques, mais lui sur la vraie, celle des pros !

Nous allons en effet avoir le plaisir d'avoir Nono, Patrice Esnault parmi nous. Pas mal pour notre petite équipe de compter un vainqueur d'étape sur la Vuelta et sur Paris Nice entre autres pour nous tenir compagnie.

Du côté de l'entrainement, j'ai effectué un gros mois de mai avec 1700 bornes mais j'ai surtout travaillé la distance et l'accumulation des bornes sur plusieurs jours consécutifs. Pour ceux qui suivent j'avais évoqué un petit challenge perso qui arriverait aux beaux jours et après Roubaix je vais à ma manière fêter mon passage dans mes cinquante prochaines années.

Je vais en effet rallier Salou en Catalogne en partant d'Orléans sur cinq jours. C'était un truc qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps de faire une grande distance sur plusieurs jours et c'est le bon moment.

A partir du 22 juin je vais donc tenter ce défi qui est déjà presque ficelé. Un peu plus de 800 bornes en cinq jours avec une assistance et un coucher en dur chaque soir. Voici un aperçu des étapes, la distance étant approximative car je me réserve le droit de rallonger ou éventuellement de raccourcir un peu notamment selon les conditions météo.

Etape 1 de Orléans à Guéret pour 200 kilomètres environ

Etape 2 de Guéret à Brive pour 170 bornes

Etape 3 de Brive à Montauban pour 150 bornes

Etape 4 de la banlieue de Toulouse à Andorre pour 110 kilomètres

Etape 5 de Andorre à Salou pour 200 kilomètres.

Chaque jour devrait être assez dur avec du dénivelé mais mon but est d'arriver sans chercher aucune performance. L'étape 4 devrait être la plus difficile avec son arrivée au sommet d'Andorre après 25 bornes de montée.

On aura le temps d'en reparler très vite. En attendant place à Roubaix !

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


22 mai 2018

20 / 30 / 40 / 50

 

Une page de ma vie cycliste va se tourner.

Cette année 2018 sera la dernière pour moi en compétition.

J'ai fortement diminué ma participation à des courses ces dernières années, une dizaine tout au plus et parfois beaucoup moins. Cela me suffisait toutefois amplement car bien souvent à partir d'avril je ne ressentais plus l'envie de courir. C'est paradoxal car j'aime toujours autant avoir un dossard accroché à mon maillot mais ces derniers temps la lassitude l'a emporté sur la passion.

La plupart de mes bons potes ont arrêté la compétition et mon but premier en vélo est de partager des choses. Pas forcément des victoires mais principalement de la rigolade et j'ai de moins en moins de personnes avec qui partager ces moments.

Depuis que j'ai axé mon activité sur les randos je profite de clôturer ma préparation avant les flandriennes en prenant un peu de rythme sur des coursettes de début de saison et cela tombe à pic avec une forme qui est ascendante au sortir de l'hiver. Comme je l'ai dit plus haut, j'éprouve encore beaucoup de plaisir à participer à des courses, avoir le petit pic d'adrénaline lors d'une arrivée, ou au moment où le bon coup se forme...mais le revers de la médaille est qu'il y a tout plein de petites choses qui me pèsent. Une des principales est que lorsque tu cours ta journée est ruinée. Cette année par exemple ma femme qui ne venait plus me voir sur les courses depuis un million d'années est venue à Neuville. J'ai gagné, tant mieux car elle a été là pour la dernière mais on est partis de la maison à onze heures du matin, et le temps d'attendre la remise des récompenses nous sommes rentrés à 18 heures 30. Neuville justement où j'étais engagé et me demandais pourquoi toute la semaine précédente, espérant même une annulation !

 

20 / 30 / 40 / 50

 

Ces quatre chiffres représentent malgré tout beaucoup pour moi. Ils signifient que j'ai réussi à gagner une course l'année de mes 20 ans, celle de mes 30 ans puis 40 puis 50 ans. Ces chiffres veulent dire persévérance, ils veulent dire travail, ils veulent dire sacrifice.

Persévérance car je crois finalement m'en être sorti plutôt correctement pour quelqu'un qui avait zéro disposition ou antécédent pour le vélo, personnellement ou dans mon entourage. Travail car je n'ai jamais eu de qualités naturelles me permettant de faire ce que je voulais. Sacrifice car j'ai eu la chance d'avoir un entourage qui m'a laissé et me laisse encore toute latitude pour profiter correctement de mon loisir, et c'est de leur sacrifice à eux dont je veux parler.

Bien sûr ces victoires obtenues sur une période de trente ans l'ont été dans des catégories de moins en moins relevées au fil du temps. L'année de mes vingt ans a été celle où j'ai accédé à un niveau correct (je n'ai pas la prétention de dire élevé) qui m'a permis de rester sept ans entre la deuxième caté et la Nationale selon les appellations (je n'ai pas eu le niveau pour accéder à la première caté, j'ai consacré un post plus détaillé à mon parcours il y a quelques temps au lien ci-après :

 

[Rétro] - Course de Boigny sur Bionne - LE BLOG A FERNAND

La course de Boigny sur Bionne renaît cette année au calendrier après avoir été en sommeil de longues années. Je ne serai pas au départ faute d'être en condition après avoir décompressé mais j'aurais vraiment aimé y être pour réveiller quelques vieux souvenirs.

http://blogafernand.canalblog.com



L'année de mes trente ans a été la dernière où j'ai eu un niveau correct en troisième caté. J'ai couru en trois jusqu'à 37 ans environ mais lors des dernières années je faisais le nombre sans pouvoir prétendre à autre chose qu'un fond de top 10. En cette année 1998, j'ai collectionné toutes les places dans les dix premiers avant le mois de juillet, toutes sauf la première. Places de deux, de trois, tout un tas d'accessits à la pelle, et un peu résigné pour la gagne j'accroche une victoire dans le Cher une semaine avant la coupure des vacances d'été...avec cent mecs au départ.

A l'approche de la quarantaine j'ai pratiqué le vélo de manière totalement différente, axée sur le loisir avec une arrivée en UFOLEP qui m'a permis de me refaire plaisir avec un noyau de vieux et bons potes qui avaient la même vision du vélo après avoir bourlingué aux quatre coins de la région et parfois bien plus loin. Après là aussi quelques belles places d'honneur, j'ai péniblement regagné une course avec de l'aide justement pour y arriver mais j'ai également pû le refaire en fin de saison tout seul comme un grand.

En 2018, le challenge que je m'étais fixé (je ne vais pas avoir la prétention de parler d'objectif en ayant une licence en D3) était de marquer ce passage dans la cinquantaine qui s'approche par une victoire. Le gros plus était le retour aux affaires d'Hervé avec qui je courais il y a 30 ans (et oui la boucle se boucle) sans oublier Eric, mon autre pote de cette époque qui nous suit à distance. Eric et Hervé justement qui m'avaient aidé à remporter la victoire sur une course par étapes...il y a 30 ans, le premier en apportant son concours lors du chrono par équipes et le second en m'attendant sur crevaison dans l'étape qui allait permettre de faire basculer le général en notre faveur. Hervé avec qui cet hiver nous avions évoqué sur le ton de la déconne que ce serait sympa d'arriver ensemble pour la  gagne sur la course d'ouverture.

La boucle se boucle donc par des petits clins d'oeil de ce genre. Il y a quelques temps, Papa Fernand m'avait demandé si je savais combien de courses j'avais faites. J'ai noté tout plein de trucs, j'ai quelques trous dans certaines saisons mais je chiffre à peu près à 900 le nombre de dossards accrochés ! Un ratio courses disputées / victoires assez peu important du coup pour moi qui n'ai jamais été un serial winner mais encore une fois j'ai levé les bras bien plus que je pouvais l'espérer lors de mes débuts.

Je n'ai pas eu les jambes pour accéder à la première catégorie (et avec quelques regrets puisqu'à l'époque la manière de s'entrainer n'avait rien à voir avec ce qu'elle est aujourd'hui, pas tant au niveau quantité que qualité), ramenant tout juste deux ou trois top 10 mais j'ai toutefois pû lever les bras en deuxième caté et dans toutes les autres catégories en dessous. J'ai même re-découvert il n'y a pas très longtemps en tombant sur une enveloppe contenant des coupures de journaux un top 15 dans une Elite - nationale, je pose ça là.

Mais au delà de tous ces petits plaisirs qui ne sont finalement que personnels - on est souvent le seul à se souvenir de ses victoires - le vélo m'a permis de rencontrer ma femme et par ricochet de fonder ma famille, d'avoir encore aujourd'hui tout plein de potes que le vélo m'a donné et surtout d'avoir des remorques entières de souvenirs, parfois tristes mais heureusement souvent, très souvent mémorables.

Voilà, cette partie là se termine donc très bientôt, peut être même est elle déjà finie car je ne sais pas si je vais recourir cette année (je n'en ressens pour l'instant pas du tout l'envie). Je garde bien sûr une motivation énorme pour toutes les épreuves et randos qu'il me reste à disputer. J'ai encore tout plein de projets de choses à faire et à refaire et ça prendra sûrement dix ans au mieux !

J'aurai quoi qu'il arrive encore une licence en 2019 pour couvrir mes besoins en assurance et je n'exclus pas de m'inscrire un jour ou l'autre sur une course mais simplement par confort pour faire une grande sortie par exemple comme j'ai pû le faire à La Ferté ces dernières années. Je ne serai en tout cas pas au départ de Neuville pour le quadruplé. Peut être que les râleurs qui oeuvrent en coulisses en profiteront pour gagner...ou pas mais aujourd'hui cette page est tournée.

Merci pour tout à tout le monde et à bientôt pour de nouveles aventures.

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 avril 2018

Retour en images - Liège Bastogne Liège

Pour la dernière classique de notre printemps, nous avons eu la chance sur Liège - comme par ailleurs sur les trois autres randos que nous avons disputées - d'avoir un temps magnifique. Plutôt parfait et inespéré après un hiver des plus pourris.

En attendant les prochaines aventures voici une série de photos illustrant cette belle journée.

Les deux premières ont été prises sur le col du Rosier. Un bien grand mot que col pour une bosse qui monte certes plus de trois kilomètres mais qui ne développe qu'un pourcentage moyen de 5%, ce qui est pile dans mes cordes. J'ai monté cette côte à mon rythme et sans me soucier de mes potes qui allaient m'attendre en haut. Ils étaient prévenus !

 

sportograf-119092826

 

sportograf-11898824

Nous avons ensuite monté le col du Maquisard qui est lui aussi assez peu pentu. Il n'y avait pas foule et lorsque nous avons aperçu les photographes nous avons eu la possibilité d'avoir la route juste pour nous afin d'être tous les quatre en ligne. La photo illustre aussi une des raisons pour lesquelles je fais du vélo : prendre du bon temps avec de bons mecs. On est pas mal là non ?

 

sportograf-119000852

 

sportograf-119072922

 

sportograf-119140246

 

Celle qui vient a été prise tout près du sommet de La Redoute. Monter cette bosse mythique a été mon moment préféré de la journée. Sans mauvais jeu de mot je m'en faisais vraiment une montagne et je l'ai finalement très bien passée. Je l'ai trouvée bien plus facile que le Koppenberg sur lequel il faut vraiment s'arracher au plus fort de la pente. Je suis peut être un grimpeur qui s'ignore...

 

sportograf-11900670

 

Après La Redoute, le gros morceau était la Roche aux Faucons, un peu plus traitre car toujours avec des pourcentages autour de 10 ou plus. Elle ne fait qu' 1.6 kilomètre mais le haut est interminable.

 

sportograf-11894802

 

sportograf-11915627

 

sportograf-11909084

 

Heureusement après une côte il y a souvent une descente...

 

sportograf-119043745

 

sportograf-119132077

sportograf-11911907

Ce qui est bien quand on organise nos randos c'est qu'une de nos devises est "on part ensemble, on arrive ensemble". Ça nous permet de faire des photos de groupe.

 

sportograf-11901797

Un clin d'oeil à Hervé pour finir. Ceux qui suivent la page Facebook du blog se souviennent peut être de l'histoire de la combinaison d'Alexander Kristoff. Je trouve qu'elle me va pas mal non ?

 

sportograf-119136514

Posté par jerseyconnection à 23:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 avril 2018

[Cyclo] - Liège Bastogne Liège Challenge (21 avril)

 

30768602_1091868550954465_1746547906_o

Les week ends se suivent mais celui-ci sera malheureusement le dernier pour quelques semaines. Avec un programme digne de pros, nous bouclons cette série printanière entamée il y a un mois par Liège Bastogne Liège.

Une équipe toujours en turn over avec cette fois Florestan qui découvre sa première classique, Stef qui a déjà bouclé deux LBL dont une fois le grand parcours puis Hervé et moi qui ajoutons une pierre à l'édifice des classiques mythiques.

Je n'en menais pas large au départ au vu du menu qui nous attendait avec un dénivelé important et bien évidemment de belles bosses parmi les plus difficiles des Ardennes. Il ne fait aucun mystère que je ne suis pas grimpeur mais au final je pense ne pas trop mal m'en être sorti.

Nous avons raisonnablement choisi le parcours moyen sur 154 kilomètres, avec trois côtes de moins que ce que les professionnels effectueront. Il y a 7000 partcipants au total mais rien à voir avec un Tour des Flandres par exemple puisque la plupart des routes empruntées sont larges et que nous ne rencontrerons jamais de souci d'embouteillages dans les bosses mais revers de la médaille, nous ne roulerons quasiment jamais dans un peloton.

La sortie de Liège est un peu fastidieuse avec obligation de respecter les règles de circulation puis dès le départ réél le ton est donné avec une montée relativement douce mais qui va s'étaler sur trois bons kilomètres. Rien de bien dur néanmoins puisqu'on peut rouler sur le grand plateau.

La première difficulté répertoriée est annoncée au bout de cinquante bornes mais nous allons finalement être dans le ton de la journée bien avant puisque les kilomètres avalés au long de la rando ne seront en fait qu'une succession de montées et descentes.

Nous allons ainsi gravir assez vite une longue montée roulante de cinq kilomètres sur laquelle Hervé va faire un bon tempo (qui me permettra du moins de ne pas m'entamer en restant dans sa roue à une allure de 18 / 20 kilomètres/heure) toujours sur le grand plateau.

Arrive ensuite l'Ancienne Barrière, première difficulté officielle sur près de cinq kilomètres mais là encore avec un pourcentage moyen raisonnable de 4.7  Je vais malgré tout avoir un moment moins bien alors que nous avions accroché un groupe d'une quinzaine. Le tempo un peu rapide pour moi va me faire décrocher mais mes potes seront très prévenants et me feront réintégrer les roues.

La Haute Levée, deuxième côte du jour sera un peu plus dure avec un premier kilomètre à 12% mais se résumera elle aussi à un long faux plat qui s'avalera assez aisément. Nous serons par la suite dans la partie la plus agréable du parcours au niveau des paysages avec toujours des succesions de montées non répertoriées mais parfois assez difficiles qui vont nous amener vers le Col du Rosier, une belle bosse de 4500 mètres dans les bois avec toujours cette constante d'avoir les plus forts pourcentages au pied, cette fois-ci de nouveau sur du 12%.

Je me surprends à monter plutôt bien en enroulant un petit braquet et si on exclut Flo qui a son coup de pédale de VTTiste et qui grimpe comme un cabri, je garderai en visu Stef et Hervé - même s'il est encore diminué par son mal de dos du Tro Bro - sur la plupart des ascensions.

Le Rosier est suivi par le col du Maquisard, assez similaire dans sa faible difficulté et mes potes me feront la gentillesse ironique de me laisser le monter en tête !

Mais fini de plaisanter avec ces aimbales faux plats, nous allons déjà entrer dans les cinquante derniers kilomètres, là où les choses vont de corser. Nous approchons de Remouchamps synonyme de l'épouvantail du jour : la célèbre côte de La Redoute. Je ne le dis pas souvent mais juste avant de commencer l'ascension j'ai confié à Hervé que j'avais peur. Peur des pourcentages, peur de ne pas être à la hauteur. Stef m'avait bien expliqué le truc et mes sensations du jour m'avaient en partie rassuré et c'est malgré tout avec de l'excitation que je démarrais la montée.

Première rampe autour des 10 / 12% sur une route étroite cernée par les camping cars attendant le passage des pros. Plutôt sympa ces encouragements à cet endroit difficile d'autant que contrairement à un Ronde, on ne peut pas dire qu'il y ait foule sur le bord des routes sur Liège.

La route se cabre ensuite une première fois pour tutoyer les 20%. J'ai mis tout ce que j'avais de plus petit, 34 x 28 et ça se passe nickel. Pas mal de monde met pied en terre mais il n'en est évidemment pas question pour moi en enroulant bien mon petit développement. Comme tout au long de la rando, je serai surpris de doubler pas mal de monde, en tout cas j'ai plus doublé qu'été doublé !

 

30743653_575278606177420_1347942603579981824_nHervé au sommet de La Redoute

 

30777173_1091866284288025_1097440755_n

Stef et Hervé sont quelques dizaines de mètres devant moi mais je ne vois évidemment plus Flo qui s'est fait plaisir en escaladant les dernières grosses bosses à bloc. Après un replat tout relatif car sûrement au delà de 10%, la route s'élève de nouveau vers les 20% à l'approche du sommet que je franchis plutôt pas mal, en tout cas en ayant conscience que ce sera peut être le meilleur moment de ma journée.

 

 

 

Nous allons après la descente profiter du ravito avant de vite aller chercher la Roche aux Faucons, une belle petite montée d'1.5 kilomètre avec là encore une pente moyenne de 9.9%. L'ascension est totalement différente de La Redoute avec sans cesse des petits replats mais tout en restant sur un pourcentage élevé. Les derniers hectomètres ne passent vraiment pas vite et je savoure le panneau annonçant le haut.

 

 

 

Encore une fois c'est une descente rapide suivie par une belle bosse non répertoriée sur plus d'un kilomètre qui va bien nous arrêter. Au sommet nous sommes déjà dans la périphérie de Liège et il ne nous reste que deux difficultés. Stef va faire honneur à son surnom de "patte de lapin" hérité d'un Milan San Remo plutôt malchanceux en crevant non pas d'une roue mais des deux en même temps !

Le temps de réparer tout ça et nous abordons l'ultime difficulté répertoriée, la côte de Saint Nicolas. Un kilomètre et demi à 7.6% avec un max à 13. Une première rampe droite intervient avec ensuite une succession de virages ressemblant à des lacets plutôt sympa à négocier. Comme on peut le voir sur la vidéo j'ai eu l'audace de revenir à la hauteur d'Hervé mais même dilminué il n'a pas accepté de se faire dépasser par un gros !

 

31068889_575278062844141_376505848303714304_nHervé et Stef au sommet

 

 

 

C'en est quasiment fini. Nous sommes dans la ville au milieu de la circulation et il faut de nouveau respecter les règles du code de la route. Il reste à gravir la montée d'Ans qui mène à la ligne d'arrivée de la course des professionnels. Une montée toute droite qui commence sur du 5% avant de s'élever progressivement jusqu'à du sept. Encore une fois il est intéressant de poser en vrai ses roues dessus après avoir vu la course à la télévision pour comprendre la difficulté.

Au sommet nous n'aurons même pas la chance de franchir la ligne (même si les infrastructures ne sont pas installées) et cela marquera pour mon compteur la fin officielle de la rando. Il faut en effet par la suite toujours dans la circulation rejoindre le lieu de départ fictif distant de huit kilomètres.

Comme vous avez sûrement pû le lire sur mes différents comptes sociaux, je n'ai pas pris un plaisir extrême à disputer ce LBL et pour tout dire le moins l'a emporté sur le plus. J'ai vraiment beaucoup apprécié La Redoute mais je n'ai pas eu cette petite étincelle que je peux avoir sur un Koppenberg, un Carrefour de l'Arbre ou un Poggio plus au sud. Peut être du fait que mes préférences vont aux Flandriennes. De même le fait d'être à de nombreux moments mêlé à la circulation et de ne pas pouvoir rouler plus souvent en peloton est assez perturbant et on n'a pas l'impression d'être sur quelque chose d'officiel.

J'ai en revanche été agréablement surpris de la manière dont j'ai passé les bosses, même si je répète que mes potes ont été sympas avec moi. Cela va me constituer un bonus pour un projet perso dont je parlerai prochainement.

Nous avons bouclé les 145 bornes (en haut d'Ans sans tenir compte du fictif retour) en 5 heures 30 à la moyenne de 26.7 kilomètres/heure.

 

 

C'est un quatrième monument que j'ajoute à ma collection et il ne restera que le Tour de Lombardie à disputer pour boucler la boucle des cinq grandes. Après cette première partie de saison il va être maintenant temps de recharger un peu les batteries avant de refaire un bon bloc en vue de Paris Roubaix Cyclo le 10 juin. A très vite.

 

Posté par jerseyconnection à 23:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 avril 2018

[Cyclo] - Tro Bro Léon (14 avril)

 

 

IMG_6900

Je ne suis pas un fan absolu de la Bretagne. En tout cas je n'y passerais pas mes vacances d'été. En revanche lorsqu'il s'agit d'y faire du vélo qui plus est sur un magnifique tracé comme celui du Tro Bro et qu'en plus la météo est de sortie, je signe des deux mains.

Cap plein ouest pour notre second week end d'affilée pour cette belle rando sur un parcours différent de Roubaix mais grandement apparenté avec ses onze passages en chemin, les fameux ribinou. La boucle est nettement plus courte que ce que nous avons l'habitude d'effectuer avec ses 110 kilomètres mais un peu de dénivelé et ces chemins font que c'est très bien comme ça.

Je suis encore accompagné de mon pote Hervé qui est toujours en découverte tandis que c'est la troisième fois pour moi. En 2016, le parcours m'avait un peu laissé sur ma faim par rapport à la première édition à laquelle j'avais participé. Heureusement le tracé de cette année ressemble beaucoup à cette première expérience notamment dans son magnifique final.

Hervé n'est pas arrivé dans les meilleures conditions avec une grosse douleur musculaire dans le dos et nous décidons de subir dans un premier temps en attendant de voir comment son corps va réagir. Nous avons anticipé le départ de quelques secondes pour partir devant et c'est dans un groupe de plus de 150 gars que nous attaquons les premiers kilomètres.

Le tempo est correct sans être trop élevé. Tant mieux car la présence de motos ouvreuses et suiveuses en grise certains qui ne semblent pourtant pas avoir l'habitude de rouler en peloton ce qui occasionnera quelques coups de frein mais aussi une ou deux chutes.

L'écrèmage se fait par l'arrière et l'allure augmente à l'approche du premier ribin situé au kilomètre 20. Nous sommes toujours une bonne centaine et nous l'abordons plutôt en queue. Ce premier chemin est très facile avec seulement une bande d'herbe centrale et de l'asphalte propre des deux côtés. La difficulté sera seulement la présence de la voiture d'une gentille dame arrêtée sur le bas côté au bout de 100 mètres....De quoi étirer le groupe sans pour autant le casser. Nous recollons aussitôt les roues pour poursuivre notre chemin.

 

IMG_6860

Le second ribin est dans la même veine, sans difficulté et il faudra attendre les deux suivants pour trouver de vrais chemins caillouteux. Là on commence à se faire plaisir mais aussi à perdre du monde.

 

IMG_6862

Nous allons par la suite retrouver une transition asphaltée sur laquelle j'aurai une petite alerte. Descendu à l'arrière pour retirer une couche de vêtements, j'aurai la malchance de le faire au passage d'une bonne cuvette sur laquelle de nombreux concurrents commenceront à lâcher prise. Obligé de zigzaguer pour recoller sur le haut de la bosse, je m'apercevrai par la suite que je l'ai montée sur 50 x 11 !!

Nous allons poursuivre vers le nord pour arriver au magnifique passage de Meneham où nous longerons la côte avec de superbes paysages. Le vent va faire son effet et après 70 bornes nous nous apercevons que beaucoup commencent à accuser le coup alors que personnellement je commencerai tout juste à être chaud. Du côté d'Hervé, le physique se maintient et nous sommes bien au chaud dans le groupe réduit à seulement une cinquantaine de gars.

 

IMG_7008

IMG_7036

Il reste 40 bornes, nous n'avons emprunté que quatre ribinou et le meilleur est donc à venir. Après le passage à Guisseny nous montons une belle bosse avec du 14% dans laquelle Hervé va peiner du fait de ne pouvoir se mettre debout sur les pédales. Nous perdons le contact avec le groupe mais nous faisons la jonction au sommet avec une poignée de gars pour tout de suite enchainer avec une série de ribinou développant entre 1500 et 2400 mètres. Plus ou moins carrossables, ces derniers vont nous permettre de rouler en tête de notre groupe et de vraiment nous faire plaisir à tour de rôle. Nous perdons la majorité de nos accompagnateurs et allons faire le final à deux.

 

 

 

Et le final est magnifique. Un premier ribin situé juste après une belle bosse et dont l'amorce est elle même montante va commencer à nous ramener vers Lannilis. A la fin de ce secteur nous prenons vent défavorable et nous ne verrons plus personne non seulement devant nous mais personne ne rentrera sur nous non plus.

Les quinze derniers kilomètres nous font passer par le superbe ribin du chateau de Kerouartz que j'avais déjà emprunté lors de ma première participation et que j'espérais vraiment voir de nouveau au programme. Je ne serai donc pas déçu et doublement puisque nous enchainons tout de suite par le chemin de la ferme, la montée de Mesmeur et une pente au delà de 7%. J'ai décidé à la sortie du chateau de poursuivre et d'attendre Hervé en haut de la ferme mais il sera finalement pas loin derrière moi même s'il commence à vraiment souffrir.

 

 

 

IMG_6895

 

IMG_6897

 

IMG_6893

 

DSCF0988

 

Il ne nous reste qu'une quinzaine de bornes pour entrer sur le circuit d'arrivée de la course des pros dont nous emprunterons le ribin final celui-là très facile.

 

 

 

Virage en haut puis descente puis faux plat montant pour aborder la flamme rouge et remonter vers l'arrivée. C'en est fini en un peu plus de trois heures et 34.6 de moyenne, pas mal compte tenu du fait que nous avons fait les 20 dernières bornes à deux et vent défavorable.

 

 

 

 

 

Encore une belle dans la poche et au delà de la rando toujours un superbe week end à tous points de vue, bon restos, belles balades et bonnes rigolades. "Le vélo mais pas que"

Et pour clôre nous avons eu quelques minutes pour aller voir le départ des pros et notamment féliciter Evaldas Siskevicius pour son courageux Paris Roubaix.

Et on ne s'arrête pas là ! Samedi prochain nous participons à Liège Bastogne Liège. Je m'attends à souffrir sur un parcours pas vraiment dans mes cordes et ce même si nous ne faisons "que" le 155 kilomètres.

J'en serai à quatre monuments sur cinq avec le Ronde, Roubaix, Milan San Remo et donc Liège et mon but (mais je devrais dire notre but) est d'ajouter le Tour de Lombardie afin d'avoir effectué les cinq grandes. De quoi avoir des objectifs à plus ou moins court terme !

 

IMG_6849

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 avril 2018

Paris Roubaix Challenge (7 avril)

 

30174154_1084768238331163_1949709247_o

 

La chance a été de notre côté pour cette édition 2018 de Paris Roubaix Challenge. Le temps perturbé en milieu de semaine qui avait rendu les reconnaissances des équipes pro plutôt glissantes a rapidement viré au beau à l'approche du week end pour nous délivrer des pavés secs et des plus agréables à passer.

Nous sommes partis à quatre pour déjà mon huitième Paris Roubaix, le quatrième pour Abel et le baptême pour son frère, Armindo ainsi que pour Hervé. Armindo avait accompagné son frangin il y a quelques années et avait rêvé d'y participer, quant à Hervé...il est dans le même trip que moi et il rêve de tout !

6000 participants sur les différents circuits proposés, le notre étant évidemment le plus long avec ses 173 kilomètres. Le vent est de la partie mais il soufflera favorablement dans la majeure partie du pacours, et tant mieux car il était plutôt élevé.

Comme d'habitude, la mise en jambes est brêve au départ de Busigny jusqu'au premier secteur de Troisvilles que nous empruntons après une quinzaine de kilomètres. Notre tradition veut que les petits nouveaux passent en tête de notre groupe pour ce premier tronçon et Hervé et Abel vont s'y coller. Plutôt bien comme sur l'ensemble de l'épreuve.

 

30120383_1084793214995332_1151890104_n

 

Les trois secteurs à venir seront empruntés dans le sens contraire de ce que nous connaissions. Celui de Viesly que nous avions découvert l'an dernier va donc se passer vent défavorable ce qui ne sera pas une mince affaire avec deux zones en faux plat montant. Nous allons ensuite passer Saint Python lui aussi en faux plat montant sur ses premiers hectomètres puis le long secteur de Quiévy et ses 3700 mètres sur lequel Hervé et moi allons nous faire plaisir.

 

 

 

Comme le veut aussi notre tradition, chacun passe les pavés à sa main et nous nous attendons tous à la sortie. Armind a choisi tout naturellement de ne pas faire le début à bloc et c'est un choix sage au vu du menu.

Les premiers secteurs oscillent entre 1.5 et plus de 2 kilomètres mais tous sont très propres comme attendu et c'est vraiment un régal avec en prime le soleil qui pointe son nez. Les kilomètres défilent vite avec une première heure avalée autour des trente de moyenne.

 

 

 

Le revers de la médaille est que c'est une journée qui passe toujours très vite. Après 70 bornes nous approchons d'Arenberg. Après avoir passé le long et délicat secteur de Wallers, nous plaçons nos deux débutants devant pour emprunter la trouée.

En vue du passage à niveau délimitant l'entrée je sens que quelque chose cloche. Une masse de cylos à l'arrêt, des barrières..Grosse déception, est-ce pour sécuriser les participants du sol glissant ou à l'inverse pour préserver la première partie nettoyée pour les pros ? Le fait est que la première moitiée de la trouée nous est interdite. Anormal, honteux, je ne sais pas quoi dire quant on sait que la majeure partie des inscrits vient pour rouler sur cet endroit mythique. Nous allons retrouver les pavés pour le dernier kilomètre mais en étant obligés de les prendre à vitesse très réduite et sur un sol très glissant, je suis parti par deux fois à la faute et cela m'a découragé. Abel et Armind vont me suivre sur la partie latérale, il n'y aura que Hervé qui restera sur le pavé, ayant pris un peu de vitesse pour pouvoir rester droit.

Cette grosse déception avalée, nous allons reprendre le cours de notre chemin pour les cent derniers kilomètres. Les secteurs du Pont Gibus puis le long pavé de Hornaing avec ses 3700 mètres vont très vite nous remettre dans l'allure même si Armind sera victime d'une crevaison sur ce dernier, notre seul accroc de la journée.

 

30020613_1084768034997850_1275292926_n

Les gros morceaux s'enchainent. Après une halte salutaire au ravito (la seule que nous concèderons), voilà que se profilent Beuvry la Forêt, Orchies et son secteur en deux parties puis les 3000 mètres de Mons en Pévèle. Celui-ci se passe plus ou moins bien selon les années et les sensations mais j'ai eu l'imrpression de ne pas le passer très vite, moins vite en tout cas. A la sortie du secteur nous nous sommes arrêtés quelques minutes auprès de notre staff, Ewa, Sandra et Eric (à qui nous devons encore une fois envoyer des millions de merci) et en voyant la tête des concurrents et en entendant leurs respirations nous avons vite compris qu'il y avait moins bien, beaucoup moins bien que nous !

 

 

 

Mons en Pévèle est la porte d'entrée du final et comme nous le constatons souvent, les cinquante dernières bornes passent à une folle allure. Pont Thibault, Templeuve, Cysoing se présentent sous nos roues. Le compte à rebours est commencé et il faut déjà penser à Camphin en Pévèle que nous passerons tous ensemble pour aborder ensuite le Carrefour de l'Arbre.

Abel connait, je connais, Hervé et Armind ont découvert. On ne pourra jamais assez répéter qu'il faut mettre ses roues dessus pour comprendre ce que c'est. On pourra le regarder tant qu'on veut à la TV, rien ne restitue l'état du pavé. Mauvais, disjoints, avec des nids de poule...il faut s'employer pour rouler ne serait-ce qu'au dessus de 20 km/heure. Mais l'arrivée en haut se mérite et nous y parvenons heureux.

Gruson et Hem restent à passer et nous le faisons de nouveau ensemble pour rejoindre la périphérie de Roubaix, l'ultime ligne droite puis l'entrée magique au vélodrome où nos deux débutants pénètrerons les premiers.

 

 

30429807_1084768101664510_1880691217_n

Nous avons au final fait un 28 de moyenne, plutôt correct compte tenu que nous avons géré nos petits nouveaux.

Vivement juin !

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]