LE BLOG A FERNAND

14 juin 2021

 

 

 

 

img031

 

 

 

Bienvenue sur le blog à Fernand. Sur cette page créée en 2007 on trouve de la bonne humeur, de la camaraderie et mon actualité sur et quelques fois à côté du vélo.

Il est possible d'accéder aux archives des années précédentes en cliquant sur les différents liens situés dans la colonne de gauche.

Pour une lisibilité claire de l'actu, les articles les plus récents sont postés en premier.

Le blog possède désormais :

 

 

UNE CHAINE YOUTUBE      ICI

UNE PAGE FACEBOOK        ICI

UN COMPTE STRAVA        FAT FERNAND


        

                                                                       

                    dernière mise à jour : 14 juin 2021

Posté par jerseyconnection à 00:06 - Permalien [#]


13 juin 2021

Quelques news

 

Plusieurs mois se sont écoulés depuis que je n'ai pas écrit ici. Il faut dire qu'avec cette seconde année perturbée par la pandémie, toutes les épreuves sur lesquelles je m'alignais ces derniers temps ont été annulées ou reportées.

Que restait-il donc d'autre que de se faire plaisir seul ou avec les copains sur des parcours variés ? Faute de pouvoir participer aux randos que j'affectionne, je m'étais donné comme challenge pour cette première moitié de 2021 de dépasser mon record perso de kilomètres sur une sortie en solo. Celui-ci était de 212 kilomètres et donc plutôt facile à battre.

Ce fût chose faite début avril, juste avant le confinement et cette sale règle des 10 kilomètres, sur un parcours qui m'a emmené jusqu'à Angers pour 230 bornes, à la moyenne plutôt sympa de 33 km/h, aidé il faut dire par un vent favorable.

Au moment de ce second confinement, j'ai pu effectuer avec les copains mes premières vraies sorties de gravel. Je possède un vélo permettant ce type de sorties depuis plus d'un an mais je n'avais pas eu l'occasion de l'étrenner. J'ai pris un énorme plaisir de partir à l'aventure sur des terrains de toutes sortes, des chemins plus ou moins carrossables sur lesquels j'ai éprouvé des sensations bien différentes que lors de mes sorties VTT par le passé.

Une fois relâchés, j'ai eu l'occasion de faire du vélo dans d'autres régions, en Normandie et Alsace, ce qui m'a permis d'ajouter à ma collection des passages dans des départements dans lesquels je n'avais jamais posé mes roues. A ce propos, en ajoutant cette année l'Allier, le Calvados et l'Orne puis le Haut et Bas Rhin, je crois avoir déjà roulé dans 45 départements différents.

Tour récemment, j'ai pu relever mon second défi de l'année (et j'espère que ce ne sera pas le dernier) en parcourant seul la distance de 300 kilomètres. J'ai eu l'occasion de me faire déposer à Saint Amand Montrond, dans le Cher, d'où j'avais préparé mon parcours, qui allait me conduire dans la Nièvre et l'Yonne avant de retrouver les routes du Loiret.

Je suis bien entraîné, nous avons encore parcouru 240 à quatre le dimanche précédent et je sais qu'en gérant bien mon allure tout devrait se passer sans encombre. Il faudra juste composer avec le vent défavorable à l'aller et surtout avec les 30 degrés annoncés, qui ne constituent pas mes conditions préférées pour rouler.

J'aurai de la chance avec le vent qui est certes orienté nord-est mais qui ne soufflera pas trop fort pendant les 160 bornes sur lesquelles je l'aurai de face. Sitôt franchie la Loire à Pouilly sur Loire, le relief va changer en étant plutôt accidenté avec une alternance de faux plats. La partie chiante sera constituée d'une longue, très longue ligne droite sur une départementale, pendant quasiment 30 bornes. Je n'avais en plus pas besoin de ces cinq kilomètres à faire sur une route nouvellement gravillonnée, à l'ancienne.

A la bascule entre la Nièvre et l'Yonne, je vais retrouver un vent plutôt favorable mais toujours sur des routes en toboggan. J'ai pû faire une bonne pause fraicheur dans une station service (!) qui va me permettre d'atteindre les 200 kilomètres sans encombre.

J'aurai un petit passage à vide au 220ème, en me retrouvant à sec à l'entrée dans le Loiret, sans que je ne puisse trouver une boulangerie dans les différents villages traversés. Arrivé sur des routes plus familières vers Dampierre en Burly, j'ai trouvé une supérette où j'ai pû de nouveau refaire les niveaux en liquide.

Le final vers Sully sur Loire puis tout au long du fleuve, je vais le faire en mode robot. Avec un braquet de 50 x 15 j'ai roulé autour de 30, avec un braquet de 50 x 17, j'ai roulé autour de 30. Je n'aurais pas pû aller beaucoup plus vite mais je ne serais pas allé moins vite non plus. La moyenne que j'avais maintenue à 28 sur l'aller est restée elle aussi à 28 tout du long.

J'aurais pu aller plus loin sans trop de problème, même si j'ai effectué les 70 derniers kilomètres en ne buvant qu'un demi bidon car le liquide ne passait plus, mais je n'ai pas eu la motivation pour faire cinq kilomètres de plus histoire de battre mon record absolu en groupe qui était de 316 kilomètres. Je vais le regretter mais ça m'incitera peut être à recommencer !

Je me suis surpris à boucler ces 11 heures de vélo (qui constituent également mon record de durée qui était de 10 heures 30 jusqu'à présent) sans trop me ravitailler en solide. J'avais avalé un sachet de pâtes fraiches en voiture avant de partir et je n'ai consommé qu'une barre protéinée type flapjack ainsi qu'un sandwich au cours de mon périple. Signe que la forme est là !

Que va t-il se passer maintenant ? Je n'ai plus d'objectif autre que d'attendre les vacances d'été et retrouver mes chères routes de la Costa Blanca avant je l'espère de pouvoir retourner en Belgique pourquoi pas d'ici la fin de l'année.

 

 

Record perso en solo 🤘 - Fat Fernand 🍔's 312.0 km bike ride

💪 262.56 new kilometers 🏘 Completed 25% of Couargues -- From Wandrer.earth

https://www.strava.com

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:22 - - Permalien [#]

23 juillet 2020

Actualité post confinement

 

Il s'est passé beaucoup de choses ces deux derniers mois et ce même si le calendrier n'a pas bougé d'un pouce. La première grande étape (presque une victoire) a été de pouvoir refaire du vélo en extérieur. J'ai été assidu sur le home trainer mais ce n'est définitivement pas ma tasse de thé. Pouvoir sortir de nouveau sur route a été une réelle joie. 

En respectant les règles du déconfinement, j'ai beaucoup roulé seul et je me suis aperçu que je n'avais pas forcément envie de rouler sur des routes que l'on emprunte à longueur d'année, principalement en Sologne.

Avec la chance d'être en congés lors de cette semaine de libération, j'ai pû reprendre tranquillement par la force des choses des sorties dont le kilométrage allait augmenter graduellement.

Sur une centaine de bornes en général, j'ai assez vite ressenti l'envie d'aller chercher des routes sur lesquelles je n'avais pas souvent eu l'occasion de rouler voire même sur lesquelles je n'avais jamais posé mes roues pour certaines.

A l'ouest du côté de Mer, aux limites de la Beauce vers Marchenoir, en Eure et Loir sur les beaux parcours de la vallée de la Conie ou plus au nord bien au delà de Patay, j'ai redécouvert le sentiment d'évasion qu'on peut ressentir sur son vélo.

Est venu ensuite le moment de pouvoir rouler de nouveau en petit groupe. Entre deux et quatre personnes tout d'abord, toujours pour respecter les règles de distanciation, nous avons augmenté graduellement les distances. Avec les deux Stef, j'ai eu l'occasion de faire une première très belle balade qui nous a emmenés jusqu'à Gien pour une distance de plus de 180 bornes - ce fût d'ailleurs une belle surprise de pouvoir retrouver assez vite une condition permettant ce genre de sorties, signe que mon hiver avait encore une fois été solide.

Dans des groupes un peu plus importants ensuite, sans toutefois la plupart du temps dépasser les dix unités, nous avons perpétué ces sorties longues à la découverte de nouvelles routes. Nous sommes ainsi allés au delà de Blois, jusqu'à Chaumont sur Loire pour une sortie là encore dépassant les 180 kilomètres puis à la limite du Cher très à l'est du département, aux confins de la Sologne sur 170 bornes.

A la bascule entre le printemps et l'été, nous avons mis à profit le lever du jour pour effectuer une grande sortie nous conduisant jusque dans le Cher vers Nançay pour dépasser les 200 bornes. Je me suis même de mon côté lancé le défi du "solstice ride" pour devancer le rendez vous mais aussi pour rallonger un peu la sauce et porter ma journée perso à 254 kilomètres.

Ces derniers week ends ont été l'occasion de retourner vers Chateaudun et la vallée de la Conie de nouveau, pour que ceux qui n'y étaient pas encore allés en fassent la découverte et nous avons enfin concrétisé notre très grande sortie de l'année samedi dernier.

Pour ceux qui suivent notre actu, nous avions effectué l'an dernier une sortie de plus de 300 kilomètres que nous avions baptisée notre "Tour de la Région Centre" sur un groupe restreint, principalement ceux d'entre nous préparant Milan San Remo.

Cette année, il n'y avait rien à préparer, juste du plaisir à prendre et quelques uns de ceux qui n'avaient pas encore réalisé une sortie sur cette distance en ont émis l'idée. Sur le même style, nous avons donc essayé d'épouser au mieux les contours de notre département.

Au départ d'Orléans, nous avons pris la direction du Nord et de la Beauce pour remonter ensuite sur Pithiviers et rejoindre le Gâtinais. Afin de ne pas avoir un kilométrage excessif, nous avons choisi de ne pas pousser ni jusqu'à Malesherbes ni du côté de Chateaurenard et Courtenay. Nous avons contourné Montargis et filé vers Briare où après un bon ravito préparé par Madame K nous avons franchi la Loire direction la Sologne. Des routes un peu plus familières nous ont ramené vers le val de Loire et donc vers la maison.

Un joli périple d'un peu plus de 300 bornes, des gens contents d'avoir pour la première fois dépassé cette distance, des gens contents de l'avoir refaite et des petits projets qui émergent ici et là pour le futur. 

En tout cas, j'ai éprouvé un réel plaisir à effectuer toutes ces sorties en compagnie d'une quinzaine de personnes différentes au maximum et nous poursuivrons à coup sûr sur notre lancée !

 

 

Les contours du Loiret - Fat Fernand 🍔's 308.7 km bike ride

👏 173.11 new kilometers 🏘 Completed 25% of Isdes 🏘 Completed 25% of Ingré -- From Wandrer.earth

https://www.strava.com

 

 

 

Posté par jerseyconnection à 17:14 - - Permalien [#]

07 avril 2020

Confinement

 

15 mars. La fin de mon hiver 2020 avec ces 185 derniers kilomètres effectués sur du vrai goudron. Sans le savoir, une grande sortie en forme d'exutoire en attendant ce qui allait arriver.

Normalement j'aurais dû enrichir ce blog d'une publication sur les Strade Bianche que nous avions prévu d'aller disputer avec les copains mais ce put*** de virus en a décidé autrement.

Normalement j'aurais dû profiter de ces jambes qui commençaient à bien tourner après une préparation hivernale que je commence à maîtriser et axée sur les classiques de printemps.

Nomalement, normalement, normalement...oui mais. 

Je ne cache pas que j'ai pris un gros coup au moral du fait de ne pas aller aux Strade. Cette année 2020 promettait d'être un peu particulière car en mettant à part le vélo, elle marquait surtout les trente ans de vie commune avec ma compagne et l'objectif était un voyage de l'autre côté de l'Atlantique. Un voyage qui financièrement allait me demander d'alléger mon programme vélo.

Me voilà donc arrivé à peine à la mi-mars sans objectif proche. J'avais prévu de participer avec Hervé au Grand Prix E3, une des rares classiques flandriennes que je n'ai pas encore disputées puis peut être au Tro Bro Léon. 

Mais c'était avant que la décision du voyage soit prise et ces deux classiques allaient passer à la trappe. Pas un grand moral donc du fait de ne pas savoir sur quoi rebondir. Sûrement sur le Paris Roubaix cyclo traditionnellement disputé tous les deux ans en juin mais cette année avancé en mai.

Mais ça c'était aussi avant que cette saloperie nous tombe dessus. Me voilà donc comme tout le monde coincé à la maison depuis presque un mois. Heureusement, l'ami Ludo a pû me dépanner d'un home trainer sinon je me voyais bien parti pour un mois ou deux sans vélo du tout.

Du home trainer, je n'en avais plus fait depuis des années. Le démarrage a été plutôt difficile sur des petites sessions mais l'avantage du HT c'est que l'on se sent vite progresser. J'en suis au moment où j'écris ces lignes à une vingtaine de sessions en autant de jours. Mais comment savoir comment vont se comporter les jambes au moment où on aura le feu vert pour reprendre ? Est ce que tout ça sert à quelque chose ?

Plus on avance dans le temps et moins on voit le bout du tunnel. Comment va se dérouler cette saison et avec quelle motivation ? Paris Roubaix cyclo annulé, l'Ardéchoise sur laquelle j'avais prévu de faire mes débuts est en stand by pour le moment...et puis il faudra bien refaire des fondations avant de repartir sur de gros objectifs.

Je ne me projette plus sur cette année. Le plaisir sera sans doute celui de reprendre. Il y a des choses plus graves, des gens touchés, ma fille a elle même été touchée. 

Je n'ai rien enregistré sur mon compte Strava depuis le 15 mars. Je ne considère pas que je fais du vélo en ce moment. Mes stats de fin d'année ne concernent que des sorties pures de vélo sur route. Je me marre souvent gentiment en regardant les publications des uns et des autres, de la musculation, de la marche à pied, l'échauffement sur les courses de vélo, emmener les gamins à l'école... 

L'autre jour je rigolais avec mon copain Flo en lui disant "aujourd'hui j'ai pris un bain, j'enregistre 45 minutes de natation sur Strava ?". Chacun utilise cette appli comme il l'entend et c'est marrant de voir qu'on a tous besoin d'exister d'une manière ou d'une autre. C'est l'effet réseaux sociaux.

Les réseaux justement et internet en général ont été de bons moyens de s'évader et m'ont permis de me rappeler combien j'aime cette période des classiques de printemps. Des rediffusions à la TV, des vidéos sur internet de ces pavés et monts que j'aime tant. De ces moments partagés avec les copains aussi. Du vélo tout simplement.

Et finalement c'est au moins un bon coup de boost pour repartir à bloc au moment où on le pourra.

Prenez soin de vous et à bientôt.

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:31 - - Permalien [#]

10 décembre 2019

Retro sur l'année écoulée

Tant que je gagne je joue.

Je ne parle pas de gagner des courses que je ne fais plus. Je parle de gagner ce à quoi après je cours désormais : du plaisir.

Cette année a encore été bien remplie et c'est tant mieux. Tant que la santé est là, je capitalise. Et surtout tant que mes copains sont aussi dispo, je profite de faire des choses que je ne ferais pas forcément tout seul.

Après un hiver studieux, c'est en compagnie d'Hervé que j'ai participé pour la première fois au circuit Het Nieuwsblad. Une météo typiquement flandrienne pour cette classique que je n'avais pas encore disputée. L'arrivée et le départ ne se trouvant pas au même endroit, nous avons ajouté une cinquantaine de bornes aux 130 kilomètres de l'épreuve.

Du vent, de la pluie, du froid mais aussi de beaux secteurs pavés et des monts parmi les plus célèbres du coin dont le Muur et le Bosberg pour terminer.

 

 

 

 

Toujour en compagnie d'Hervé, c'est ensuite Paris Roubaix Challenge qui marquait pour ma part une dixième participation sur ces mythiques routes. Les aléas de la météo du printemps ont fait que c'est cette fois le vent du nord qui nous a accompagnés mais aussi des températures plutôt fraiches. En compagnie de nos chéries et de notre copain / DS / agent secret / pourvoyeur de burgers nous avons passé un excellent week end.

 

 

Sur un terrain tout à fait différent et avec un groupe plus étoffé où sont venus se greffer Stef, Abel et Flo, nous avons fait une expérience des plus particulières de l'année sur Liège Bastogne Liège.

Il fallait du coeur, des cojones, de l'envie et un brin de folie pour s'attaquer à 270 bornes et plus de 4000 mètres de dénivelé en sachant que la pluie était une fois de plus annoncée. Nous avons à peu près tout eu, pluie, grêle, froid et vent. Il n'a manqué que la neige...

Mais au final nous avons passé notre journée sans encombres et avec à titre personnel beaucoup de satisfaction sur des terres qui ne sont pas forcément celles que j'affectionne.

 

79514498_533889404133584_5069052472983552000_n

A propos de Liège, de sa distance mais aussi des autres randos au kilométrage un peu étendu, j'ai tout particulièrement apprécié de les préparer. Je suis allé crescendo dès janvier sur des sorties de 5 heures tout d'abord avant d'augmenter progressivement la distance jusqu'à 260 bornes avant Liège. Mon ultime sortie préparatoire m'a permis de rouler seul pendant 210 bornes avant de finir en groupe. J'ai pris pas mal de plaisir à voir que plus les distances augmentaient mieux je me sentais.

A propos de longue distance à l'entrainement, sur une idée qui m'est venue au coeur de l'hiver, nous avons effectué une rando que nous avons appelé notre Tour de la Région Centre.

Les cinq participants à Milan San Remo du mois de juin, soit Armind et Abel, Hervé, Stef et moi accompagnés de quelques proches personnes avons relevé le challenge de traverser au moins une localité des six département de notre région dans une même sortie.

Au total plus de 300 bornes et quasiment dix heures de vélo pour une journée mémorable avec cette fois du beau temps pour nous accompagner. J'ai pris cette fois encore un plaisir énorme à relever ce défi en compagnie de mes potes.

Milan San Remo. J'ai de grands souvenirs de Liège de par sa dureté mais avec un peu de recul je pense garder les meileurs moments de mon année sur le week end en Italie. Même équipe que pour le Tour de la Région Centre mais plus de temps passé en dehors du vélo = grosse déconne garantie. Je pense que beaucoup se souviennent de la vidéo tournée dans l'hôtel...

 

78364157_987509281626335_7124497222393135104_n

Sans 24 heures du Mans au programme à la fin du mois d'août, j'ai surtout fini mon année par du vélo plaisir, notamment au cours de mon séjour habituel à Calpe avec des reliefs sur lesquels je prends de plus en plus de plaisir.

A propos de plaisir, le vélo que j'ai utilisé cette année a je crois été sans conteste le meilleur que j'ai pû avoir depuis toujours. Dommage que ce soit à plus de 50 ans !!

Nous avons clôturé cette belle année sur le final de Paris Tours et ses chemins de vigne. Toujours la même équipe, toujours la même ambiance.

J'espère de tout coeur recroiser toutes ces personnes en 2020. Cette année qui arrive se profile très vite. Une partie de mon programme est déjà établie.

Je démarrerai en mars en Toscane pour une deuxième participation aux Strade Bianche et terminerai en juin sur l'Ardéchoise, encore pas un terrain qui me sera favorable mais le Liège de cette année m'a décomplexé sur plein de choses.

Il y aura d'autres beaux trucs entre les deux mais tout n'est pas encore définitif. En fait je déconne, je sais déjà où il y a de grandes chances que je pose mes roues entre mars et juin mais on en reparlera.

Posté par jerseyconnection à 23:58 - - Permalien [#]


13 octobre 2019

[Rando] - Paris Tours 13 octobre 2019

 

C'est la fin de saison ! Heureusement, il reste quelques belles journées et la météo aura été avec nous pour cette dernière sortie de l'année. Hervé et moi avions déjà participé l'an dernier à la randonnée épousant le final de Paris Tours mais celle-ci n'a pas été reconduite cette année.

C'est donc en petit comité et en sachant que le parcours était flêché pour la course des professionnels que nous avons décidé d'y participer de nouveau. Avec Armind et Abel, Stef et Hervé et en compagnie du Poitevin David, de son fils et de deux de ses proches, nous avons calqué notre itinéraire sur celui que nous avions effectué l'an dernier.

Nous sommes partis de Tours centre pour longer la Loire jusqu'à Amboise avant de rejoindre la rive droite et le parcours officiel. Pas beaucoup de répit puisqu'à partir de Nazelles nous allons entrer dans le vif du sujet avec les différentes côtes et les chemins de vigne qui jalonnent désormais la classique automnale.

La première bosse, celle de Goguenne est déjà assez pentue, au delà de 10% pour son maximum et est immédiatement suivie par le premier secteur en chemin qui sera à la fois le plus long avec 1500 mètres mais aussi le moins carrossable. Stef, notre poissard sera victime d'une crevaison mais nous passerons tous sans encombre.

Vient ensuite le court chemin du chateau de Valmer, assez facile et offrant une très belle vue sur le chateau à la sortie.

 

 

 

 

Nous allons ensuite enchainer côtes et chemins, côtes courtes mais pentues avec pour l'une d'entre elles des pourcentages au delà de 13 et chemins plutôt roulants. Ces chemins qui ont été décriés par certaines équipes pour le côté loterie qu'a entrainé un grand nombre de crevaisons ont été adoucis pour cette édition. Outre la crevaison de Stef, nous n'aurons pour notre part que celle d'Armind survenue un peu plus tard à déplorer.

 

 

 

Le final va se faire avec un fort vent défavorable qui va nous accompagner jusqu'au dernier combo chemin / côte du côté de Rochecorbon. Au final une belle balade de 85 kilomètres.

 

 

 

 

 

C'en est donc fini de cette saison 2019 et pour ma part c'est tant mieux car je ressentais déjà depuis quelques semaines le besoin de souffler après une année bien remplie. Il faut dire que je suis sur la brêche depuis le 1er novembre dernier et que ces quelques jours de coupure vont me faire un grand bien au moral.

Rendez vous très vite pour un résumé de celle belle année écoulée.

Posté par jerseyconnection à 23:06 - - Permalien [#]

14 juin 2019

[Rando] - Milan San Remo 9 juin 2019

 

62115045_1540476292749826_283519814935248896_n

 

Une aventure. Un périple. Une découverte et une re-découverte et au final un vrai bon moment.

Voilà ce qu'a été Milan San Remo pour nous. Une re-découverte pour Stef, Abel et moi, une découverte pour Armind et Hervé mais aussi pour Nicolas, notre assistant de luxe pour ce week end qui a été extraordinaire.

C'est une aventure qu'il faut préparer sans la négliger et nous avions tous fait ce qu'il fallait pour être à minima dans de bonnes conditions. Ce n'est pas tous les mois que l'on fait près de 300 kilomètres et j'imagine que ça nous a occupé l'esprit à tous, néophytes ou pas.

C'est très tôt et avec une petite boule au ventre - comme sans doute la grande majorité du millier de participants - que nous nous présentons sur la ligne de départ. L'expérience d'une première participation nous a appris que les 120 premiers kilomètres sont plats et qu'il ne faut pas s'affoler.

Comme dans toutes les randos auxquelles nous participons, notre devise reste "partir ensemble, finir ensemble" et nous avons choisi de partir plutôt en queue de notre peloton de 250 gars afin de pouvoir rester en vue les uns des autres. L'expérience malheureuse de la crevaison de Stef après 30 kilomètres lors de notre participation à l'édition 2015 a fait que nous voulons limiter au maximum d'avoir à laisser un de nous sur le bord de la route sans nous en apercevoir.

Le départ se fait à une bonne allure, initiée par Davide Formolo, deuxième de Liège Bastogne Liège cette année et tout frais sortant du Giro, qui a été invité par l'organisation. La moyenne sur les deux premières heures va se situer autour de 40 km/h et c'est plutôt correct du fait de la traversée - parfois périlleuse - de nombreuses agglomérations. Le souvenir de bitume en mauvais état par endroits était aussi présent dans nos mémoires et il faut se rendre à l'évidence que ce n'est pas mieux cette année. Cela nous a conforté dans notre idée de rouler à l'arrière afin d'éviter les nombreux nids de poule qui auront provoqué pas mal de crevaisons. Nous en serons épargnés même si Stef, notre poissard en chef perdra ses deux bidons coup sur coup.

C'est l'occasion de parler de la gestion du ravitaillement. Nous avons intégré Nicolas à notre petite bande - avec grand succès tant au niveau logistique que rigolade - et nous avions fait le choix qu'il nous suive pendant 70 à 80 bornes histoire de parer à tout souci mécanique. Il a ensuite pris les devants pour nous ravitailler en liquide a l'approche du Turchino puis plus tard sur le bord de mer. De notre côté, c'est les poches pleines pour affronter huit heures de vélo que nous sommes partis, avec des barres et gels énergétiques mais surtout nos petits pains jambon / fromage confectionnés maison qui sont un grand apport moral sur une longue distance afin de casser le goût du sucré.

Outre Davide Formolo, l'organisation avait aussi annoncé la présence d'une de mes idoles, Johan Museeuw. J'imaginais le Lion des Flandres plutôt à l'avant mais à un moment où je roulais aux côtés d'Abel, je lui ai fait signe de regarder sur notre droite. Maillot blanc avec liserés arc-en-ciel, vélo Specialized personnalisé, la grande classe. Nous avions déjà échangé quelques mots avec lui aux Strade Bianche, mais l'occasion a été cette fois bien plus sympa pour pouvoir discuter avec lui plus longuement. Un grand monsieur.

Chemin faisant sur ces 120 premières bornes plates, nous avons donc évité la crevaison, une ou deux chutes à l'occasion de ralentissements mais nous n'avons en revanche pas pû éviter une grosse pluie d'orage. C'était du 50 / 50 avec la météo et l'approche du relief nous a mis devant l'évidence que nous allions nous faire mouiller. Après la traversée d'Ovada, la route va s'élever progressivement. L'approche du Turchino va nous faire passer en trente bornes d'une centaine de mètres d'altitude à trois cents puis cinq cents au sommet avec de nouveau de l'humidité.

L'allure s'est un peu réduite après deux heures de route mais dès que nous allons aborder les premiers contreforts de ce petit col qui va nous faire basculer vers la mer, elle va de nouveau augmenter. Le Turchino en lui même ne monte pas longtemps, juste quatre ou cinq kilomètres mais sur cette partie finale l'allure est rapide. Sur des premiers pourcentages au dessus de 6, nous sommes une première fois tous les cinq en difficulté. Nous profitons d'un replat et de l'abri des voitures suiveuses pour recoller au premier peloton qui ne compte plus que 70 gars mais c'est juste un sursis car dans les deux derniers kilomètres, les plus pentus, nous décrochons de nouveau. Définitivement.

Dommage car le sommet est proche mais nous sommes assez éloignés les uns des autres pour espérer recoller dans la descente. Nous avions prévu de nous replacer à l'approche du sommet et nous ne l'avons pas fait mais je ne sais pas si ça aurait changé les choses. A titre personnel je pense que j'avais les jambes pour le faire mais je me serais sans doute fait éjecter dans la descente humide, exercice dans lequel je ne suis pas kamikaze.

Armind et moi basculons en premier au sommet et nous faisons le choix de faire la descente tranquille pour attendre nos copains. Stef nous rejoint assez vite suivi par Hervé et Abel. La descente vers Gênes dure une dizaine de bornes avant de nous amener au bord de la Méditérranée. A Arenzano, Nicolas nous attend pour le ravito. Nous avions envisagé de choper des musettes au passage mais notre esseulement à ce moment nous permet de nous arrêter pour soulager nos vessies et faire le plein de solide et liquide.

Nous sommes décrochés de la tête mais nous avons aussi un sérieux écart avec l'arrière. Nous désespérons de nous faire rejoindre par un groupe d'autant que le vent souffle en tourbillonnant et nous sommes parfois bien freinés par ses rafales. Nous allons heureusement recevoir le renfort d'un groupe d'une dizaine de gars avec lequel nous allons rouler une trentaine de bornes qui nous feront beaucoup de bien.

Nous traversons de nombreuses agglomérations, parfois de manière périlleuse et nous allons finalement perdre le contact avec le groupe à l'occasion d'une montée non répertoriée. Il faut savoir que le final est constitué des cinq côtes traditionnelles de Milan San Remo mais bien avant, le bord de mer n'est pas de tout repos. Il faut à une ou deux reprises escalader de bonnes petites bosses dont la difficulté est accentuée par les 200 et quelques kilomètres déjà avalés.

Après Alassio et Laigueglia, nous escaladons le premier des trois Capi du bord de mer. Le Capo Cervo n'est pas très difficile mais nous égrenne néanmoins du fait que nous l'ayons chacun monté à notre rythme. Nous nous regroupons au sommet comme nous allons le faire tour au long du final. Le Capo Mele est du même accabit mais le troisième, le Capo Berta est bien plus dur.

Il fait très lourd et cette belle bosse de trois bornes environ nous fait bien mal aux pattes. Nicolas est là pour nous ravitailler à l'approche du sommet mais nous nous arrêtons néanmoins en haut pour la seule fois de la journée sur un ravito proposé par l'organisation. Les boissons ne sont pas fraiches mais font vraiment du bien. Pour recharger les bidons mais aussi le moral. Comme je l'ai dit aux gars, un Coca chaud reste un Coca !

Descente vers le final, nous traversons Imperia et cette rue étroite avec la fontaine au bout que nous voyons tous les ans à la TV, San Lorenzo al Mare puis un virage à droite qui nous fait attaquer la Cipressa. C'est l'avant dernière difficulté du final avec des pourcentages autour de 8 / 9 au pied mais allant en s'adoucissant pour la suite. Nous la montons une fois encore à notre rythme et j'ai l'impression cette fois de moins bien la passer qu'en 2015 même si les kilomètres avalés ne me pèsent pas du tout. Armind est passé devant et filera vers l'arrivée maintenant que les risques de pépins sont derrière nous tandis que Stef, Abel et moi arriverons ensemble en haut avec une pause pour attendre Hervé.

Nous nous regroupons pour la descente technique puis la dizaine de bornes qui va nous emmener vers le Poggio. Le Poggio, l'endroit mythique de Milan San Remo. Ce n'est pas une bosse d'une grande difficulté si ce n'est celle d'y arriver avec 280 bornes dans les pattes ! Stef se détache devant tandis qu'Abel et moi attendons Hervé qui paye son déficit de kilomètres depuis Liège.

Nous avons tellement parlé cet hiver de passer devant la mythique cabine téléphonique située en haut du Poggio que je ne conçois pas autre chose que d'attendre mon copain afin de passer devant ensemble. Nous y arrivons en savant que c'est presque fini. Il reste la descente technique que nous effectuons tranquille histoire de profiter de ces derniers kilomètres puis trois bornes de plat avant d'apercevoir la ligne d'arrivée et de retrouver nos copains.

Nous l'avons fait, et le plus important, nous l'avons fait ensemble. J'aime faire du vélo, mais j'aime encore plus en faire avec des gens dont la compagnie est précieuse. Nous avons terminé hors du top 100, un ou deux d'entre nous aurait sûrement pû faire beaucoup mieux mais personnellement, ma vie n'aurait pas été différente si j'avais fini 50ème ou 80ème alors que ce week end passé avec ces cinq gars là restera gravé pour toujours, comme tous ceux que nous avons déjà passés ensemble.

C'est un week end fatigant avec peu de sommeil et beaucoup de kilomètres en voiture et si j'ai pû entendre au retour "je ne reviendrai pas", je suis sûr qu'à l'heure où j'écris ces lignes certains avis ne sont plus les mêmes.

En tout cas moi je reviendrai !

 

 

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:39 - - Permalien [#]

25 mai 2019

[Rando privée] - Tour de la Région Centre 25 mai

 

A la bascule entre l'automne et l'hiver et au moment où je n'ai pas repris officiellement la préparation cycliste d'une nouvelle saison, j'effectue depuis pas mal d'années de la marche rapide. Je pars progressivement sur des sessions de deux à quatre heures, et même parfois un peu plus. Avec de la musique dans les oreilles comme seule accompagnatrice, j'ai évidemment beaucoup de temps devant moi pour penser à des choses diverses et variées.

Avec de la nostalgie sur mon périple de l'été 2018 qui m'avait mené d'Orléans jusqu'en Espagne, mes pensées ont vagabondé sur ce qui pourrait éventuellement remplacer cette belle aventure tout en restant sur place. M'est donc venue cette idée stupide d'une sortie qui pourrait traverser plusieurs départements de la Région Centre.

J'ai tout d'abord pensé à cinq des six départements de la région, l'Indre me semblant un peu éloignée. Je m'en suis ouvert à mon copain Hervé au cours d'une de nos nombreuses discussions qui se barrent en tous sens :

Moi : tiens j'ai pensé à une sortie qui pourrait passer par 5 des 6 départements de la région

Hervé : bah pourquoi pas les six ?

Et voilà comment le projet a commencé à voir le jour un peu plus sérieusement. Entre temps est venu se greffer notre inscription à Milan San Remo et ses 300 bornes et c'est tout naturellement que j'ai demandé si nos autres copains seraient intéressés, sans trop douter de leur réponse positive.

Ne restait plus qu'à tracer les grandes lignes du parcours pour essayer à la fois de faire une incursion dans chaque département mais aussi de ne pas faire quelque chose de trop étendu en terme de kilométrage. La date n'était pas trop compliquée à trouver tant il était évident qu'elle devait se situer à une quinzaine de jours de MSR.

C'est donc en ce samedi que nous nous sommes retrouvés, Stef, Abel, Armind, Hervé et moi même, soit les cinq participants à Milan San Remo de notre Team Classics du côté d'Ardon pour un départ groupé. Nous avons privilégié ce groupe restreint car nous nous connaissons parfaitement pour savoir nous dire s'il faut réduire l'allure à un moment ou un autre, chose que nous n'aurions pas pû faire aussi facilement avec les personnes qui auraient souhaité nous accompagner, et ce même si cela a été difficile de faire cette journée de manière qui aura peut être été perçue comme égoïste.

Stef et moi avons fait le choix de nous rendre au départ en vélo tandis que nos trois autres collègues sont venus avec leurs véhicules. C'est parti à 7 heures 30 à travers la Sologne pour un début de parcours épousant la première étape de ma descente en Espagne de l'an dernier. La météo est plutôt clémente, un ciel nuageux mais se dégageant au fil de la journée, peu de vent bien que nous savons qu'il sera défavorable dans le second tiers du parcours. Les 80 premiers kilomètres sont boisés et nous permettent de rouler deux par deux et évidemment de pouvoir discuter. Après Chaumont sur Tharonne, nous quittons des routes que nous empruntons à longueur d'année pour rester en Sologne mais nous diriger vers le Cher.

Pour pouvoir traverser les six départements sans se lancer dans un rallye de 350 bornes, il fallait se contenter de pénétrer symboliquement dans chacun d'entre eux et c'est ce que nous avons fait dans un premier temps avec le Cher. Une boucle d'à peine cinq kilomètres nous a permis de passer du Loir et Cher à Thénioux et ainsi visiter le Cher avant de repasser tout de suite dans le département du 41.

En remontant plein ouest en direction du sud de Blois, nous avons de nouveau fait un léger crochet pour aller chercher le département de l'Indre, déjà le quatrième de la journée, en passant par Chabris.

La suite nous a conduit vers Selles sur Cher, Thenay où nous avons trouvé une boulangerie dont les propriétaires ont eu la grande sympathie de nous installer tables et chaises en extérieur pour que nous puissions profiter d'une pause sandwich / patisserie / Coca nous permettant d'affronter la suite, puis vers Chaumont sur Loire où nous avons traversé notre beau fleuve.

Depuis l'Indre, le relief est devenu moins plat avec également un peu de vent défavorable que nous avons combattu en nous relayant en file indienne et toujours en gardant une allure modérée (toutefois autour des 31 de moyenne depuis le départ). Au nord de la Loire nous passons dans une partie vinicole de la région vers Mesland et nous sommes à ce moment là à la pointe de l'Indre et Loire. Nous allons aller chercher symboliquement ce département à Dame Marie les Bois après 155 ou 175 bornes pour les uns et les autres selon le moyen de locomotion pour se rendre au départ.

Nous revenons vite dans le Loir et Cher qui sera le département dans lequel nous aurons passé le plus de temps pour rejoindre Herbault où Philippe nous avait donné rendez vous pour nous accompagne sur le retour. Philippe est une personne que nous apprécions énormément et quand il m'a proposé de venir à notre rencontre en scooter pour effectuer le retour avec nous, je savais que nous allions être en de bonne mains.

Du reste, Philippe n'est pas venu qu'avec son scooter. Il a amené sur son porte bagages Robert qui souhaitait faire un peu de rythme et DANS son porte bagage de quoi nous ravitailler en liquide et en solide, sucré et salé ! Royal.

Il nous reste à ce moment là 120 bornes pour rentrer mais aussi un dernier département à traverser. Philippe connait suffisamment le vélo, les coureurs et nous en particulier pour nous amener à un rythme modéré, ralentissant dans les montées et les parties exposées au vent du retour. Nous avions du reste 31 de moyenne au moment où nous l'avons retrouvé et nous sommes montés à peine à 32 au final. Son aide a été très précieuse ne serait-ce que moralement pour affronter les routes monotones de la partie beauceronne du Loir et Cher.

A Oucques, nous avons retrouvé avec plaisir notre copain Aldo qui a eu la sympathie de venir à notre rencontre pour le final et qui raccompagnera même les trois loustics qui étaient partis d'Ardon.

De retour en direction du Loiret, nous avons fait un dernier détour symbolique pour passer en Eure et Loir dans le petit village de Péronville. Direction plein Est et vent de dos pour le final et le retour dans le Loiret. Nous allons nous séparer afin que chacun rejoigne soit son chez soi soit son véhicule avec une belle sortie de plus de 300 bornes qui clôt ainsi notre préparation à Milan San Remo.

Chacun a parfaitement tenu son rang avec force et courage et c'est encore une belle journée que nous avons passé ensemble. Pour voir quelques photos, il suffit d'aller sur la page Facebook du blog en tapant "Blogafernand".

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

 

 

 

 

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:02 - - Permalien [#]

04 mai 2019

Retour en Images - Liège Bastogne Liège

 

Quelques photos d'une journée très particulière.

En route vers les premières difficultés, déjà sous la pluie. Stef et Bruno sont encore avec nous et on ne peut pas dire que ce soit la franche rigolade pour tout le monde !

 

5163_20190427_073606_1508990113

 

5163_20190427_073629_1508394831

 

Un peu plus loin sur notre long chemin. On croirait presque que le mauvais temps est derrière nous...mais non.

 

5163_20190427_075749_150866555_original

 

5163_20190427_140457_150933525_original

 

Col du Maquisard. Avec Flo on a vu le photographe sur le bord de la route et on a eu le temps de se la jouer un peu.

 

5163_20190427_151600_150948846_original

 

5163_20190427_151633_150924655_original

 

Et un peu plus près du sommet :

 

5163_20190427_152310_150962817_original

 

La Redoute, au plus fort de la pente :

 

5163_20190427_163102_150958797_original

 

5163_20190427_163431_150967636_original

 

5163_20190427_162949_1509423941

 

5163_20190427_163038_1509402041

 

5163_20190427_163433_1509761221

 

Band of Brothers

 

5163_20190427_183544_1509134931

Posté par jerseyconnection à 23:46 - - Permalien [#]

28 avril 2019

Liège Bastogne Liège Challenge

 

Ce samedi lorsque le réveil a sonné à 5 heures, Hervé et moi avons prononcé la même phrase qu'au matin du Het Nieuwsblad : "Il faut être con". Nous savions que les conditions météo seraient sensiblement les mêmes et quand tu es au matin d'une grosse journée de vélo, tu aspires parfois plutôt à être bien au chaud au fond de ton lit.

Ce qui a été bien avec ce réveil matinal c'est qu'il nous a permis de voir un peu de temps sec, ce que nous n'avons pas eu le loisir de beaucoup avoir au cours de cette longue journée. Nous sommes dans la même configuration que l'an dernier, Florestan, Hervé, Stef (qui va préférer basculer sur le parcours de 150 km) et moi même. Abel s'est joint à nous et Bruno va également nous accompagner.

La sortie urbaine de Liège se fait donc au sec et avec un ciel qui aurait presque pû nous faire espérer que les météorologues s'étaient trompés. Il faut tout de suite se coltiner une côte peu difficile mais qui doit bien se dérouler sur trois bornes pour sortir de la ville. C'est par ailleurs une des caractéristiques de l'épreuve et de la région, toutes ces petites montées qui ne sont pas forcément très pentues mais qui sont terriblement usantes au fil de la journée.

Nous avons une partie plutôt roulante devant nous avant d'affronter la première côte répertoriée qui intervient au kilomètre 83. Après une quarantaine de bornes, la bruine va commencer à nous accompagner puis se transformer en pluie. Je n'ai pas parlé du vent qui souffle modérément en ce début de journée mais qui va lui aussi se renforcer. Nous savons qu'il sera défavorable jusqu'au virage de Bastogne mais qu'il nous portera pour le retour.

Nous abordons la côte de La Roche sous la pluie. Elle n'est pas très difficile même s'il y a un passage à 11% et qu'elle grimpe pendant preque trois kilomètres et cela nous fait une bonne mise en jambes. Au sommet c'est une toute autre affaire. Un plateau exposé au vent de trois quarts face et sans cesse par la suite cette constante de la journée, une succession de montées et de descentes casse pattes.

A l'approche de Bastogne au kilomètre 110, la température en dessous de sept degrés ajoutée au vent et à la pluie nous a frigorifiés. Nous nous arrêtons au premier ravitaillement pour refaire le plein de liquide, transis de froid. Ce fût peut être une erreur de s'arrêter à ce moment là tant il fût dur de repartir. Bruno prendra même la décision d'abandonner.

Lorsque nous avons fait Paris Roubaix avec Hervé avec une tenpérature de moins deux degrés au départ, il nous a suffi de rouler sur les premiers secteurs pavés pour nous réchauffer. Cette fois-ci c'est la seconde côté de la journée qui va se charger de nous faire remonter la température corporelle. Côte est un mot un peu faible pour qualifier St Roch, il vaudrait mieux parler de mûr. Situé au coeur de la localité de Houffalize, celui-ci ne monte qu'un kilomètre mais quel kilomètre ! Un premier palier à 18% suivi d'un replat avant de se prendre de nouveau 18% pour accéder au sommet. Juste ce qu'il faut pour se réchauffer.

Nous avons ensuite une quarantaine de bornes avant la bosse répertoriée suivante. J'insiste sur le répertoriée histoire de répéter encore que le parcours est sans cesse en montées / descentes. Nous avons déjà à ce moment du parcours plus de 1000 mètres de dénivelé positif mais le plus dur se situe dans les 90 derniers kilomètres. Nous retrouvons un peu de temps sec qui nous permet de maintenir la température du corps convenable et surtout de retirer nos gants qui ont gardé l'humidité et donc le froid.

La côte suivante est celle de Mont le Soie qui va être la porte d'entrée du final. Elle monte environ quatre bornes à 6% de moyenne avec une difficulté somme toute moyenne. Nous l'abordons par une route dégagée qui nous permet de bien voir le ciel couleur d'encre. Sitôt les premiers hectomètres nous recevons une grosse averse qui se transforme très vite en grêle. La descente qui va suivre va être éprouvante avec la sensation de froid revenue.

Par chance nous enchainons tout de suite la trilogie Wanne - Stockeu - Haute Levée qui va grandement contribuer à nous réchauffer. La côte de Wanne se monte en deux parties sur un peu plus de deux kilomètres avec un pourcentage max de 12%. La pluie a cessé mais la route reste bien évidemment très humide et c'est avec prudence que nous abordons la descente qui nous mène vers Stavelot où se trouve la côte de Stockeu.

La côte de Stockeu...plutôt le mur de Stockeu. Un kilomètre seulement mais quel kilomètre. On y accède par un petit rond point qui nous fait quasiment nous arrêter avant de gravir ce mur tout droit entre les maisons avec un pourcentage maximum de 15. C'est dur, très dur. A peine le temps d'apercevoir la stèle Eddy Merckx au sommet qu'il faut de nouveau plonger dans une descente rapide qui nous emmène vers la Haute Levée. Nous retraversons Stavelot cette fois sur un bon kilomètre de pavés qui rappellent de bons souvenirs avant de commencer la montée. Nous retrouvons le parcours de 150 kilomètres que nous avons effectué l'an dernier avec toutes les difficultés que nous connaissons.

La Haute Levée n'est pas extrêmement difficile par rapport à ce que nous avons passé. Le pied est un peu raide avec un kilomètre à 11% mais la suite est un gros faux plat. Nous pouvons récupérer au sommet sur une belle ligne droite qui nous fait apprécier le vent favorable qui nous portera jusqu'à l'arrivée.

Un dernier arrêt ravito en solide et liquide, encore une bonne averse et nous montons deux bosses assez similaires, le col du Rosier et celui du Maquisard. Le premier est un petit peu plus difficile avec ses quatre kilomètres mais les plus forts pourcentages sont au pied. J'ai en plus le plaisir de le monter aux côtés de Flo. Le Maquisard est lui vraiment plus roulant avec ses trois kilomètres à 5%, de la rigolade par rapport à ce que nous avons déjà monté. Nous le passons d'ailleurs tous les quatre ensemble.

Au sommet il reste une cinquantaine de bornes, pas les plus faciles avec ce qui se profile. Nous avons passé le cap des 200 bornes mais nous gérons plutôt pas mal notre affaire.

Le dessert, le voilà. A l'approche de Remouchamps où nous sommes passés une première fois ce matin, nous tournons cette fois à droite direction La Redoute. Un des plus gros morceaux de la journée. Près de deux kilomètres de montée mais surtout ce passage à 22%. Le jeu de mot est facile mais autant je la redoutais l'an dernier (à tort puisque je l'avais pas mal passée) autant je l'attendais cette année. Le pied est déjà dur au milieu des camping cars présents pour la course des professionnels mais les encouragements des nombreux spectateurs font du bien. La route se cabre très vite avec ce dos d'âne très prononcé avant de rejoindre le sommet.

Là où Flo avait eu le temps de nous déposer et même de nous prendre en photo l'an dernier, je bascule une quinzaine de secondes derrière lui à ma grande satisfaction. Nous filons ensuite vers Sprimont où se trouve une longue bosse non répertoriée qui nous fait bien mal à ce stade de la rando puis vers l'avant dernière côte, celle des Forges. Elle n'était pas au parcours l'an dernier et c'est donc une découverte. Juste avant d'y arriver je disais à Flo que je ne savais pas si je préfèrerais quelques chose de court avec du pourcentage ou quelque chose de plus long et plus nivelé. Quelle surprise de voir le panneau annonçant plus de deux kilomètres et 20% de max ! Heureusement le préposé à l'installation des panneaux avait dû abuser de la Chimay car il n'en fût rien.

Nous avons monté un gros kilomètre avec du 10% avant de rejoindre le parcours que nous connaissions et de filer vers la Roche aux Faucons. L'an passé je l'avais trouvée extrêmement difficile. Elle monte un peu plus d'une borne à 10% de moyenne et un max à 15 mais on y est toujours en prise. Le revêtement a été refait sur la seconde partie et peut être est ce une explication au fait que je l'ai trouvée moins longue, je ne sais pas.

Au sommet c'en est fini des difficultés...presque. Il faut encore se coltiner la montée où le vainqueur de l'épreuve des pros s'est envolé. Pour ceux qui ont regardé la course à la TV c'est une formalité à passer. Pour nous c'est une grosse difficulté supplémentaire mais c'est vraiment la dernière. Il faut encore une quinzaine de bornes avant de rejoindre le coeur de Liège, pas la partie la plus passionnante mais c'est le prix à payer pour arriver au centre d'une grande ville.

Nous avons la satisfaction d'arriver ensemble, sans pépin mécanique ni physique. A l'unanimité notre moment le plus dur a été l'arrivée au premier ravito avec ce froid humide. Nous avons chacun a notre niveau parfaitement géré notre journée et les longues et parfois fastidieuses sorties que nous avons effectuées en préparation y ont essentiellement participé. Nous l'avons fait, et avec les conditions presque les plus mauvaises que l'on pouvait imaginer.

A titre personnel, je suis passé en moins de cinq ans de quelqu'un qui disait ne jamais vouloir venir à Liège, ne s'en sentant pas capable à quelqu'un qui a pris un gros plaisir déjà l'an passé (et ce même si à chaud j'étais loin d'être emballé) au point de vouloir revenir sur le grand parcours.

Côté chiffres, nous avons passé plus de 10 heures sur le vélo, affronté des températures allant de trois à tout juste une dizaine de degrés et gravi plus de 4000 mètres ! A l'unanimité nous pensons ne pas revenir sur le grand parcours mais qui sait...

En attendant, quelques jours de repos bien mérités avant de passer très vite à la préparation des 300 bornes de Milan San Remo qui se profile déjà dans six semaines.

 

 

 

 

 

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:05 - - Permalien [#]