LE BLOG A FERNAND

15 juin 2019

 

 

 

 

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                    dernière mise à jour : 15 juin 2019

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14 juin 2019

[Rando] - Milan San Remo 9 juin 2019

 

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Une aventure. Un périple. Une découverte et une re-découverte et au final un vrai bon moment.

Voilà ce qu'a été Milan San Remo pour nous. Une re-découverte pour Stef, Abel et moi, une découverte pour Armind et Hervé mais aussi pour Nicolas, notre assistant de luxe pour ce week end qui a été extraordinaire.

C'est une aventure qu'il faut préparer sans la négliger et nous avions tous fait ce qu'il fallait pour être à minima dans de bonnes conditions. Ce n'est pas tous les mois que l'on fait près de 300 kilomètres et j'imagine que ça nous a occupé l'esprit à tous, néophytes ou pas.

C'est très tôt et avec une petite boule au ventre - comme sans doute la grande majorité du millier de participants - que nous nous présentons sur la ligne de départ. L'expérience d'une première participation nous a appris que les 120 premiers kilomètres sont plats et qu'il ne faut pas s'affoler.

Comme dans toutes les randos auxquelles nous participons, notre devise reste "partir ensemble, finir ensemble" et nous avons choisi de partir plutôt en queue de notre peloton de 250 gars afin de pouvoir rester en vue les uns des autres. L'expérience malheureuse de la crevaison de Stef après 30 kilomètres lors de notre participation à l'édition 2015 a fait que nous voulons limiter au maximum d'avoir à laisser un de nous sur le bord de la route sans nous en apercevoir.

Le départ se fait à une bonne allure, initiée par Davide Formolo, deuxième de Liège Bastogne Liège cette année et tout frais sortant du Giro, qui a été invité par l'organisation. La moyenne sur les deux premières heures va se situer autour de 40 km/h et c'est plutôt correct du fait de la traversée - parfois périlleuse - de nombreuses agglomérations. Le souvenir de bitume en mauvais état par endroits était aussi présent dans nos mémoires et il faut se rendre à l'évidence que ce n'est pas mieux cette année. Cela nous a conforté dans notre idée de rouler à l'arrière afin d'éviter les nombreux nids de poule qui auront provoqué pas mal de crevaisons. Nous en serons épargnés même si Stef, notre poissard en chef perdra ses deux bidons coup sur coup.

C'est l'occasion de parler de la gestion du ravitaillement. Nous avons intégré Nicolas à notre petite bande - avec grand succès tant au niveau logistique que rigolade - et nous avions fait le choix qu'il nous suive pendant 70 à 80 bornes histoire de parer à tout souci mécanique. Il a ensuite pris les devants pour nous ravitailler en liquide a l'approche du Turchino puis plus tard sur le bord de mer. De notre côté, c'est les poches pleines pour affronter huit heures de vélo que nous sommes partis, avec des barres et gels énergétiques mais surtout nos petits pains jambon / fromage confectionnés maison qui sont un grand apport moral sur une longue distance afin de casser le goût du sucré.

Outre Davide Formolo, l'organisation avait aussi annoncé la présence d'une de mes idoles, Johan Museeuw. J'imaginais le Lion des Flandres plutôt à l'avant mais à un moment où je roulais aux côtés d'Abel, je lui ai fait signe de regarder sur notre droite. Maillot blanc avec liserés arc-en-ciel, vélo Specialized personnalisé, la grande classe. Nous avions déjà échangé quelques mots avec lui aux Strade Bianche, mais l'occasion a été cette fois bien plus sympa pour pouvoir discuter avec lui plus longuement. Un grand monsieur.

Chemin faisant sur ces 120 premières bornes plates, nous avons donc évité la crevaison, une ou deux chutes à l'occasion de ralentissements mais nous n'avons en revanche pas pû éviter une grosse pluie d'orage. C'était du 50 / 50 avec la météo et l'approche du relief nous a mis devant l'évidence que nous allions nous faire mouiller. Après la traversée d'Ovada, la route va s'élever progressivement. L'approche du Turchino va nous faire passer en trente bornes d'une centaine de mètres d'altitude à trois cents puis cinq cents au sommet avec de nouveau de l'humidité.

L'allure s'est un peu réduite après deux heures de route mais dès que nous allons aborder les premiers contreforts de ce petit col qui va nous faire basculer vers la mer, elle va de nouveau augmenter. Le Turchino en lui même ne monte pas longtemps, juste quatre ou cinq kilomètres mais sur cette partie finale l'allure est rapide. Sur des premiers pourcentages au dessus de 6, nous sommes une première fois tous les cinq en difficulté. Nous profitons d'un replat et de l'abri des voitures suiveuses pour recoller au premier peloton qui ne compte plus que 70 gars mais c'est juste un sursis car dans les deux derniers kilomètres, les plus pentus, nous décrochons de nouveau. Définitivement.

Dommage car le sommet est proche mais nous sommes assez éloignés les uns des autres pour espérer recoller dans la descente. Nous avions prévu de nous replacer à l'approche du sommet et nous ne l'avons pas fait mais je ne sais pas si ça aurait changé les choses. A titre personnel je pense que j'avais les jambes pour le faire mais je me serais sans doute fait éjecter dans la descente humide, exercice dans lequel je ne suis pas kamikaze.

Armind et moi basculons en premier au sommet et nous faisons le choix de faire la descente tranquille pour attendre nos copains. Stef nous rejoint assez vite suivi par Hervé et Abel. La descente vers Gênes dure une dizaine de bornes avant de nous amener au bord de la Méditérranée. A Arenzano, Nicolas nous attend pour le ravito. Nous avions envisagé de choper des musettes au passage mais notre esseulement à ce moment nous permet de nous arrêter pour soulager nos vessies et faire le plein de solide et liquide.

Nous sommes décrochés de la tête mais nous avons aussi un sérieux écart avec l'arrière. Nous désespérons de nous faire rejoindre par un groupe d'autant que le vent souffle en tourbillonnant et nous sommes parfois bien freinés par ses rafales. Nous allons heureusement recevoir le renfort d'un groupe d'une dizaine de gars avec lequel nous allons rouler une trentaine de bornes qui nous feront beaucoup de bien.

Nous traversons de nombreuses agglomérations, parfois de manière périlleuse et nous allons finalement perdre le contact avec le groupe à l'occasion d'une montée non répertoriée. Il faut savoir que le final est constitué des cinq côtes traditionnelles de Milan San Remo mais bien avant, le bord de mer n'est pas de tout repos. Il faut à une ou deux reprises escalader de bonnes petites bosses dont la difficulté est accentuée par les 200 et quelques kilomètres déjà avalés.

Après Alassio et Laigueglia, nous escaladons le premier des trois Capi du bord de mer. Le Capo Cervo n'est pas très difficile mais nous égrenne néanmoins du fait que nous l'ayons chacun monté à notre rythme. Nous nous regroupons au sommet comme nous allons le faire tour au long du final. Le Capo Mele est du même accabit mais le troisième, le Capo Berta est bien plus dur.

Il fait très lourd et cette belle bosse de trois bornes environ nous fait bien mal aux pattes. Nicolas est là pour nous ravitailler à l'approche du sommet mais nous nous arrêtons néanmoins en haut pour la seule fois de la journée sur un ravito proposé par l'organisation. Les boissons ne sont pas fraiches mais font vraiment du bien. Pour recharger les bidons mais aussi le moral. Comme je l'ai dit aux gars, un Coca chaud reste un Coca !

Descente vers le final, nous traversons Imperia et cette rue étroite avec la fontaine au bout que nous voyons tous les ans à la TV, San Lorenzo al Mare puis un virage à droite qui nous fait attaquer la Cipressa. C'est l'avant dernière difficulté du final avec des pourcentages autour de 8 / 9 au pied mais allant en s'adoucissant pour la suite. Nous la montons une fois encore à notre rythme et j'ai l'impression cette fois de moins bien la passer qu'en 2015 même si les kilomètres avalés ne me pèsent pas du tout. Armind est passé devant et filera vers l'arrivée maintenant que les risques de pépins sont derrière nous tandis que Stef, Abel et moi arriverons ensemble en haut avec une pause pour attendre Hervé.

Nous nous regroupons pour la descente technique puis la dizaine de bornes qui va nous emmener vers le Poggio. Le Poggio, l'endroit mythique de Milan San Remo. Ce n'est pas une bosse d'une grande difficulté si ce n'est celle d'y arriver avec 280 bornes dans les pattes ! Stef se détache devant tandis qu'Abel et moi attendons Hervé qui paye son déficit de kilomètres depuis Liège.

Nous avons tellement parlé cet hiver de passer devant la mythique cabine téléphonique située en haut du Poggio que je ne conçois pas autre chose que d'attendre mon copain afin de passer devant ensemble. Nous y arrivons en savant que c'est presque fini. Il reste la descente technique que nous effectuons tranquille histoire de profiter de ces derniers kilomètres puis trois bornes de plat avant d'apercevoir la ligne d'arrivée et de retrouver nos copains.

Nous l'avons fait, et le plus important, nous l'avons fait ensemble. J'aime faire du vélo, mais j'aime encore plus en faire avec des gens dont la compagnie est précieuse. Nous avons terminé hors du top 100, un ou deux d'entre nous aurait sûrement pû faire beaucoup mieux mais personnellement, ma vie n'aurait pas été différente si j'avais fini 50ème ou 80ème alors que ce week end passé avec ces cinq gars là restera gravé pour toujours, comme tous ceux que nous avons déjà passés ensemble.

C'est un week end fatigant avec peu de sommeil et beaucoup de kilomètres en voiture et si j'ai pû entendre au retour "je ne reviendrai pas", je suis sûr qu'à l'heure où j'écris ces lignes certains avis ne sont plus les mêmes.

En tout cas moi je reviendrai !

 

 

 

 

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25 mai 2019

[Rando privée] - Tour de la Région Centre 25 mai

 

A la bascule entre l'automne et l'hiver et au moment où je n'ai pas repris officiellement la préparation cycliste d'une nouvelle saison, j'effectue depuis pas mal d'années de la marche rapide. Je pars progressivement sur des sessions de deux à quatre heures, et même parfois un peu plus. Avec de la musique dans les oreilles comme seule accompagnatrice, j'ai évidemment beaucoup de temps devant moi pour penser à des choses diverses et variées.

Avec de la nostalgie sur mon périple de l'été 2018 qui m'avait mené d'Orléans jusqu'en Espagne, mes pensées ont vagabondé sur ce qui pourrait éventuellement remplacer cette belle aventure tout en restant sur place. M'est donc venue cette idée stupide d'une sortie qui pourrait traverser plusieurs départements de la Région Centre.

J'ai tout d'abord pensé à cinq des six départements de la région, l'Indre me semblant un peu éloignée. Je m'en suis ouvert à mon copain Hervé au cours d'une de nos nombreuses discussions qui se barrent en tous sens :

Moi : tiens j'ai pensé à une sortie qui pourrait passer par 5 des 6 départements de la région

Hervé : bah pourquoi pas les six ?

Et voilà comment le projet a commencé à voir le jour un peu plus sérieusement. Entre temps est venu se greffer notre inscription à Milan San Remo et ses 300 bornes et c'est tout naturellement que j'ai demandé si nos autres copains seraient intéressés, sans trop douter de leur réponse positive.

Ne restait plus qu'à tracer les grandes lignes du parcours pour essayer à la fois de faire une incursion dans chaque département mais aussi de ne pas faire quelque chose de trop étendu en terme de kilométrage. La date n'était pas trop compliquée à trouver tant il était évident qu'elle devait se situer à une quinzaine de jours de MSR.

C'est donc en ce samedi que nous nous sommes retrouvés, Stef, Abel, Armind, Hervé et moi même, soit les cinq participants à Milan San Remo de notre Team Classics du côté d'Ardon pour un départ groupé. Nous avons privilégié ce groupe restreint car nous nous connaissons parfaitement pour savoir nous dire s'il faut réduire l'allure à un moment ou un autre, chose que nous n'aurions pas pû faire aussi facilement avec les personnes qui auraient souhaité nous accompagner, et ce même si cela a été difficile de faire cette journée de manière qui aura peut être été perçue comme égoïste.

Stef et moi avons fait le choix de nous rendre au départ en vélo tandis que nos trois autres collègues sont venus avec leurs véhicules. C'est parti à 7 heures 30 à travers la Sologne pour un début de parcours épousant la première étape de ma descente en Espagne de l'an dernier. La météo est plutôt clémente, un ciel nuageux mais se dégageant au fil de la journée, peu de vent bien que nous savons qu'il sera défavorable dans le second tiers du parcours. Les 80 premiers kilomètres sont boisés et nous permettent de rouler deux par deux et évidemment de pouvoir discuter. Après Chaumont sur Tharonne, nous quittons des routes que nous empruntons à longueur d'année pour rester en Sologne mais nous diriger vers le Cher.

Pour pouvoir traverser les six départements sans se lancer dans un rallye de 350 bornes, il fallait se contenter de pénétrer symboliquement dans chacun d'entre eux et c'est ce que nous avons fait dans un premier temps avec le Cher. Une boucle d'à peine cinq kilomètres nous a permis de passer du Loir et Cher à Thénioux et ainsi visiter le Cher avant de repasser tout de suite dans le département du 41.

En remontant plein ouest en direction du sud de Blois, nous avons de nouveau fait un léger crochet pour aller chercher le département de l'Indre, déjà le quatrième de la journée, en passant par Chabris.

La suite nous a conduit vers Selles sur Cher, Thenay où nous avons trouvé une boulangerie dont les propriétaires ont eu la grande sympathie de nous installer tables et chaises en extérieur pour que nous puissions profiter d'une pause sandwich / patisserie / Coca nous permettant d'affronter la suite, puis vers Chaumont sur Loire où nous avons traversé notre beau fleuve.

Depuis l'Indre, le relief est devenu moins plat avec également un peu de vent défavorable que nous avons combattu en nous relayant en file indienne et toujours en gardant une allure modérée (toutefois autour des 31 de moyenne depuis le départ). Au nord de la Loire nous passons dans une partie vinicole de la région vers Mesland et nous sommes à ce moment là à la pointe de l'Indre et Loire. Nous allons aller chercher symboliquement ce département à Dame Marie les Bois après 155 ou 175 bornes pour les uns et les autres selon le moyen de locomotion pour se rendre au départ.

Nous revenons vite dans le Loir et Cher qui sera le département dans lequel nous aurons passé le plus de temps pour rejoindre Herbault où Philippe nous avait donné rendez vous pour nous accompagne sur le retour. Philippe est une personne que nous apprécions énormément et quand il m'a proposé de venir à notre rencontre en scooter pour effectuer le retour avec nous, je savais que nous allions être en de bonne mains.

Du reste, Philippe n'est pas venu qu'avec son scooter. Il a amené sur son porte bagages Robert qui souhaitait faire un peu de rythme et DANS son porte bagage de quoi nous ravitailler en liquide et en solide, sucré et salé ! Royal.

Il nous reste à ce moment là 120 bornes pour rentrer mais aussi un dernier département à traverser. Philippe connait suffisamment le vélo, les coureurs et nous en particulier pour nous amener à un rythme modéré, ralentissant dans les montées et les parties exposées au vent du retour. Nous avions du reste 31 de moyenne au moment où nous l'avons retrouvé et nous sommes montés à peine à 32 au final. Son aide a été très précieuse ne serait-ce que moralement pour affronter les routes monotones de la partie beauceronne du Loir et Cher.

A Oucques, nous avons retrouvé avec plaisir notre copain Aldo qui a eu la sympathie de venir à notre rencontre pour le final et qui raccompagnera même les trois loustics qui étaient partis d'Ardon.

De retour en direction du Loiret, nous avons fait un dernier détour symbolique pour passer en Eure et Loir dans le petit village de Péronville. Direction plein Est et vent de dos pour le final et le retour dans le Loiret. Nous allons nous séparer afin que chacun rejoigne soit son chez soi soit son véhicule avec une belle sortie de plus de 300 bornes qui clôt ainsi notre préparation à Milan San Remo.

Chacun a parfaitement tenu son rang avec force et courage et c'est encore une belle journée que nous avons passé ensemble. Pour voir quelques photos, il suffit d'aller sur la page Facebook du blog en tapant "Blogafernand".

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

 

 

 

 

 

 

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04 mai 2019

Retour en Images - Liège Bastogne Liège

 

Quelques photos d'une journée très particulière.

En route vers les premières difficultés, déjà sous la pluie. Stef et Bruno sont encore avec nous et on ne peut pas dire que ce soit la franche rigolade pour tout le monde !

 

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Un peu plus loin sur notre long chemin. On croirait presque que le mauvais temps est derrière nous...mais non.

 

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Col du Maquisard. Avec Flo on a vu le photographe sur le bord de la route et on a eu le temps de se la jouer un peu.

 

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Et un peu plus près du sommet :

 

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La Redoute, au plus fort de la pente :

 

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Band of Brothers

 

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28 avril 2019

Liège Bastogne Liège Challenge

 

Ce samedi lorsque le réveil a sonné à 5 heures, Hervé et moi avons prononcé la même phrase qu'au matin du Het Nieuwsblad : "Il faut être con". Nous savions que les conditions météo seraient sensiblement les mêmes et quand tu es au matin d'une grosse journée de vélo, tu aspires parfois plutôt à être bien au chaud au fond de ton lit.

Ce qui a été bien avec ce réveil matinal c'est qu'il nous a permis de voir un peu de temps sec, ce que nous n'avons pas eu le loisir de beaucoup avoir au cours de cette longue journée. Nous sommes dans la même configuration que l'an dernier, Florestan, Hervé, Stef (qui va préférer basculer sur le parcours de 150 km) et moi même. Abel s'est joint à nous et Bruno va également nous accompagner.

La sortie urbaine de Liège se fait donc au sec et avec un ciel qui aurait presque pû nous faire espérer que les météorologues s'étaient trompés. Il faut tout de suite se coltiner une côte peu difficile mais qui doit bien se dérouler sur trois bornes pour sortir de la ville. C'est par ailleurs une des caractéristiques de l'épreuve et de la région, toutes ces petites montées qui ne sont pas forcément très pentues mais qui sont terriblement usantes au fil de la journée.

Nous avons une partie plutôt roulante devant nous avant d'affronter la première côte répertoriée qui intervient au kilomètre 83. Après une quarantaine de bornes, la bruine va commencer à nous accompagner puis se transformer en pluie. Je n'ai pas parlé du vent qui souffle modérément en ce début de journée mais qui va lui aussi se renforcer. Nous savons qu'il sera défavorable jusqu'au virage de Bastogne mais qu'il nous portera pour le retour.

Nous abordons la côte de La Roche sous la pluie. Elle n'est pas très difficile même s'il y a un passage à 11% et qu'elle grimpe pendant preque trois kilomètres et cela nous fait une bonne mise en jambes. Au sommet c'est une toute autre affaire. Un plateau exposé au vent de trois quarts face et sans cesse par la suite cette constante de la journée, une succession de montées et de descentes casse pattes.

A l'approche de Bastogne au kilomètre 110, la température en dessous de sept degrés ajoutée au vent et à la pluie nous a frigorifiés. Nous nous arrêtons au premier ravitaillement pour refaire le plein de liquide, transis de froid. Ce fût peut être une erreur de s'arrêter à ce moment là tant il fût dur de repartir. Bruno prendra même la décision d'abandonner.

Lorsque nous avons fait Paris Roubaix avec Hervé avec une tenpérature de moins deux degrés au départ, il nous a suffi de rouler sur les premiers secteurs pavés pour nous réchauffer. Cette fois-ci c'est la seconde côté de la journée qui va se charger de nous faire remonter la température corporelle. Côte est un mot un peu faible pour qualifier St Roch, il vaudrait mieux parler de mûr. Situé au coeur de la localité de Houffalize, celui-ci ne monte qu'un kilomètre mais quel kilomètre ! Un premier palier à 18% suivi d'un replat avant de se prendre de nouveau 18% pour accéder au sommet. Juste ce qu'il faut pour se réchauffer.

Nous avons ensuite une quarantaine de bornes avant la bosse répertoriée suivante. J'insiste sur le répertoriée histoire de répéter encore que le parcours est sans cesse en montées / descentes. Nous avons déjà à ce moment du parcours plus de 1000 mètres de dénivelé positif mais le plus dur se situe dans les 90 derniers kilomètres. Nous retrouvons un peu de temps sec qui nous permet de maintenir la température du corps convenable et surtout de retirer nos gants qui ont gardé l'humidité et donc le froid.

La côte suivante est celle de Mont le Soie qui va être la porte d'entrée du final. Elle monte environ quatre bornes à 6% de moyenne avec une difficulté somme toute moyenne. Nous l'abordons par une route dégagée qui nous permet de bien voir le ciel couleur d'encre. Sitôt les premiers hectomètres nous recevons une grosse averse qui se transforme très vite en grêle. La descente qui va suivre va être éprouvante avec la sensation de froid revenue.

Par chance nous enchainons tout de suite la trilogie Wanne - Stockeu - Haute Levée qui va grandement contribuer à nous réchauffer. La côte de Wanne se monte en deux parties sur un peu plus de deux kilomètres avec un pourcentage max de 12%. La pluie a cessé mais la route reste bien évidemment très humide et c'est avec prudence que nous abordons la descente qui nous mène vers Stavelot où se trouve la côte de Stockeu.

La côte de Stockeu...plutôt le mur de Stockeu. Un kilomètre seulement mais quel kilomètre. On y accède par un petit rond point qui nous fait quasiment nous arrêter avant de gravir ce mur tout droit entre les maisons avec un pourcentage maximum de 15. C'est dur, très dur. A peine le temps d'apercevoir la stèle Eddy Merckx au sommet qu'il faut de nouveau plonger dans une descente rapide qui nous emmène vers la Haute Levée. Nous retraversons Stavelot cette fois sur un bon kilomètre de pavés qui rappellent de bons souvenirs avant de commencer la montée. Nous retrouvons le parcours de 150 kilomètres que nous avons effectué l'an dernier avec toutes les difficultés que nous connaissons.

La Haute Levée n'est pas extrêmement difficile par rapport à ce que nous avons passé. Le pied est un peu raide avec un kilomètre à 11% mais la suite est un gros faux plat. Nous pouvons récupérer au sommet sur une belle ligne droite qui nous fait apprécier le vent favorable qui nous portera jusqu'à l'arrivée.

Un dernier arrêt ravito en solide et liquide, encore une bonne averse et nous montons deux bosses assez similaires, le col du Rosier et celui du Maquisard. Le premier est un petit peu plus difficile avec ses quatre kilomètres mais les plus forts pourcentages sont au pied. J'ai en plus le plaisir de le monter aux côtés de Flo. Le Maquisard est lui vraiment plus roulant avec ses trois kilomètres à 5%, de la rigolade par rapport à ce que nous avons déjà monté. Nous le passons d'ailleurs tous les quatre ensemble.

Au sommet il reste une cinquantaine de bornes, pas les plus faciles avec ce qui se profile. Nous avons passé le cap des 200 bornes mais nous gérons plutôt pas mal notre affaire.

Le dessert, le voilà. A l'approche de Remouchamps où nous sommes passés une première fois ce matin, nous tournons cette fois à droite direction La Redoute. Un des plus gros morceaux de la journée. Près de deux kilomètres de montée mais surtout ce passage à 22%. Le jeu de mot est facile mais autant je la redoutais l'an dernier (à tort puisque je l'avais pas mal passée) autant je l'attendais cette année. Le pied est déjà dur au milieu des camping cars présents pour la course des professionnels mais les encouragements des nombreux spectateurs font du bien. La route se cabre très vite avec ce dos d'âne très prononcé avant de rejoindre le sommet.

Là où Flo avait eu le temps de nous déposer et même de nous prendre en photo l'an dernier, je bascule une quinzaine de secondes derrière lui à ma grande satisfaction. Nous filons ensuite vers Sprimont où se trouve une longue bosse non répertoriée qui nous fait bien mal à ce stade de la rando puis vers l'avant dernière côte, celle des Forges. Elle n'était pas au parcours l'an dernier et c'est donc une découverte. Juste avant d'y arriver je disais à Flo que je ne savais pas si je préfèrerais quelques chose de court avec du pourcentage ou quelque chose de plus long et plus nivelé. Quelle surprise de voir le panneau annonçant plus de deux kilomètres et 20% de max ! Heureusement le préposé à l'installation des panneaux avait dû abuser de la Chimay car il n'en fût rien.

Nous avons monté un gros kilomètre avec du 10% avant de rejoindre le parcours que nous connaissions et de filer vers la Roche aux Faucons. L'an passé je l'avais trouvée extrêmement difficile. Elle monte un peu plus d'une borne à 10% de moyenne et un max à 15 mais on y est toujours en prise. Le revêtement a été refait sur la seconde partie et peut être est ce une explication au fait que je l'ai trouvée moins longue, je ne sais pas.

Au sommet c'en est fini des difficultés...presque. Il faut encore se coltiner la montée où le vainqueur de l'épreuve des pros s'est envolé. Pour ceux qui ont regardé la course à la TV c'est une formalité à passer. Pour nous c'est une grosse difficulté supplémentaire mais c'est vraiment la dernière. Il faut encore une quinzaine de bornes avant de rejoindre le coeur de Liège, pas la partie la plus passionnante mais c'est le prix à payer pour arriver au centre d'une grande ville.

Nous avons la satisfaction d'arriver ensemble, sans pépin mécanique ni physique. A l'unanimité notre moment le plus dur a été l'arrivée au premier ravito avec ce froid humide. Nous avons chacun a notre niveau parfaitement géré notre journée et les longues et parfois fastidieuses sorties que nous avons effectuées en préparation y ont essentiellement participé. Nous l'avons fait, et avec les conditions presque les plus mauvaises que l'on pouvait imaginer.

A titre personnel, je suis passé en moins de cinq ans de quelqu'un qui disait ne jamais vouloir venir à Liège, ne s'en sentant pas capable à quelqu'un qui a pris un gros plaisir déjà l'an passé (et ce même si à chaud j'étais loin d'être emballé) au point de vouloir revenir sur le grand parcours.

Côté chiffres, nous avons passé plus de 10 heures sur le vélo, affronté des températures allant de trois à tout juste une dizaine de degrés et gravi plus de 4000 mètres ! A l'unanimité nous pensons ne pas revenir sur le grand parcours mais qui sait...

En attendant, quelques jours de repos bien mérités avant de passer très vite à la préparation des 300 bornes de Milan San Remo qui se profile déjà dans six semaines.

 

 

 

 

 

 

 

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21 avril 2019

Retour en Images - Paris Roubaix Challenge

 

Une grosse semaine après la cyclo, voici une jolie galerie d'images :

 

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Arenberg

 

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Le Pont Gibus

 

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Le Moulin de Vertain

 

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 Carrefour de l'Arbre

 

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14 avril 2019

[Rando] - Paris Roubaix Challenge

 

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Cette dixième participation à l'Enfer du Nord ne fût de loin pas la plus facile. Paris Roubaix n'est jamais quelque chose d'aisé mais quand on y ajoute comme cette année un vent d'est / nord est, il n'est pas nécessaire d'être une lumière en géographie pour comprendre qu'il a fallu se le coltiner sur la grande majorité du parcours.

Je suis accompagné comme d'habitude par Hervé mais également par notre staff de choc et de charme, Sandrine, Sandra et Eric, photographes, préposés au ravitaillement et à tout plein d'autres choses et sans qui nous ne ferions pas certaines de nos épreuves dans un tel confort.

Il fait froid au départ matinal de Busigny, moins deux degrés et le vent est déjà présent. Heureusement, nous savons que la journée va être ensoleillée et surtout, surtout sèche. Nous essayons d'oublier ce froid piquant sur les quinze premiers kilomètres qui nous emmènent vers le traditionnel premier secteur de Troisvilles. Celui-ci est raccourci à sa première moitié en raison probablement de travaux mais c'est toujours une agréable mise en bouche.

La suite est tout de suite ardue. Le secteur de Briastre est tout d'abord montant avant de se radoucir mais c'est aussi un des plus longs avec trois kilomètres. Les pavés ne sont pas trop disjoints et nous prenons du plaisir à rouler dessus. Nous enchainons assez vite dans ces 30 premiers kilomètres avec les secteurs classiques de la reine des classiques, Quiévy, Viesly puis le long pavé de Saint Python que nous repassons dans le sens traditionnel c'est à dire avec son final en faux plat montant.

Après trois secteurs nous avons totalement perdu la sensation de froid. Le pavé c'est bon pour la santé ! La suite se déroule sans beaucoup de transitions d'asphalte et c'est tant mieux. Une alternance de longs secteurs au delà de deux kilomètres et d'autres plus courts comme on peut le voir ci-après. Sur la seconde vidéo, ma caméra a légèrement bougé de son support et au final regarde ma roue avant avec un effet involontairement plutôt réussi.

 

 

 

 

 

Entre ces deux secteurs nous allons croiser nos accompagnateurs qui ont choisi un endroit pas facile pour nous voir passer - du coup ils nous verront mieux ! On aborde le secteur de Verchain Maugré par un bon faux plat asphalté avant d'attaquer les pavés sur du plat puis de nouveau en montée. Le vent et l'allure forcément réduite a fait tout au long de la suite de la journée que nous allons assez souvent buter sur les pavés.

 

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Nous avançons gentiment vers le premier gros morceau du menu avec Arenberg. Précédée par le jamais facile secteur d'Haveluy, la trouée ne s'aborde rarement sans apréhension. Hervé la débute en tête alors qu'il y a pas mal de trafic du fait que nous rejoignons le parcours des 140 kilomètres. Après 200 ou 300 mètres, j'aperçois une personne qui me montre le sol depuis le bord de la route. Trop tard...un nid de poule me fait de nouveau briser un rayon. Je suis maudit sur la tranchée. Sur mes trois derniers passages, une crevaison et deux bris de rayons consécutifs. Je poursuis malgré une roue qui frotte sur les patins mais par obligation à allure plus réduite, comme on peut le voir sur la vidéo. Hervé va quant à lui s'en sortir sans dommage.

 

 

 

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Le temps de changer de roue à la sortie et c'est parti pour les 100 derniers kilomètres. Le Pont Gibus (vidéo ci-dessous) puis le long secteur de Hornaing et ses 3.7 kilomètres sur lequel nous allons subir le vent de travers.

 

 

 

Le vent...comme je l'ai dit plus haut, nous alons souvent le subir en avançant dans le parcours. C'est logique et mathématique de dire que moins on va vite plus on bute sur le pavé mais c'était tout particulièrement marquant lors de cette édition. Et c'est frappant de se dire que dès qu'on perd de la vitesse, on perd ses repères avec. Certains secteurs que je passe par expérience au delà de 30 (ce qui est déjà correct quand on est cyclo) se passent cette année à 25 et parfois moins.

Heureusement nous allons reprendre par endroits le vent plus favorable et ce sera le cas pour le long et difficile pavé de Mons en Pévèle.

 

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Mons en Pévèle est la porte du final. Une alternance de secteurs plus ou moins roulants selon l'état du pavé. Nous nous arrêtons au dernier ravito qui précède le pavé du Moulin de Vertain avant d'attaquer les 30 derniers kilomètres.

 

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Nous savons que le final difficile va se dérouler avec vent plus favorable et c'est tant mieux car l'ultime secteur exposé à l'est nous a bien usés. Nous apercevons la ferme qui marque le début de Camphin en Pévèle et c'est parti pour quasiment deux bornes de pavés défoncés qui vont nous mener au Carrefour de l'Arbre.

On le répète chaque année, si Arenberg est sans doute le plus difficile, le début de l'arbre est un calvaire tant les pavés sont disjoints et posés n'importe comment. Comme tout au long de l'épreuve mais aussi comme tous les ans, nous mettons un point d'honneur à rouler sur le haut du pavé. Comme je le dis aussi tous les ans, je comprends que les pros cherchent la performance en empruntant les bas côtés, j'ai beaucoup plus de mal avec les cyclos qui payent pour venir faire Paris Roubaix et au final pour rouler sur une bande de 30 centimètres de terre...

Le virage gauche qui emmène vers le célèbre restaurant permet de retrouver du pavé plus carrossable et je vais reprendre un bon coup de plaisir avant d'aborder Gruson, l'avant dernier secteur.

Il reste le toujours difficile pavé d'Hem. Sur le papier il n'est pas trop dur mais quand on l'aborde avec plus de 160 bornes au compteurs, avec plus de 50 bornes de pavés dans les jambes et les mains, il est ultra difficile et unanimement avec mon copain nous le plaçons dans un de ceux qui nous auront cette fois encore fait le plus de mal.

Viennent ensuite les derniers kilomètres qui mènent au vélodrome, pour boucler la troisième participation d'Hervé et ma dixième. Une édition pas facile qui m'a rappelé celle que j'avais faite en compagnie d'Abel dans des conditions à peu près similaires et en tout cas bien différentes de ce que nous avions connu l'an passé.

L'an prochain, pas de Paris Roubaix en avril pour nous, on en reparlera. On termine avec une belle galerie de photos signées Sandrine.

 

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03 mars 2019

[Rando] - Het Nieuwsblad 3 mars 2019

 

Nous avons été servis pour l'ouverture de notre saison en Flandres avec un temps typiquement flandrien ! Ayant dû malheureusement faire face au forfait de dernière minute de Stef, c'est seulement à deux que nous avons participé à ce circuit Het Nieuwsblad, Hervé et moi.

Une météo des plus mauvaises avec un temps très humide et du vent soufflant relativement fort, dommage après deux semaines de grand beau temps mais c'est le jeu. Le départ et l'arrivée ne se situant pas au même endroit (Gand et Ninove distants d'une cinquantaine de bornes), le dilemme était de savoir comment faire au mieux pour rejoindre soit notre logement soit notre véhicule. Nous avons choisi de couper la poire en deux et de laisser le camion au gite et ce fût la bonne option, j'y reviendrai. La chose certaine était que nous allions pouvoir rallonger la longueur de la rando qui n'était que de 134 kilomètres.

Un départ au lever du jour donc, imposé pour rejoindre Gand avec un trajet d'une vingtaine de bornes hors circuit, et déjà quelques gouttes d'une petite bruine pour nous accompagner. Le temps de récupérer les plaques et de partir. A ce propos, comme pour Gand Wevelgem l'an dernier, le système "scan and ride" qui a cours en Belgique est des plus pratiques. Un code à télécharger à l'inscription et à présenter le jour de la rando, pas de blabla, pas de paperasse, juste à rouler. Certaines grosses organisations françaises devraient s'en inspirer.

Il n'y a pas foule sur notre parcours. Sûrement le fait de partir d'un point A et d'arriver à un point B avec la logistique qui en découle. Nous avons une quarantaine de bornes avant le premier secteur pavé mais aussi une quarantaine de bornes à se coltiner le vent de face. A Gand comme à Anvers lors du Ronde, il faut d'abord sortir de l'agglomération de manière fastidieuse. Cette fois-ci ce sera le long d'un canal que nous allons longer pendant une dizaine de bornes. Nous avons la chance de trouver un groupe d'une dizaine de gars dont deux costauds qui vont nous emmener très loin et tant mieux car à deux avec ce vent, la tâche aurait été compliquée !

Cette première heure et demie de rando ne sera pas la plus passionnante. Plutôt plate mais exposée au vent, le tout était de bien se planquer et de suivre le rythme des deux furieux qui menaient grand train. Un moment chaud pour moi sur une route montante, le diésel n'ayant pas encore chauffé, lorsque nous avons perdu plusieurs de nos accompagnateurs et qu'il a fallu boucher des trous. J'ai bien cru rester en carafe avant que ça ne se relève. Hervé lui était bien au chaud dans les bonnes roues, ça il sait faire !

Je ne connaissais pas le premier secteur pavé, Huisepontweg. Un beau passage d' 1.5 kilomètre environ que nous avons avalé assez vite malgré la route détrempée et parfois glissante. Dommage car sur le sec ça aurait été du caviar. Une fois rentré dans cette zone, nous étions déjà au coeur du sujet.

Premier ravito à Oudenaarde où nous nous sommes brièvement arrêtés, plus de bruine cette fois mais réellement de la pluie. Nous avons eu la chance de passer sur la grand place, à deux pas de l'arrivée du Ronde avant d'aller chercher le premier mont, le Wolvenberg qui est presque au coeur de la ville. Route toujours détrempée, températures autour de 7 degrés, ciel au plus bas, un temps de flandrien. Le Wolvenberg n'est pas très long mais compte un max à 17% et il faut déjà retirer des dents.

C'est réellement parti cette fois pour deux bonnes heures de plaisir malgré le temps. Kerkgate, premier vrai secteur pavé sur plus de deux kilomètres et en plus en faux plat montant...et en plus vent de face. Brutal mais jouissif même si le compteur a bien du mal à dépasser le 25. Vient ensuite le court et propre secteur de Jagerij avec cette fois vent de dos où je vais me faire plaisir (j'obtiendrai même le sixième temps du jour sur l'ensemble des participants). J'ai eu un début laborieux mais comme souvent mes sensations vont aller en s'améliorant. Hervé quant à lui est un peu diminué par un état grippal et souffre du froid avec ses 30 kilos tout mouillé.

Vient ensuite le second mont mais le premier pavé, le Molenberg. Un de mes préférés. Difficile pourtant de monter vite. Les pavés sont disjoints mais surtout très humides et l'adhérence incertaine. C'est malgré tout une belle montée qui heureusement pour nous débouche sur une route qui nous laissera avec le vent favorable.

 

 

 

On va très vite enchainer avec Paddestraat, un des secteurs pavés classique des courses flamandes, déroulant sur plus de deux kilomètres. Comme on peut le voir sur la vidéo, les deux virages situés au début ne permettaient pas de grosse adhérence et il fût difficile de relancer, témoin ces VTTistes qui vont nous laisser sur place.

 

 

 

Nous allons par la suite aborder une transition d'une vingtaine de bornes avant de revenir au coeur du patrimoine flandrien avec l'enchainement Haaghoek - Leberg - Berendries - Valkenberg.

Haaghoek est LE secteur pavé le plus important des courses flamandes. Encore une fois les premiers hectomètres sont détrempés et boueux et il sera difficile de lancer la machine. Sitôt sorti des pavés, virage gauche et la classique montée du Leberg que je passerai plutôt bien par rapport à d'habitude. Je me suis du reste appliqué à monter à bonne allure - à mon niveau évidemment - les monts asphaltés avec des sensations plutôt encourageantes.

La trilogie Leberg - Berendries - Valkenberg est un classique. Berendries est ce mont qui chemine tout droit dans les habitations avec un max à 13% tandis que le Valkenberg développe 800 mètres avec un max à 15. Les organisateurs ont bien évidemment calqué le parcours de la rando sur la course des pros disputées la veille et ont inclus le Vossenhol entre ces deux derniers monts qui est ce qu'on va appeler un gros faux plat par rapport au reste avec toutefois un max à 9%.

Entre deux ravitos que nous n'avons pas négligés (nous avons ajouté au petit matin 50 minutes de vélo pour rejoindre le départ) nous faisons notre chemin avec déjà plus de 4 heures 30 de route pour aborder le final. C'est tout d'abord le Ten Bosse dans la localité de Brakel qui démarre la trilogie finale. Ce n'est pas non plus une côte très dure mais les jambes mouillées et donc froides commencent à piquer. Il faut ensuite rouler une dizaine de kilomètres pour rejoindre Grammont, Geraardsbergen en flamand, et son Muur, là où nous nous sommes postés la veille pour en prendre plein les yeux à l'occasion de la course des professionnels.

Encore dans la ville, nous sommes déjà dans du pourcentage sur des pavés propres. De quoi faire monter le coeur avant d'aborder la montée menant à la chapelle. C'était ma crainte, notre crainte ces pavés mouillés et mal posés. Comment les passer ? Sans aucun doute assis sur la selle afin de ne pas patiner de la roue arrière. Pour moi cela ne suffira pas. Sans doute une erreur d'avoir monté avec le 25 alors que je pouvais mettre 28.

Au plus fort de la pente j'ai senti la roue arrière patiner une fois, deux fois avant de comprendre que je n'avais plus assez de vitesse et d'être obligé de mettre pied à terre. Rageant d'autant que c'est la troisième fois que je gravis le Muur et que ça ne m'était jamais arrivé - en même temps je ne l'ai jamais monté non plus sur un sol si humide. Comme on peut le voir sur la vidéo j'ai été obligé de marcher sur une trentaine de mètres car c'est mission impossible de remonter sur le vélo à cet endroit. Hervé l'a quant à lui très bien négocié en ayant mis le 28 ce qui était certainement le plus judicieux.

Quel plaisir malgré tout d'accéder en haut de ce mythe avec la chapelle au sommet !

 

 

 

Courte transition descendante avant d'aborder le dernier mont de la journée, le Bosberg. Je ne l'ai monté qu'une fois, lors de mon premier Ronde déjà en 2007. Ce n'est pas une grosse montée avec un kilomètre à un peu plus de 5% et un max à 11 d'autant que les pavés sont ici très propres par rapport au Muur. Cela se cabre juste au sommet mais on sait que c'en est fini des difficultés. Nous avons déjà plus de cinq heures de vélo dans les pattes et je me félicite de ma préparation. Comme je l'avais expliqué, j'ai choisi de multiplier les sorties de 5 heures et j'en ai ressenti le bénéfice ce dimanche.

 

 

 

Fini les difficultés oui mais il faut rallier Ninove à une douzaine de kilomètres, heureusement avec vent portant. Les infrastructures de la course des professionnels ont été démontées et on ne verra pas la ligne d'arrivée matérialisée. Pas le temps de tergiverser car il nous faut rejoindre gite et véhicule.

Nous allons nous féliciter de notre choix de ne pas avoir à rejoindre Gand en vélo. Il nous aurait resté à ce moment près de 50 bornes avec un vent majoritairement défavorable et les 23 kilomètres que nous avons eus à faire ont été suffisants. Nous avons pû atteindre 180 bornes à une moyenne honorable de 27 compte tenu des conditions climatiques.

Voilà donc une nouvelles belle pièce à la collection après Gand Wevelegem l'an dernier et bien sûr le Ronde (que fera sans doute prochainement Hervé pour compléter sa panoplie de Flandrien et je parie gros que ce sera sûrement avec moi...)

 

 

 

Prochain rendez vous pas tout de suite avec Paris Roubaix. Le temps de capitaliser !

 

 

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24 février 2019

La reprise ce week end

 

Voici déjà revenu le moment d'accrocher un premier dossard. Comme je l'ai expliqué, ce ne sera pas dans le cadre d'une course mais directement sur une des randos pavées que j'affectionne. Accompagné de Stef et de Hervé, ce sera le circuit Het Nieuwsblad qui ouvrira notre saison 2019.

C'est la première fois que nous allons participer à cette belle classique qui ressemble à un mini Tour des Flandres avec notamment les fameux secteurs pavés de Haaghoek ou le Paddestraat et certains des monts qui font la renommée des courses flamandes comme le Molenberg, Leberg, Valkenberg et un final musclé avec le Muur et le Bosberg.

Une bonne mise en jambe en vue de tout ce qui va arriver par la suite. Le parcours développe 134 kilomètres mais dans la mesure ou c'est un ville à ville, nous serons contraints de garer notre véhicule à mi-chemin du départ et de l'arrivée et nous effectuerons donc 160 bornes environ.

 

OHN

Cette année va être encore bien chargée avec outre le Nieuwsblad, Paris Roubaix qui sera l'occasion d'y fêter ma dixième participation (soit sur la version Challenge d'avril ou sur la cyclo de juin).

Mais le gros morceau sera sans aucun doute Liège Bastogne Liège sur le grand parcours de 250 kilomètres, identique à celui de la course des professionnels. De la distance, du dénivelé, ce ne sera pas une journée facile.

C'est en partie pourquoi j'ai effectué un gros hiver. Je ne fais plus de coupure depuis plusieurs années et à l'automne dernier j'ai seulement grandement ralenti mon activité en octobre avant de remettre en route en novembre et janvier.

J'ai ainsi pû rouler de nombreux kilomètres en mode foncier avant de passer à des choses plus sérieuses en ce début d'année. J'ai notamment pris l'habitude dès la seconde moitié de janvier d'inclure systématiquement une sortie de 5 heures à mon programme hebdomadaire histoire que ce ne soit pas un problème de rouler sur cette durée - et ce n'en est déjà plus un.

Ma condition est bonne et je vais profiter de la préparation de Paris Roubaix pour intensifier la fréquence des grosses sorties en vue de Liège (et ce même si au moment où j'écris ces lignes j'ai déjà effectué une sortie de 200 bornes).

A la semaine prochaine pour le résumé du Nieuwsblad.

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01 décembre 2018

[Retro] - Une année extraordinaire

Novembre qui vient de se terminer est souvent le moment où l'on se remémore les bons souvenirs de l'année écoulée avant de se projeter sur la prochaine.

J'ai déjà tout plein de nostalgie sur ce que j'ai vécu cette année, seul ou avec mes potes et il va être grand temps que 2019 arrive pour remettre en route la machine à fabriquer des souvenirs.

En attendant voici une rétrospective des bons moments passés en 2018.

J'aime beaucoup janvier et février à plusieurs titres, nouvelle année qui commence avec deux mois très importants en terme de préparation, transition entre l'hiver encore présent et quelques belles journées qui se profilent. Nous avons malgré tout vécu un hiver assez moche avec beaucoup d'humidité et même de la neige à deux reprises. Les routes n'ont pas été impraticables bien longtemps mais quand on fait du vélo, on trouve rapidement le temps long à rester sans rouler.

J'ai ainsi de bons souvenirs de ces moments où les champs sont encore enneigés et les routes pas encore tout à fait dégagées mais où il a été possible de rouler. Ainsi on s'était retrouvés un samedi après midi avec Hervé à aller chercher la rive gauche de Loire pour rouler sur la route de Blois, cinq minutes chacun l'un devant l'autre jusqu'à Saint Laurent Nouan.

 

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Mais j'ai aussi poussé le truc jusqu'à rouler seul à deux reprises alors qu'il floconnait au moment de partir. La première fois, la neige ne tenait pas au sol mais la seconde oui et j'ai connu un bon moment de solitude en étant encore à 40 minutes de la maison sur un sol sur lequel la neige commençait vraiment à tenir.

Des sorties qui te font penser que tu es un peu frappé, avec le recul tu te dis que ça n'a rien changé à ton année en bien ou en mal mais au final ça constitue de bons souvenirs.

 

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Et ça ne m'a sûrement pas permis d'être meilleur sur le peu de courses que j'ai disputées cette année mais le 25 février, alors que ça caillait dur et qu'il y a avait un bon petit vent, peut être que ça m'a permis de ne pas me poser de questions quand il a fallu accélérer à 50 bornes de l'arrivée de la course de Neuville.

Hervé qui faisait son retour avec un dossard accroché sur son maillot après 30 ans sans avoir couru m'avait bien chauffé au coeur de l'hiver en me disant que ce serait top d'arriver tous les deux ensemble pour la première course de l'année. Je l'avais bien tempéré en lui faisant comprendre que même si le niveau n'est pas extraordinaire dans notre catégorie, il n'était pas pour autant aisé de le faire.

Et nous y sommes pourtant parvenu ! Nous avons roulé tout l'hiver ensemble, avons connu du mauvais temps et parfois des sensations moyennes mais avons à la fois vu notre forme aller crescendo et quand il a fallu y aller franchement, on ne s'est pas trop posé de questions.

Nous ne saurons jamais quelle a été notre avance à l'arrivée, nous l'estimions à deux minutes au moins mais certains spectateurs ont avancé quatre, peu importe au final, nous avons pû savourer. Et l'amitié que nous nous portons réciproquement a fait que Hervé m'a laissé aller réaliser le triplé.

 

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Nous n'aurons au final fait que trois courses en commun puisque c'est seulement un complément à notre préparation, mais j'ai le grand regret de ne pas avoir accompagné mon pote dans la bonne échappée de Montrieux. Peut être que ça n'aurait rien changé ou peut être que si dans le mauvais sens, donc on va dire que les choses sont à leur place mais la saveur est différente quand tu passes le ligne et que tu apprends que ton copain a gagné.

Le lendemain à Cormainville, nous nous sommes promenés. Dans l'échappée dès le kilomètre zéro, nous aurions pû aller au bout tous les deux de nouveau lorsque nous nous sommes isolés en tête mais nous avons choisi de nous relever. Et peut être qu'avec le recul c'était très bien ainsi. Alors il y aura (et il y a eu je suppose) les mêmes grincheux qui diront que nous n'étions pas à notre place mais ceux-là étaient ils sur leur vélo lorsqu'il neigeait ? Ou se tripotaient ils sur les réseaux sociaux ?

La question ne se posera plus puisque ceux qui suivent mon actu ont dû comprendre que je ne recourrai plus en 2019. J'ai atteint le seuil de saturation, les mêmes courses au même moment de l'année, avec les mêmes mecs et souvent le même scenario. J'aime pourtant toujours autant ça mais le passage d'une nouvelle dizaine dans le nombre des années au compteur a symbolisé parfaitement cette décision.

Oh la porte n'est pas compètement fermée. Il reste un petit peu de lumière, une issue de secours. J'accrocherai sûrement un dossard à une ou deux reprises, principalement en terme de préparation aux randonnées auxquelles nous participons, histoire d'accumuler les kilomètres comme j'ai pû le faire ces deux dernières années sur la course de La Ferté. Et puis il y a mon copain Stéphane qui choisit pile son moment pour avoir envie lui aussi de recourir alors pourquoi pas partager un départ...

Une porte qui est elle par contre encore grande ouverte c'est celle des randos. Nous avons eu un programme énorme cette année. Je dis nous car j'englobe Hervé qui m'a suivi sur toutes celles auxquelles j'ai participé. Et puis tous les autres potes qui étaient là on apporté leur pierre à l'édifice de ma principale motivation pour continuer : le partage. Je prendrais nettement moins de plaisir à être seul et pour tout dire je ne sais pas si je participerais aux grosses organisations que nous faisons.

Il n'y a pas la plupart du temps de classements et c'est tant mieux car je m'en fous de dire que j'ai terminé vingtième, cinquantième ou deux centième, de la même manière que je m'en fous de dire que j'ai roulé à 45 de moyenne ou que des mecs étaient dans ma roue. Ce que je veux c'est en chier mais à plusieurs pour après en rigoler.

Avec Stef et Hervé, nous n'en avons pas trop chié sur Gand Wevelgem mais nous avons en revanche bien rigolé. Un week end comme on les aime avec du vélo, un peu et de bons moments, pas mal. Nous avons ainsi assisté au passage du Grand Prix E3 la veille de notre rando puis fait un bon tour de vélo sur le parcours du Ronde le lendemain.

215 bornes fin mars c'était un beau défi mais nous nous en sommes parfaitement sorti sur le parcours de Gand Wevelgem qui n'est peut être pas le plus intéressant que nous avons fait mais qui était au final très bien. Avec le recul je pense que je reviendrai.

 

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Paris Roubaix challenge, un classique pour Abel et moi sur la reine des classiques mais une nouveauté pour Armindo et Hervé qui faisaient leur baptême des pavés ainsi que Eric en directeur sportif adjoint. Le temps a été de la partie comme pratiquement toute l'année et ce fût de nouveau une belle journée prolongée le lendemain dans les tribunes du vélodrome.

 

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Un programme digne des pros qui nous a amenés ensuite en Bretagne pour le Tro Bro Léon avec mon binôme attitré. Je vais me répéter mais ce fût encore un super week end, sur le vélo mais tout autant en dehors avec de bonnes rigolades et de bonnes bouffes. Un retour au parcours classique par rapport à ce que j'avais connu avec Jérôme lors de ma seconde participation et pour tout dire l'édition sur laquelle j'ai pris le plus de plasir à tous les niveaux, vélo, paysages et météo.

 

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Liège Bastogne Liège...pourquoi y suis-je allé moi qui ne voulais jamais en entendre parler ? Sans jeu de mot je m'en faisais une montagne pour un non grimpeur, surtout accompagné de cabris comme Flo, Stef et Hervé mais ils ont été adorables et m'ont attendu dans toutes les ascensions. A chaud je n'ai pas été emballé par ma journée. Elle a été beaucoup moins dure que je n'attendais mais je n'ai pas eu la sensation de prendre un plaisir énorme. Puis les semaines et mois sont passés et la flamme s'est ravivée. Tellement ravivée que je devrais être au départ fin avril et sur le grand parcours...un sacré revirement en quelques années pour un mec qui avait déclaré ne jamais vouloir y poser ses roues.

 

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Ce qui est bien avec les années paires c'est qu'il y a Paris Roubaix cyclo ! Depuis ma première participation en 2012 je n'en ai loupé aucune édition. Et Jérôme non plus je crois puisque c'est lors de l'édition 2012 que notre amitié s'est définitivement scellée. Il y avait encore Hervé puis Serge mais aussi Nono, le petit novice qui y avait juste participé auparavant...chez les pros ! Blablabla rigolade, blablabla partage, blablabla souvenirs, la routine quoi...

 

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Mes copains ne m'en voudront sûrement pas de le dire mais les meilleurs moments de mon année se sont paradoxalement passés sans eux. Cela va à l'encontre de ce que j'ai dit plus haut mais le défi que je me suis lancé pour passer le demi siècle a été quelque chose d'énorme. Aujourd'hui encore je regarde derrière mon épaule avec nostalgie. Une aventure partagée avec des personnes qui me sont très chères, un défi de 850 bornes en cinq jours, au final des images plein la tête et une énorme envie de recommencer. Où et quand, je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est que je n'attendrai pas longtemps.

Je ne vais pas donner mille détails, je l'ai déjà fait mais pour ceux qui ont envie de lire ou relire le récit de ces bons moments, il suffit de cliquer sur le lien.

 

 

Orléans - Salou, la tournée du demi-siècle - LE BLOG A FERNAND

210 kilomètres et 7 heures de vélo. Seul. Fait 170 bornes et 2300 mètres de dénivelé positif. Seul. Fait 160 bornes pour un troisième jour consécutif. Seul. Fait 2300 mètres de dénivelé positif et une montée de 29 kilomètres. Seul. Fait 190 kilomètres pour un cinquième jour consécutif. Seul.

http://blogafernand.canalblog.com

 

Je ne suis pas un fan absolu des courses par étapes et en particulier du Tour de France. Ma préférence va on s'en doute aux classiques mais en ce mois de juillet il flottait un petit air de printemps sur le Tour. Plus particulièrement de pavés avec cette étape numéro 9 entre Arras et Roubaix. Mon arpète, mon binôme, mon pote m'a fait l'immense plaisir de dégoter des invitations pour la suivre et de quelle manière...accès VIP, village départ, totalité de l'étape dans la voiture de Nono, passage des secteurs pavés, tour d'hélicoptère, la totale ! Une autre journée inoubliable dans une année inoubliable.

 

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Le break des vacances d'été est essentiel pour moi. Se ressourcer en famille au soleil, j'attends ça dix mois sur douze. Je n'emmenais plus mon vélo avec moi mais la petite excuse des 24 heures du Mans m'a fait reprendre goût au truc et pour tout dire, dans mon petit coin d'Espagne je prends un énorme plaisir à accumuler les montées en pleine chaleur moi qui n'aime ni l'un ni l'autre...

 

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Les 24 heures du Mans, encore une épreuve qui mixe ce que j'aime et ce que je n'aime plus. Etre avec les copains pendant deux jours, j'adore, se mettre la selle dans les fesses pendant quatre heures et à n'importe quel moment du jour et de la nuit, j'aime beaucoup moins. Rouler sur ce circuit mythique est énorme, y rouler de nuit encore plus, arriver en meilleure forme cette année qu'en 2017 était un gage de plaisir mais au final de plaisir je n'en ai pas pris tant que ça. A l'heure où j'écris ces lignes, je n'en serai pas en 2019, et peut être plus du tout, dans cette formule par équipe tout du moins. Un défi en solo ou au pire en duo pourquoi pas ?

 

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Cette année sur route devait être clôturée fin aout mais elle ne le fût pas. C'est ça que j'aime aussi dans cette vie. Le petit truc peu ou pas prévu qui vient se greffer sur le programme arrêté. Par l'intermédiaire de David, que j'ai connu par un autre intermédiaire, celui de ce blog, nous avons appris l'organisation très confidentielle d'une rando sur le final de Paris Tours, au matin de la course. Des chemins de vigne, une belle classique qui plus est pas loin de la maison, la décision a été rapide à prendre. Malgré la météo peu clémente, mais pour la première fois de l'année sur nos épreuves, nous avons pris un plaisir imprévu et très apprécié.

 

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Cette fois c'en était bien fini pour la route. Mais quelle idée j'ai eue de proposer à Hervé d'aller au Roc d'Azur ? S'engager sur un rendez vous aussi spécialisé en n'ayant plus fait de VTT depuis des années a été un pari plutôt osé et au final une belle galère mais celle-ci a été gommée par les bons moments que nous avons passés avec Flo et Nono. Et puis pour boucler avec la route, cette sortie par grand soleil en bord de mer avec Hervé un moment spécial.

 

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Spéciale comme cette année. Comment 2019 va pouvoir être plus belle ? Comme je le disais en préambule, novembre est le moment de se remémorer les bons moments mais aussi de se projeter sur l'année à venir. Mes copains me maudissent de les relancer avec les inscriptions, les réservations et autre mais nous savons déjà quasiment qui fera quoi l'an prochain.

Et le programme va être copieux avec comme grosse base les 270 kilomètres de Liège mais également notre seconde participation à Milan San Remo et ses 300 bornes ! De quoi alimenter nos fantasmes de l'hiver mais aussi de se projeter dans la préparation.

La dessus j'ai une ou deux petites idées qui germent en novembre mais on en reparlera...

 

Posté par jerseyconnection à 17:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]