LE BLOG A FERNAND

19 juin 2017

 

 

 

 

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Bienvenue sur le blog à Fernand. Sur cette page créée en 2007 on trouve de la bonne humeur, de la camaraderie et mon actualité sur et quelques fois à côté du vélo.

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                    dernière mise à jour : 19 juin 2017

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18 juin 2017

[Rando] Nord Charente Classic (18 juin)

 

Tant attendu après plus de deux mois de sevrage, nous avons effectué notre retour sur une rando en partie asphaltée avec cette cinquième édition de la Nord Charente Classic (anciennement Chemins Ruffécois). Des gars confirmés sur ce genre de parcours, Aldo, Jérôme et moi, Eric qui connait déjà cette rando pour y avoir participé lors de sa dernière édition en 2015 puis un petit jeune qui reprend le vélo plutôt...assidument, Hervé. Le local David s'est également joint à nous, lui que j'ai rencontré ici même il y a une paire d'années et qui me suivait par l'intermédiaire de mon blog.

Encore une fois dommage que les engagés ne soient pas en rapport avec la qualité de l'organisation. Les paysages sont sympas, il y a du dénivelé (près de 900 mètres), un ravito et des boissons fraiches à l'arrivée. Et ces 25 secteurs en chemins plus ou moins carrossables.

Cette année et pour la première fois depuis que je participe le départ se fait groupé. Nous ne sommes qu'une grosse cinquantaine et le départ va se faire tranquillement sur quatorze kilomètres sans cesse en faux plats balayés en outre par de fortes rafales de vent.

L'allure va s'accélérer à l'approche du premier chemin sur lequel le peloton va exploser. Aldo et David vont rester aux avant postes tandis que les autres vont choisir de rester groupés pour attendre les moins entrainés. Nous allons néanmoins retrouver nos deux éclaireurs un peu plus loin, tous deux victimes de crevaison.

 

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Le parcours est toujours sensiblement remanié d'une édition à l'autre et cette fois-ci nous allons explorer des chemins que nous ne connaissions pas du tout, empruntés par la course pour les juniors organisée l'an passé et alternativement d'autres étant des classiques de cette rando.

 

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Nous allons sans cesse former puis déformer des groupes au fil de la matinée en raison de notre allure, de ceux que nous allons rattraper sur crevaison et ceux qui nous laisseront sur place lorsque nous nous attendrons.

 

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Au final cette fois encore une belle matinée mais pas que. Tout ce qui se trouve autour, avant et après avec nos petites famille nous fait attendre avec impatience ce qui viendra.

Quelques vidéos de nos passages sur les chemins :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et comme je suis désormais sur Strava, l'activité du jour. Au passage n'oubliez pas de me suivre si vous souhaitez en savoir un peu plus sur mes sorties, compte Fat Fernand.

 

Nord Charente Classic avec les copains et un gros vent - Fat Fernand's 116.0 km bike ride

Track your rides and runs via your iPhone, Android or GPS device, analyze your performance, and compare with friends.

https://www.strava.com

 

 

Pour les photos merci à mon garçon qui s'y est collé en ce jour de fête des papas.

 

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04 juin 2017

Deux anniversaires le même jour

 

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Le 5 juin 2017 marque une double date anniversaire. Une récente et une autre qui me vieillit beaucoup plus.

Le 5 juin 1987 soit trente ans derrière nous, j'ai levé les bras pour la première fois sur une ligne d'arrivée. Trente ans...

Après des débuts dans la catégorie minime en 1982, débuts assez folkloriques pour un gamin qui ne connaissait rien à tout ce qui tourne autour de la compétition, ne venant pas d'une famille ayant patiqué le cyclisme. J'aimais regarder le Tour de France à la télévision, les couleurs de tous ces maillots, les classements auxquels je commençais à m'intéresser. Puis les vacances d'été dans les Landes où je connaissais une famille du sud ouest dont les deux garçons plus ou moins de ma génération étaient eux à fond dedans. Les tours de vélo le matin avec mon char d'assaut de l'époque, trop grand et trop lourd mais qui m'a permis de voir que j'arrivais au mieux à les suivre.

Puis cette première licence à l'US Orléans, club routier aujourd'hui disparu pour mes premières années laborieuses. En minime et cadet, tu tombes sur des mecs qui dominent tant physiquement que tactiquement et moi je pêchais dans les deux catégories ! Je suis tombé sur des gars qui empilaient les victoires et les places d'honneur alors que sur mes deux premières années ma place était plutôt située entre 12 et etc...

En cadet deuxième année j'ai commencé à me placer. Hors du podium mais autour plus ou moins de la cinquième place. Je ne pense pas que j'aurais gagné pour autant, les gros moteurs de l'époque dont mon copain Balou ne laissant que des miettes aux petits mecs comme moi. En juillet j'ai chuté au championnat du Loiret et laissé ma clavicule sur un trottoir. Saison terminée.

Junior première année toujours à l'USO, courses avec les séniors, les fameuses "3 et 4", changement de distance (pour ceux qui font du vélo aujourd'hui, en troisième caté à l'époque les courses c'était minimum 90 bornes et jusqu'à 115 et parfois plus), nouveau  braquet après le 50 x 16 imposé aux cadets bref changement complet d'univers et de nouveau une bonne dose de baffes dans la tronche chaque week end. Abandons, places dans les profondeurs du classement puis à partir de l'été quelques placettes dans le top 12/15. Pour tout résumer : mauvais mais toujours en apprentissage.

Mais...en fin d'année et pour ma seconde saison dans les sous bois j'ai réussi à gagner une première fois en cyclo cross dans la catégorie junior. Puis je suis passé à l'inter saison au Cercle Gambetta, la référence à l'époque et réussi à enchainer avec un second succès encourageant en janvier, toujours en cross. Rien à voir avec un résultat sur route mais l'effort du cross permet de savoir qu'on peut aller un peu loin dans la douleur, chose que je n'avais peut être pas totalement intégrée dans mes premières années...

Mon année de junior 2 a été encourageante avec quelques belles petites places mais toujours en second rideau. Puis vint la fin de mes études et un peu plus de temps pour rouler que seulement le mercredi comme je le faisais depuis mes débuts et une révélation : Quand tu t'entraines ça va beaucoup mieux !!! Avec deux années d'expérience avec les troisièmes caté et la caisse prise avec un bon entrainement hivernal j'ai pû aborder ma première année sénior avec un peu plus d'espoir de bien faire.

Plusieurs top 10 assez vite (un bon résultat à l'époque, je rappelle pour ceux qui trouvent qu'aujourd'hui on est nombreux quand on est 40 qu'à ce moment là les pelotons du début de saison étaient compris entre 100 et 200 mecs et parfois plus...), la troisième place sur la course de Poilly lez Gien sur le même circuit que les 1ère caté puis ce 5 juin le critérium de Patay.

 

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La photo est très moche mais elle a le mérite d'exister. J'ai gagné ma première course. Cinq ans après mes débuts cahotiques, laborieux, avec des camarades qui pour certains sont toujours mes amis aujourd'hui et d'autres qui se foutaient de ma gueule parce qu'ils marchaient fort et pas moi (mais qui au final n'ont pas fait de vieux os dans le vélo pour certains). Critérium à Patay, 90 bornes sur un circuit d'un kilomètre et quelques (les coureurs d'aujourd'hui apprécieront encore la différence de kilométrage), sprint massif. Je me revois encore placé en trois ou quatrième position au dernier virage de cette course qui je crois existe encore aujourd'hui, déboiter les mecs et franchir la ligne le premier. Voilà mon gros toi aussi tu pouvais le faire.

Et j'y arriverai de nouveau, beaucoup plus que ce que j'aurais pû imaginer à mes débuts, et peut être beaucoup plus que d'autres personnes pensaient mais je parlerai peut être de la suite dans dix autres années. Ou cinquante.

 

Et plus près de nous il y a tout pile 10 ans, un peu lié au vélo mais pas autant qu'à ma vie personnelle, un passage sur la table d'opération pour une hernie discale. Les plus courageux pourront en retrouver trace sur le blog car cela coïncide avec l'année de sa création. Pour résumer et par ironie du sort, au soir de mon premier Tour des Flandres j'ai ressenti une vive douleur dans le bas du dos qui a été croissante sur les semaines suivantes au point que je n'avais plus de sensation de force dans la jambe droite. Plus de vélo ou presque, plus de possibilité de marcher à pied correctement. La tuile.

Pas mal de semaines perdues avant d'avoir le verdict de l'hernie discale qui me comprimait le nerf sciatique. L'opération fût la seule issue faute de pouvoir me resservir de ma jambe dans des conditions normales un jour. Donc autant dire que pour faire du vélo...

 

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Des doutes puis un retour à une condition à peu près normale qui me permettra de retrouver mon sport, mes copains et tout plein de belles choses sur ces dix années. De lever les bras de nouveau aussi même à un niveau de plus en plus bas.

Une morale à tout ça ? Persévérance, un mot qui prend tout son sens dans le sport et en particulier le vélo. Happy birthday.

 

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28 mai 2017

Départemental UFOLEP - Les Choux (28 mai)

 

Avant j'aimais bien quand arrivaient les beaux jours. Quand je dis avant c'est quand même après l'extinction des dinosaures mais c'est toutefois disons un peu plus vingt cinq ans en arrière. J'avais alors coutume de dire que ma saison commençait le premier mai avec l'arrivée des températures clémentes et celle-ci rayonnait jusqu'en septembre.

Mais c'était avant. Aujourd'hui je préfère les températures de la fin de l'hiver et du début du printemps, quand tu es un des seuls à rouler sans gants alors que les doigts te piquent un peu ou un des rares en manches courtes quand le mercure descend en dessous de huit degrés.

Alors autant dire que les 30 degrés et plus au plus fort de l'après midi n'étaient pas pour me ravir ! Nous sommes une grosse vingtaine dans la catégorie des 40 / 49 ans et avec moi au départ il y a José et Damien. La course va démarrer sur un tempo modéré et trois coureurs vont prendre les devants avec Damien pour nous représenter. Il ne creuseront malheureusement pas un écart conséquent pour terminer la première boucle de 14 kilomètres. Au début du second tour les trois échappés de la catégorie des 30 / 39 vont nous rejoindre. Nous les laissons filer tout en restant à portée des fuyards de notre course.

Deux ou trois gars de cette catégorie vont faire la jonction pour finalement regrouper tout le monde à la mi-course. Le circuit n'est pas très exigeant malgré une petite bosse qui s'avèrera faire mal aux jambes au fil des tours mais les choses vont s'emballer. Damien a repris les devants en compagnie d'un coureur de l'ASPTT. De grosses accélérations vont morceler le peloton pour porter une dizaine d'hommes en tête. Sentant que la course se joue je rattrape deux gars tentant de faire la jonction puis les contre pour intégrer en solo les hommes de tête regroupés.

Premier gros coup se faisant à la pédale : je suis là. Pour le second qui s'avèrera décisif je n'y serai plus. Il y avait deux favoris à marquer dans ma catégorie et je n'ai pas pû me joindre à eux lorsque c'est parti. Nous ne les reverrons plus.

Par la suite la course va se faire à l'usure et plutôt par l'arrière. Nous allons perdre les gars les uns après les autres et je me retrouverai pour le dernier tour seulement accompagné de deux coureurs de l'ASPTT. Nous allons finir comme nous pourrons avec cette chaleur étouffante sans vraiment penser à s'attaquer.

Un des deux va le faire juste avant le dernier virage aux 300 mètres et après la jonction je serai obligé de lancer le sprint en tête mais sans pouvoir résister au retour de l'autre coureur qui me passera dans les derniers mètres. Je termine à la 4ème place sans regrets vu les jambes que j'avais. Les plus forts étaient devant, rien à dire.

 

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crédit photo Maxime (zone-pyro.fr)

 

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21 mai 2017

La Ronde du Loiret (20 et 21 mai)

 

Week end mitigé et pour tout dire plutôt négatif. Je revenais sur la Ronde pour la première fois depuis cinq ans environ pour y participer sans doute pour la dernière fois, à deux pas de la maison. Voici le résumé de ma course.

1ère étape contre la montre - 5 km au Bardon

Je pensais naïvement surfer sur le peu de forme qui me reste du mois des classiques mais j'ai sans doute oublié qu'on arrive à la fin du mois de mai. J'ai eu le sentiment de me mettre à bloc mais de ne pas pouvoir hausser le rythme quand il le fallait. Pas de matériel ni de gros échauffement n'ont arrangé mes affaires  au vu de ce que les autres concurrents mettent en oeuvre. Mais pas d'excuse, quand je vois les moyennes des vainqueurs, 49 km/h pour celui des premières caté et 46 pour les meilleurs en 2 et même en 3, je comprends la minute quinze que je me prends dans les dents au scratch.

 

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2ème étape  - 88 km Le Bardon / Le Bardon

Un peloton de plus de cent unités en 1 et 2 sur un très beau parcours pour cette étape qui promettait d'être animée. Le vent soufflait pas mal et de manière peu favorable tout au long de l'étape. Je craignais des bordures dès le départ mais le peloton est resté groupé sur les 40 premiers kilomètres. Gros groupe, route passant de humide à très mouillée au fil de la course, tout était réuni pour que ce soit dangereux. Je suis donc resté sagement au fond du peloton en attendant d'arriver sur le circuit final à couvrir à deux reprises entre Le Bardon, Thorigny et Baccon. Mais quand on traine derrière on s'expose inévitablement. Juste à l'entrée du circuit il a suffi de deux kilomètres avec vent de travers pour qu'un semblant de bordure provoque une cassure.

Nous perdons assez vite du terrain et j'essaie de rester actif pour tenter de réduire l'écart. Nous ne roulons qu'à une poignée de gars quand en me retournant je m'aperçois que nous sommes une trentaine ! Au premier passage sur la ligne le speaker nous annonce déjà une minute trente de retard mais nous allons persévérer, intégrer la file des voitures suiveuses puis rentrer dans le peloton à un tour de la fin.

Trois échappés se sont disputés la victoire avec le peloton groupé sur leurs talons.

3ème étape  - 87 km Meung sur Loire / Meung sur Loire

Je n'en avais parlé qu'à mes proches copains mais cette ultime étape était celle que j'avais cochée pour accrocher un résultat. Je connais parfaitement l'arrivée avec la petite côte menant au cimetière de Meung et en étant placé au pied il est quasiment acquis de garder sa place en haut. Problème : gros peloton au sein duquel il n'est pas facile de naviguer.

Le temps est clément sans trop de vent mais peu importe puisque le circuit emprunte dans sa grande partie des routes boisées. L'allure va être rapide dès le départ et nous allons effectuer 43 kilomètres dans la première heure de course. Je reste sagement en queue de groupe. C'est de toute façon ma tactique du jour, attendre les cinq derniers kilomètres et voir si je peux remonter.

Dans les vingt dernières bornes, une échappée de six va se constituer et ira au bout. Je décide malgré tout d'essayer de faire l'arrivée. Je remonte tranquille avant d'arriver à Dry pour les cinq derniers kilomètres, juste là où je l'avais prévu et je profite de l'étirement du peloton vent de travers pour faire en deux fois un gros effort qui va m'amener dans les quinze premiers pour aborder le pont sur la Loire.

Je trouve une autre ouverture au sortir du pont, passe le virage menant au mail bien placé puis me faufile encore pour aborder la côte en cinquième position. Tout se passe comme je l'avais prévu mais, il y a un mais j'ai manqué un peu de puissance pour redescendre les dents pour la dernière ligne droite. Je termine malgré tout 7ème du sprint du peloton et donc 13ème au scratch, pas si loin finalement de mon objectif de top 10. Accessoirement et comme je n'aime pas trop ces classements au sein du classement, je termine l'étape à la 3ème place en deuxième catégorie.

 

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Voilà, comme je l'ai dit plus haut je pense que ce sera ma dernière participation à cette belle épreuve. Je n'ai finalement pas pris trop de plaisir ce week end, le négatif l'emportant largement sur le positif. Beaucoup de temps à rester à l'arrière et donc à ne pas être acteur d'une course finalement trop relevée pour qu'une sélection ne puisse se faire.

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23 avril 2017

Course d' Ormes (23 avril)

 

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Retour à l'ordinaire, très ordinaire même pour ma cinquième course cette saison. Les avenues de la zone industrielle d'Ormes sont moins sexy que le Kwaremont ou le Carrefour de l'Arbre mais grâce à quelques clubs et leurs bénévoles il est encore possible de faire vivre le vélo y compris un dimanche d'élections, même si c'est sur de tels parcours. Ceux qui sont peu excusables par contre sont les coureurs. Pour avoir le couteau entre les dents au mois de novembre et décembre il y a du monde mais pour être encore présent au printemps c'est autre chose. Vingt six gars en première caté, à peine vingt en deux...

Je partais un peu dans l'inconnu au sujet de ma forme après une coupure d'une petite semaine sans vélo mais aussi de quatre week ends sans compétition. Je n'ai repris l'entrainement que le jeudi précédant la course et ressentais de la fatigue d'une longue sortie effectuée ce jour là. J'appréhendais surtout l'éventuel manque de rythme après des randos et les sorties préparatoires qui demandent plutôt à être diésel. Et avec ce petit peloton au départ ça n'arrangeait pas mes affaires...

Nous sommes trois du club au départ, Michel, André et moi. Je choisis de courir devant et de suivre tous les coups. Trop devant peut être mais je préfère faire plusieurs fois l'effort et ne rien rater. C'est André qui va trouver l'ouverture après les pétards mouillés des premiers tours et il va faire valoir ses qualités de rouleur pour parcourir quelques kilomètres en solo avant qu'un groupe de cinq ne parte à sa poursuite.

Sentant que ça commence à s'endormir un peu dans le restant du peloton, je mets une grosse attaque juste avant la ligne droite d'arrivée. Un coureur fait l'effort pour me rejoindre avec comme souvent dans ces cas là tous les mecs dans sa roue. Sitôt sur moi je lui demande de relayer mais j'entends à sa respiration plutôt...haletante qu'il a dû s'employer ! J'imagine qu'une partie des autres gars sont dans le même cas et juste avant de virer à droite pour la longue ligne d'arrivée j'en remets une - même si moi aussi je dois retrouver un second souffle. Je sens malgré tout qu'il faut y aller là ou jamais et j'avoue que je n'ai rien compté. La ligne droite doit faire 700 mètres, je l'ai faite avec 53 x 12 et mon compteur m'a affiché après la course une vitesse maxi de 59 km/h ! Effort payant puisque je fais la jonction juste avant de virer à droite sur ce circuit en rectangle.

 

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Il reste cinquante bornes, nous sommes sept devant, tout ce que j'aime et ce qu'il me faut au niveau du tempo. Les relais se font très bien et nous creusons très vite un écart qui nous mettra hors de portée. Les tours vont défiler sans que personne ne songe à briser notre harmonie. Il faut dire que la ligne droite opposée à l'arrivée s'emprunte avec vent de face. Curieusement c'est dans cette partie que je me sentirai le mieux.

 

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En échangeant deux mots avec André, je sais qu'il va attaquer dans les derniers tours faute de pointe de vitesse lui permettant de s'imposer au sprint. C'est chose faite à quatre tours de l'arrivée. Il sort vent de face tout de suite pris en chasse par le coureur de l'ASPTT Orléans. Je prends les roues et le coureur de Voves nous rejoint. Nous sommes quatre, probablement les quatre plus costauds de l'échappée et les deux gars que je pointais sont évidemment là. Le coureur d'Orléans m'a semblé costaud mais je vois qu'il compte ses efforts arguant sur le fait qu'André et moi portons le même maillot et le coureur de Voves a le physique rablé d'un gars qui doit aller vite au sprint.

Pas forcément gagné d'avance. André va remettre ça dans le dernier kilomètre, de nouveau vent de face mais les deux gars vont garder sa roue. Dans l'avant dernière ligne droite je lui crie de continuer à emmener ce qui va nous conduire jusqu'au dernier virage que j'aborde troisième. Il reste ensuite environ deux cent mètres, juste de quoi me permettre de déborder nos deux accompagnateurs.

 

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Je décroche donc mon deuxième bouquet, agrémenté de la belle 4ème place d'André et la 5ème de Michel. En première catégorie, Wiliam va terminer 6ème tandis que Pascal et José finissent dans le peloton.

Mes craintes n'étaient donc que moyennement fondées. J'ai eu des sensations finalement meilleures que ce que je pensais.

Pas de course pour moi le week end prochain. Celle du samedi ne me plait pas et celle du lundi représente un déplacement un peu long. Je devrais me contenter de la randonnée Marc Doyen où je vais retrouver une ambiance que j'aime aussi, sans pression de résultat et entre potes.

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17 avril 2017

Retour en images - Flandres et Roubaix

 

Tant attendues, trop vite passées, nos deux Flandriennes figurent déjà au rang des souvenirs et le temps va être long jusqu'au sortir de l'hiver prochain. En attendant il nous reste de beaux moments gravés dans nos mémoires mais aussi quelques photos. On commence évidemment par le Ronde :

Celle-ci est prise sur la grand place d'Anvers. Le jour se lève et il ne pleut pas encore mais de petites gouttes nous annoncent un début de journée qui ne sera pas celui dont on pourrait rêver.

 

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La suivante est prise sur l'Eikenberg. Mon pote vient de lâcher dans la tête et je vais continuer en solo les 70 bornes restantes.

 

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Quelque part dans la campagne flamande alors que le temps est redevenu clément.

 

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Sur le Kanariberg, un mont asphalté qui n'est pas vraiment celui que je préfère.

 

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Pied du Kwaremont, on voit sur mes vêtements que la journée a été quelque peu arrosée...

 

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Sur le replat dans le village de Kwaremont. J'ai remis la plaque mais les sensations ne seront pas les mêmes qu'ici même les autres années. Ah oui...dans mes jambes déjà près de 200 bornes.

 

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Kwaremont toujours. Je l'ai mise en dernier pour ce mont mais j'ai finalement l'impression que la photo a été prise au pied.

 

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Pour finir avec la série sur le Ronde, ma préférée. Prise sur le Paterberg que nous avons pû enfin franchir en vélo après plusieurs années de gros ralentissements dans ce mont avec un passage au delà de 20%

 

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On continue avec Roubaix et la mythique trouée d'Arenberg :

 

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Le secret sur les pavés c'est d'être décontracté. Ça se voit ?

 

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On continue avec l'entrée du secteur du Pont Gibus, décoré en hommage à Gilbert Duclos Lassalle

 

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Et pour finir cette magnifique photo prise sur le vélodrome avec mon frère d'adoption, mon frère de déconnade, mon pote et moi et ce magnifique message derrière nous. Vivement qu'on recommence !

 

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09 avril 2017

[Cyclo] - Paris Roubaix Challenge (8 avril)

 

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Que ce soit pour les professionnels ou pour les cyclotouristes comme nous, Paris Roubaix reste une épreuve hors normes et insaisissable. Du premier kilomètre à l'entrée sur le vélodrome tout peut arriver, sur la route ou avec la météo. Nous en avons une fois de plus fait l'expérience car même avec le beau temps annoncé il a fallu que la météo nous fasse un clin d'oeil à sa façon.

Stef dont c'était le baptême du feu sur ces pavés, Jérôme pour sa quatrième participation et moi même sommes partis au lever du jour sur le parcours des 170 kilomètres. Quelques camarades orléanais étaient eux au départ du 145 kilomètres et ont eu un peu plus de chance avec le temps sec annoncé tandis que nous partirons avec un épais brouillard et de la fraicheur (de 0 à 2 degrés suivant les compteurs). Au final ce ne sera pas pénalisant avec le pavé bien sec et seulement la fine terre du Nord en souvenir sur nos vélos.

 

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Toujours difficile d'être prêts aux aurores en étant logé un peu loin du départ, nous avons été contraints d'écourter sensiblement le parcours en démarrant quatre kilomètres après le départ réel pour avoir peut être une chance d'accrocher un groupe - chance qui ne viendra pas. Peu importe, nous allons vite être dans le bain, vite réchauffés aussi avec l'entrée dans le premier secteur de Troisvilles.

Pavé sec donc, entrée légèrement descendante et c'est parti pour une grande partie de plaisir. Comme tout le monde nous a devancé nous avons le secteur presque pour nous seuls. Sitôt sortis on enchaine avec les classiques pavés de Viesly, Quiévy et Saint Python avec pour ce dernier la plus longue distance de 3700 mètres et un final en faux plat montant.

Nous allons ensuite découvrir un nouveau secteur, tant pour les cyclos que pour les professionnels avec celui menant de Viesly à Briastre. Développant trois kilomètres il est légèrement descendant et donc très roulant. Il remplace avantageusement le traditionnel pavé de Viesly qui était particulièrement dangereux avec une descente beaucoup plus prononcée.

Par la suite nous allons quasiment pour la seule fois de la journée partager des relais avec trois autres gars, malheureusement trop peu puisque sur le long secteur de Vertain je vais devoir m'arrêter pour replacer le capteur de mon compteur que les trépidations avaient fait descendre sur la fourche.

Bye bye nos accompagnateurs et en route pour la première partie intéressante avec la progression vers Wallers et le beau secteur d'Haveluy qui sur 2500 mètres de beaux pavés nous donne un avant goût du plaisir à venir. La suite est bien évidemment le premier épouvantail de la journée avec la tranchée d'Arenberg. Les participants du 145 kilomètres nous rejoignent pour le premier secteur de leur parcours et la tranchée est un peu encombrée mais il reste aisé de slalommer entre les concurrents. Aisé mais risqué puisque Jérôme en voulant doubler un gars va subir une crevaison en descendant sur le bord du pavé.

 

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Je choisis de finir seul la traversée d'Arenberg pour garder un bon élan sur la partie en faux plat montant et la passe plutôt pas mal. A la sortie je patiente un peu pour prévenir Stef puis attendre Jérôme mais je vais louper le premier qui lui même ne va pas me voir. Jérôme sort avec le vélo sur l'épaule, répare mais pas de Stef en vue...Nous imaginons qu'il est parti devant (ce qui sera le cas) mais nous aurons toute la journée l'appréhension qu'il lui soit arrivé quelque chose.

Notre all star crew nous attend à la sortie, nous nous dévêtons un peu puis partons à l'assaut de la suite. Il y a du beau secteur par là, celui du "Pont Gibus" puis celui d'Hornaing repérable à son château d'eau. Avec notre expérience de plusieurs participations nous avons nos repères et savons où nous allons prendre beaucoup de plaisir. Au passage nous filons vite sur Hornaing en doublant pas mal de monde dont de nombreux mecs empruntant les bas-côtés (je ne comprends pas trop l'interêt de venir sur Paris Roubaix pour ne pas rouler sur les pavés mais pour nous c'est assez jouissif de doubler des mecs roulant sur du sable alors que nous sommes sur le haut du pavé).

 

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Les kilomètres défilent. Jé et moi alternons souvent les secteurs en tête à tour de rôle, aidés par un vent qui sera souvent portant. Paradoxe de Paris Roubaix, parfois tu vas passer les pavés à 35 km/h et parfois tu as du mal à rouler à 25. Nous en ferons cette fois encore l'expérience notamment sur le pavé de Tilloy particulièrement abimé.

 

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Nous sommes au coeur de la rando avec de très beaux passages, le secteur Marc Madiot à Beuvry la Forêt, celui d'Orchies en deux parties aux noms évocateurs, chemin des prières et des abattoirs puis par la suite le long secteur de Mons en Pévèle que nous passerons vent de dos et à une bonne allure. Comme on le voit sur la vidéo, deux gars vont nous doubler et ce seront les premiers qui le feront depuis le départ, signe que nous avons plutôt pas mal roulé. Par la suite des petits malins nous dépasseront encore mais en passant sur les bas côtés.

 

 

 

 

 

Toujours pas rassurés au sujet de notre Stef nous faisons une pause salutaire à deux ravitos avant de filer vers le magnifique final. C'est une constante dans Paris Roubaix, les cinquante derniers kilomètres passent à toute allure et ce même s'il y a quelques transitions d'une dizaine de bornes. Nous ne faiblissons pas pour autant mais choisissons de temporiser un peu avant Camphin en Pévèle alors que nous avons retrouvé le vent défavorable.

Je parlais de points de repère, la ferme à l'entrée de Camphin en est un. Virage gauche puis en route pour 1800 mètres de pavés agressifs toutefois adoucis cette année par une fine pellicule de terre qui aplanit un peu le haut du pavé. C'est un magnifique secteur qui promet toujours d'être décisif pour la course des pros, en témoigne la présence d'un nombre incroyable de camping cars qu'on peut apercevoir sur la vidéo ci-après.

 

 

 

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A peine deux kilomètres plus loin c'est le secteur que je mets sur un pied d'égalité avec Arenberg en terme de difficulté : le redouté Carrefour de l'Arbre. Le début est infernal avec des pavés disjoints et mal plantés mais nous mettons un point d'honneur à ne pas emprunter la rigole du bord de route bien tentante pour de nombreux concurrents. Nous on vient pour rouler sur les pavés, pas à côté !

 

 

 

Virage gauche puis remontée vers le célèbre café ouvert le jour de la course et la délivrance est presque là. Presque car il faut enquiller directement Gruson avec là encore une bande sableuse sur laquelle nous n'envisagerons même pas de mettre nos roues.

Ne reste plus que Hem sur lequel j'avais triché lors de mes deux dernières participations en prenant la bande latérale d'asphalte, victime de grosses ampoules aux mains mais cette fois j'ai promis à Jérôme que je passerai en haut, promesse que j'ai tenue. Pas de gants mais pas d'ampoules cette année, j'ai terminé avec des mains de nouveau né !

Ne restait plus qu'à rejoindre le vélodrome où nous allons avoir le plaisir de retrouver Stef, sain et sauf et qui avait continué seul pensant que nous étions devant lui. Nous retrouvons aussi Valérie et Sandra, nos anges gardiens, levées tôt, des as pour trouver où nous voir sur le parcours, nous photographier, encourager et ravitailler. On forme une belle équipe !

 

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Comme d'habitude quelques chiffres pour finir :

5 heures et 43 minutes de vélo pour 166 kilomètres pour Jérôme et moi (29 km/h de moyenne en ayant fait environ 145 bornes à deux)

7ème participation à Paris Roubaix pour moi (4 Paris Roubaix Challenge sur 7 éditions + 3 Paris Roubaix Cyclo)

1 seule crevaison en 7 participations pour plus de 300 kilomètres de pavés

3 dernières éditions avec les mêmes pneus (Continental 4 saisons en 28mm) et 0 coupure !

mais aussi 1 kg 750 de M & M's consommés par la Team Flandrien sur le week end...

Voici venu le temps de faire une petite coupure. Je compte pas loin de 5000 kilomètres depuis début janvier et j'ai envie de souffler un peu tout en gardant de la motivation pour la suite.

Par ailleurs nous avons assisté à la course des professionnels, bien installés à trente mètres de la ligne d'arrivée pour une après midi d'émotions relevée par la présence pour la dernière fois avec un dossard d'une de mes idoles, Monsieur Tom Boonen.

A très bientôt.

 

 

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02 avril 2017

[Cyclo] - Tour des Flandres (1 avril)

 

On n'est pas franchement aidés par la météo sur les dernières grosses épreuves. Un départ sur les pavés mouillés l'an dernier à Roubaix, le déluge sur les Strade Bianche et cette fois encore la pluie nous a accompagnés pendant trois heures pour We Ride Flanders.

C'est la quatrième participation pour Jérôme et déjà la septième pour moi, dix ans après mon premier Ronde. Je ne voulais pas spécialement venir mais l'insistance de mon copain et le fait que le Grammont retrouvait le parcours ont fait que cela n'a pas été long pour me décider. Nous partons d'Anvers comme les professionnels et la logistique de leur départ est déjà en place.

Il y a foule à sept heures du matin, nous sommes en effet 4000 à affronter le grand parcours. Le temps que le start soit donné j'aperçois quelques gouttes sur l'écran de mon compteur. Elles vont vite se transformer en bruine puis en franche pluie qui nous accompagnera sur les cent premiers kilomètres. Sortis d'Anvers nous allons rouler à bonne allure, rejoignant sans cesse des groupes. Contrairement à ce qui se faisait lorsque la course partait de Brugge, nous n'empruntons pas de pistes cyclables mais bel et bien les routes avec de la sécurisation partout. Eh oui, en Flandres le cycliste est roi. Difficile d'envisager chez nous de voir les voitures s'arrêter sur le passage des vélos sans râler.

Nous avons repéré trois ou quatre gars qui roulent bien et nous les gardons sans cesse devant nous pour sauter de groupe en groupe. Les kilomètres défilent finalement assez vite. Nous allons mettre tout pile trois heures pour accomplir les 98 bornes nous séparant de la première difficulté.  Pour nous mettre en jambes ce n'est pas un mont qui nous attend mais le long secteur de Paddestraat et ses 2300 mètres. Bonne surprise, le pavé est sec et nous pouvons déjà lâcher les chevaux.

 

 

 

Plus trop de répit maintenant que l'on est dans le vif du sujet. Nous allons enchainer avec le tout aussi long secteur de Haaghoek, un des hauts lieux du Ronde.

 

 

 

Juste avant ce passage j'ai été embêté avec ma pédale, évitant de justesse une chute fatale et j'étais plutôt remonté pour avaler ce secteur. Peut être que ça se voit sur la vidéo ? Juste après la sortie, virage gauche pour escalader le premier mont, le Leberg. C'est un classique du Ronde, asphalté et finalement pas trop dur. Nous allons bien le monter, enfin surtout à mon impression perso car Jérôme s'envole toujours sur les montées mais je me surprendrai toute la journée sur les montées bitumées à trouver de bonnes sensations. Vient ensuite Berendries lui aussi sans pavés et avec un passage toujours impressionnant au milieu des habitations même si cela ne fait que 12% au maximum.

Au sommet nous allons plonger vers Brakel et la nouvelle boucle du parcours. Nous montons le Ten Bosse où Johan Museeuw s'était envolé en solitaire lors d'une de ses victoires puis empruntons la longue descente qui mène vers Geraardsbergen. Le nom francisé est bien évidemment Grammont ce qui cause tout de suite plus.

Le Muur...un mythe de la région flamande que j'ai déjà monté à deux reprises mais qui ne figurait plus au parcours ces dernières années. La première partie dans la ville est déjà pentue mais sur du pavé urbain et va nous faire passer la banderole d'arrivée du Ronde réservé aux juniors. Ensuite c'est une autre histoire. Virage à droite puis le pavé devient plus agressif pour aller jusqu'au "Kapelmuur" et ses 20%. Nous allons encore le passer plutôt bien et profiter de ce paysage jouissif au sommet.

 

 

Petit ravito en haut avant une transition d'une quinzaine de bornes où nous allons être seuls à rouler. Cette boucle est désolidarisée du reste des autres parcours mais nous allons vite retrouver des groupes pour aller chercher le Valkenberg. En parlant de groupes, et c'est un reproche que je fais à l'esprit du Ronde depuis deux ou trois ans, la majorité des participants sont vraiment en mode cyclo et le temps n'est plus ce qu'il était à être sans cesse à se tirer la bourre dans des groupes se faisant et défaisant au fil des kilomètres.

Après ce mont, Jérôme commence à m'avouer qu'il en a marre. Il ne prend pas de plaisir mais je m'efforce de le remotiver. Il reste moins de cent kilomètres et de beaux passages à franchir mais l'envie n'y est plus. Il va prendre la sage décision d'arrêter après 170 kilomètres et de ne pas entamer plus son moral.

A mi pente de l'Eikenberg nos chéries nous attendent et Jérôme va me laisser continuer seul. Et peu déçu mais sûr d'un autre côé qu'il a pris la bonne décision je me remotive pour ce si beau final.

 

 

Au sommet, là où on tournait à droite pour filer vers le Wolvenberg que nous ne passons pas cette année, c'est à gauche que la route nous emmène vers Oudenaarde d'abord puis vers un autre ravito que je choisis de zapper car il y a la foule et surtout tout de suite après se présente le redoutable Koppenberg.

Je m'arrache sur le plat pour doubler le maximum de groupes et espérer ne pas être au milieu de trop nombreux cyclos et mes espoirs semblent positifs au virage gauche qui annonce le début du mont. C'est en effet ici qu'on a une première idée de la manière dont on va le passer. Il n'y a pas trop de monde mais je vais vite déchanter. Comme je le disais avant, j'ai vu la rando évoluer en mode cyclo et les mentalités des participants changer. Là où il y a quelques années chacun était respectueux de l'autre, aujourd'hui une majorité s'en fout. J'ai vu des mecs carrément freiner pour s'arrêter au milieu d'un secteur pavé sans s'occuper de qui venait derrière et dans des passages étroits comme ici au Koppenberg, avant les moins forts roulaient ou montaient à pied bien à droite mais maintenant c'est fini.

A mi-pente je dois donc cette année encore me résoudre à mettre pied à terre au milieu de ce troupeau. Je pourrai néanmoins enfourcher de nouveau mon vélo pour le sommet mais ça plombe systématiquement mon enthousiasme devant cette si dure mais belle montée.

 

 

 

Je reste malgré tout motivé par ce qui va suivre avec très vite le beau secteur pavé de Mariaborrestraat qui amène vers l'ascension de Steenbeekdries.

 

 

 

Pas trop difficile avec tout juste du 6% au max mais la suite est beaucoup plus copieuse avec le Taaienberg qui est toujours un endroit stratégique des courses flamandes. Cette fois encore je le passe plutôt bien et je vais être rejoint dans la descente par un gars du coin qui m'avoue m'avoir suivi depuis très longtemps et trouve mon allure plutôt forte, ça fait plaisir. Nous allons parcourir une bonne vingtaine de bornes ensemble, gravir Kaperij et Kanarieberg, deux monts asphaltés avant de plonger vers Ronse où nous attend d'abord le ravito où je fais le plein de liquide que j'attendais depuis une bonne demie-heure puis ensuite la montée pavée du Kruisberg (pour ceux qui ont vu la vidéo de la page Facebook du blog, c'est cette montée).

Tout de suite après, le faux plat de Hotond qui est considéré comme un des monts mais qui se passe grand plateau puis Karnelkbeekstraat pour nous amener vers la descente parallèle au Kwaremont. Je commence à sentir la distance dans mes jambes et cela va se confirmer sur le début de la montée. Là où je passais grand plateau les années précédentes avec 120 kilomètres dans les pattes, il n'en est pas de même avec 220 et je dois débrancher. Même sur le replat dans le village (là où Sagan a accéléré avant de chuter) je remets la plaque mais les dents de vont pas descendre de la même manière.

Il reste au commet une quinzaine de bornes et le Paterberg que j'espère très fort pouvoir passer en vélo. Cette fois mon voeu va être exaucé après deux années à le passer à pied et je me fais plaisir sur le sommet au delà de 20%.

 

 

 mon passage vers 30 secondes

 

Heureux comme tout en haut j'enchaine la descente avec tous les camping cars déjà présents pour la course des pros et quelques encouragements bienvenus et me retrouve avec deux jeunes lascars qui vont m'emmener au delà de 40 km/h sur les treize derniers kilomètres. J'ai eu la lucidité de regarder leurs plaques de cadre pour voir qu'ils n'avaient fait que le parcours des 140 ce qui m'a permis au moment où l'un des deux m'a demandé un relais de lui montrer la mienne et lui signifier que j'avais cent bornes de plus que lui dans les pattes !

Dernière ligne droite puis la ligne d'arrivée identique à la course du lendemain. J'ai effectué les 240 kilomètres en 7 heures 53 soit 30.5 de moyenne et 2100 mètres de dénivelé. Pour mémoire l'an dernier à quatre et en étant donc obligés de ralentir pour s'attendre nous n'avions fait que 26.5 de moyenne !

Je ne dis pas que c'est la dernière fois que je la franchis cette ligne car c'est sûr que j'y reviendrai mais je vais cette fois faire un break avec la cyclo. J'ai vraiment eu du mal avec l'attitude de nombreux participants - et ce même si chacun fait avec son niveau - et j'ai aussi apprécié la petite virée que nous avions fait à trois en mai de l'année passée sans cette foule gênante.

Et puis je l'ai fait sept fois ! Avec tous les monts les plus mythiques des Flandres dans ma musette. Place maintenant à l'autre belle, Paris Roubaix.

Certainement aussi une petite série photo à venir dans la semaine.

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25 mars 2017

Course de Méry es Bois (25 mars)

 

Déplacement dans le Cher pour ma première course UFOLEP cette saison afin de garder mon dimanche pour une ultime longue sortie. J' avais déjà couru sur ce circuit il y a quelques années, circuit sans grande difficulté si ce n'est la partie opposée à l'arrivée passée vent de face sur une route en toboggan qui pour corser le tout offrait un revêtement qui ne rendait pas.

Nous sommes une cinquantaine au départ et j'ai la chance d'avoir un coéquipier en la personne d'André. C'est lui qui va trouver l'ouverture à la fin du premier tour et qui va caracoler en tête accompagné de deux autres gars. Malheureusement l'écart en leur faveur ne dépassera jamais les 45 secondes.

 

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A une quarantaine de bornes de l'arrivée j'arrive à m'extirper du peloton en compagnie d'un autre gars et nous creusons un petit écart. Je décide de franchement rouler mais je sens que mon accompagnateur est un petit ton en dessous de moi. Sentant le retour du peloton je relance sèchement au virage annonçant la partie la plus difficile et me retrouve seul. Pas d'autre solution que de tout donner. Je vais boucher en solo les 25 secondes me séparant de la tête, un effort que je vais mettre du temps à digérer.

Nous sommes maintenant quatre devant mais André me dit très vite que les deux autres gars ont du mal à collaborer. Par chance quatre autres coureurs sont sortis du peloton et vont relancer notre groupe pour ce qui sera la bonne échappée. Nous sommes huit et une très bonne entente va nous permettre de nous mettre à l'abri pour un moment.

 

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Il reste une grosse trentaine de bornes et rien ne va se passer avant l'attaque du dernier tour. Nous voyons trois coureurs se rapprocher, bénéficiant du fait que l'allure s'est ralentie parmi nous. Dans la dernière partie difficile, André attaque seul et prend quelques mètres d'avance. Pas trop de réaction derrière ce qui me permet de contrôler les mouvements. Je ne pourrai rien faire sur la contre attaque de celui que je considérais comme le plus fort de nous huit qui va rejoindre mon coéquipier.

Là encore l'écart ne grandit pas et celui qui est rentré devant va essayer de lâcher André mais sans réussite. Leur tergiversation va les laisser à une cinquantaine de mètres devant nous et un coureur va nous ramener dans leurs roues aux 500 mètres. L'arrivée étant en faux plat descendant, je décide de lancer le sprint sur un gros braquet mais deux gars vont très vite me déborder et je ne pourrai jamais les remonter.

Je termine 3ème alors qu'André relevé prend la 9ème place. Comme je l'ai dit, avec du recul je pense que ce gros effort que j'ai fait m'a porté préjudice car l'aiguille a mis du temps à sortir du rouge mais si je positive, cet effort j'ai été capable de le faire sur la partie la plus dure du circuit.

Pour l'arrivée, une vidéo est disponible sur la page Facebook Blogafernand.

 

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Je suis en tout cas bien content d'avoir pû me retrouver avec quelqu'un d'Infosport devant et on devrait trouver des automatisme quand ça se reproduira.

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