LE BLOG A FERNAND

15 octobre 2018

 

 

 

 

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                    dernière mise à jour : 15 octobre 2018

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14 octobre 2018

[VTT] Semaine du Roc d"Azur

 

Neuf ans que j'avais participé au Roc d'Azur, environ huit ans que je n'étais plus monté sur mon VTT...

L'idée avait germé cet hiver d'y retourner en compagnie d'Hervé. Hervé qui ne possédait pas de VTT jusqu'à il y a une quinzaine de jours. Autant dire que nous sommes arrivés à l'arrache sur tout.

Absolument pas habitués au pilotage, aux trajectoires, à la position, nous avons sauté de nos vélos de route aux VTT sans transition. Et ce fût une grave erreur !

Mais revenons un peu en arrière. Nous étions supposés participer à la rando Roc Altitude histoire de se mettre dans le bain mais celle-ci a été annulée en raison des intempéries de la veille, comme le Roc Master sur lequel Nono et Flo que nous avions retrouvés sur place devaient s'aligner.

Début des hostilités le vendredi avec le Roc Marathon et ses 85 kilomètres pour Flo. Pas de randonnée cette fois, il s'agit bel et bien d'une course. Hervé, Nono et moi avons eu le plaisir de faire des coupures sur le parcours pour assister Flo et voir un peu ce que c'était.

Nous avons coupé une première fois pour nous rendre au bas de la première grosse descente, le Fournel et voir un peloton déjà très étiré. Nous nous sommes rendus ensuite à Roquebrune après 30 kilomètres de course, au bas d'une descente technique où Flo se positionnait autour de la 250ème place avec des bonnes sensations.

Place ensuite pour nous à une montée de six kilomètres pour accéder en haut du petit col de Valdingarde sur laquelle j'aurai la malchance de crever...puis de voir ensuite Flo prendre le temps de s'arrêter pour se ravitailler, très frais.

Nous avons par la suite rejoint le col du Bougnon par la route pour tomber sur le parcours et voir un bon raidard bien droit que nous allions emprunter le lendemain lors de notre rando. Bien qu'il ne soit pas encore passé nous avons pensé avoir manqué Flo et sommes retournés vers l'arrivée.

Au final notre Pokémon prend la 189ème place en 5 heures 30 après une magnifique course.

 

Roc d'azur marathon !!! - Florestan Nicolas's 82.5 km bike ride

Merci!!! Des conditions extrêmes !!!! Mais ça a été car la boue d'ici n'est pas la même que chez nous!!!

https://www.strava.com

Hervé et moi avons été soufflés par ce que nous avons vu et en débriefant sommes tombés d'accord sur l'envie commune d'y participer, imaginant déjà boucler le parcours autour des sept heures...pauvres naïf que nous sommes.

Mais avant d'éprouver en vrai le parcours du lendemain, nous avons sorti les vélos de route pour une belle sortie plaisir nous emmenant de Fréjus à Mandelieu via le petit col du Testanier et ses six kilomètres puis le long de la mer jusqu'à Cannes puis dans l'autre sens par la magnifique route longeant la Méditérranée de Mandelieu à Saint Raphaël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis voilà vendredi qui arrive, jour de la Rando Roc Noire. Flo et Nono participent avec nous sur cette boucle de 48 kilomètres épousant quasiment le tracé de l'épreuve reine du dimanche. Nous partons dans la première vague de 500 concurrents. Nous avons convenu de rouler tranquille et de profiter. Et pour être tranquille, ça va être tranquille !!!

Après être sortis de la base de loisirs, nous abordons un secteur rendu marécageux par les pluies diluviennes du mercredi et nous allons déjà rouler dans la boue jusqu'à mi-roue. Le tout est de ne pas mettre pied à terre faute de risquer de ne pas retrouver ses chaussures. Vient par la suite le passage dans l'enceinte d'un camping puis la première montée.

Rude, très rude avec du 13, du 15 et jusqu'à 18% pendant deux bons kilomètres. Pas de panique, je mets le tout petit plateau - oui juste un petit point matos pour dire que mon vélo a une dizaine d'années, triple plateau, quatorze kilos, et je ne crois pas avoir vu le même au long du week end. Tout petit braquet donc pour accéder au sommet où nous nous regroupons comme après chaque difficulté. Et je sois dire que Flo et Nono, et à un degré moindre Hervé ont été très patients avec moi.

Arrive par la suite la descente du Fournel, premier très gros morceau technique. Non et Flo nous ont briefé, c'est caillouteux, il y a des ornières et de la pente. Je ne suis pas du tout à l'aise, descendant à faible allure avec l'apréhension de gêner ceux qui sont derrière moi. Je mets pied à terre et c'en sera fini pour moi pour la journée entière. Je n'ai plus jamais réussi à débrancher le cerveau.

La suite va être une succession de montées très raides pour lesquelles il faudra souvent mettre pied à terre et de descentes très techniques. La seconde sera d'ailleurs un calvaire pour moi à faire entièrement à pied et j'arriverai au ravito situé au bas de celle-ci un peu vénère...hein les gars ???

Re-bosses, re-descentes, des passages à gué avec parfois de l'eau jusqu'à mi-cuisse (ça j'ai aimé) pour arriver au col du Bougnon et ce raidard que nous avions vu la veille mais qui se passera finalement très bien avec du petit braquet.

Toujours du technique, toujours des descentes et toujours Nono et Flo qui prennent les devants et font preuve d'une infinie patience avec nous, y compris quand Hervé cassera sa chaine. Tout cela va nous mener aux derniers kilomètres avec un passage sur la plage où j'aurai la grande classe de chuter comme une bouse devant les spectateurs.

Le final va nous conduire le long de la mer vers la base de loisirs de Fréjus par encore une fois un passage dans l'eau boueuse sur presque 100 mètres puis de la boue plus compacte pour franchir la ligne d'arrivée.

48 kilomètres en 4 heures 39 soit une moyenne de ... 10.3 km/h, on ne rigole pas merci (et encore notre temps réel tenant compte des arrêts aux ravitos est de 6 heures).

 

 

Rando Roc Noire - Fat Fernand 🍔's 48.0 km bike ride

0/20 en technique 0/20 en matos Plus d' 1 heure de marche sur le parcours. Une moyenne de champion

https://www.strava.com

 

Avec mon binôme nous avons révisé notre jugement de la veille. Nous ne ferons pas le Roc Marathon en sept heures et pour ma part sans doute jamais de Roc Marathon du tout.

Nous avons appris ou ré-appris plein de choses en un week end. Appris surtout que nous avions pris la chose très à la légère. Nous avons trouvé une image représentant bien le truc. On est allés à la guerre contre des mecs qui avaient des fusils à lunettes et on est arrivés avec un arc et des flêches !

Pour ma part je n'avais pas ce souvenir de difficulté lors de ma participation en 2009. Je pratiquais davantage de VTT à l'époque, étais plus habitué au pilotage et ça me fait chier de le dire était plus jeune et insouciant. Je ne me rappelle pas avoir éprouvé tant de difficuléts dans les descentes notamment dans le final qui était identique à ce que j'avais connu.

Ce fût malgré tout encore un très très bon week end avec la compagnie de garçons ayant l'état d'esprit que j'adore.

Les photos de Flo :

 

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07 octobre 2018

[Rando] - Paris Tours (7 octobre)

 

Cette année sur route a été belle, toute pleine de bons moments passés avec mes potes. J'étais supposé être en coupure (micro coupure en vérité) mais un changement de programme imprévu est intervenu avec cette randonnée sur le nouveau parcours de Paris Tours.

Et l'imprévu parfois, c'est bien ! Une randonnée très confidentielle avec une communication quasi inexistante hormis une page sur les réseaux sociaux. C'est par l'intermédiaire de David avec qui nous avions partagé une édition de la Nord Charente Classic que j'ai eu les infos et ce nouveau parcours remanié de la classique d'automne avec ses chemins de vignes a fait que je n'ai eu aucun mal a décider Hervé d'y aller.

Les organisateurs de la course professionnelle ont ainsi ajouté neuf chemins totalisant une douzaine de kilomètres et sept côtes avec pour certaines du pourcentage histoire de donner du piment à cette belle classique. Nous ne sommes qu'une cinquantaine au départ du centre de Tours sous un temps gris. Il y a malgré tout une belle escorte de motos pour nous encadrer, notamment sur la rive droite de Loire que nous allons emprunter jusqu'à Nazelles-Négron où nous rejoignons le parcours officiel.

Nazelles-Négron justement où nous attend la première difficulté du jour avec une belle bosse de 700 mètres à 7% de moyenne. Le départ a été rapide et j'ai eu du mal à me mettre en action, étant en nette baisse d'entrainement et donc de condition. Je suis légèrement décroché à mi-bosse mais nous allons tous nous regrouper sur le plateau.

Nous allons par la suite approcher du premier chemin. Les organisateurs ont prévu des dérivations pour ceux qui ne désirent pas emprunter les secteurs non asphaltés et à notre grande surprise la quasi totalité du groupe va filer tout droit alors qu'il fallait tourner pour accéder au premier chemin. Dommage pour eux d'avoir ce terrain de jeu et de ne pas en profiter. Nous n'avons pas compris, un peu comme lorsque nous faisons Paris Roubaix et que nous voyons nombre de gars rouler sur les bas-côtés.

Bref peu importe, nous allons nous retrouver à une petite dizaine pour aborder ce court et facile premier chemin sur 400 mètres, assez carrossable en comparaison de ce qui va venir ensuite. Le second est tout à fait différent. C'est le premier vrai chemin de vignes et qui dit vignes dit côteau. Celui-ci est long d'un 1.4 kilomètre et en léger faux plat montant. Léger mais sur ce sol caillouteux pas facile du tout. Nous aurons d'ailleurs le plaisir de voir passer le course des U23 et celle des professionnels sur ce secteur.

Descente puis assez vite une belle montée avec du 13% sur 700 mètres et évidemment chemin de vignes en haut. Celui-ci sera le plus long avec 2.4 kilomètres assez accidentés. Il y a de gros cailloux et j'en serai victime. J'ai senti taper et la sensation de crevaison heureusement lente a été immédiate. Bien longtemps que je n'avais pas crevé sur une épreuve de ce type.

Le temps de galérer un peu pour réparer mais avec l'aide appréciée de l'épouse de David pour regonfler, nous repartons à l'assaut de la suite avec une succession de côtes et de chemins souvent liés les uns aux autres.

 

 

 

Nous allons ainsi gravir la côte la plus pentue de la journée, celle de La Rochère avec du 17% au maximum suivie bien évidemment par le petit chemin qui va bien. Nous salivons par avance du déroulement de la course de l'après midi qui avec toutes ces difficultés dans les 60 derniers kilomètres auxquelles vient s'ajouter le vent promet d'être spectaculaire.

 

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Dommage pour nous, le temps reste gris et nous allons même retrouver la pluie sur les quinze derniers kilomètres. Il reste encore deux belles bosses, celle de la Vallée Chartier avec là encore du 14% comme celle de Rochecorbon.

 

 

 

Les chemins sont quant à eux plus ou moins roulants mais nous prenons vraiment beaucoup de plaisir. C'en est fini à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée puis à douze pour l'ultime bosse.

 

 

Le final est moins intéressant avec l'entrée dans l'agglomération Tourangelle et la présence de la pluie. Nous parcourons le même final que les pros mais nous n'aurons pas le loisir de franchir la ligne d'arrivée. Les péripéties de la crevaison auront fait que nous avons perdu trop de temps et les épreuves du kilomètre de Paris Tours pour les jeunes avaient déjà débuté.

Cette fois la saison sur route est terminée sur cette belle note. Maintenant place au VTT avec tout de suite cette semaine deux randos du Roc d(Azur sur lesquelles Hervé et moi allons retrouver Nono et Florestan.

A très vite.

 

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26 août 2018

24 heures du Mans vélo 2018

 

Après une première expérience satisfaisante en 2018, nous avons choisi de remettre le couvert cette année. Une équipe légèrement remaniée en fonction des disponibilités de chacun, avec en plus de Flo, Mr Phal et Jérôme, les deux petits nouveaux Hervé et Abel.

Hervé qui nous a d'ailleurs sponsorisés par le biais de sa société avec une appellation Polo Cycling Team et de magnifiques tenues. Avec l'acquis de notre premère participation, nous avons choisi de ne rien changer...ou presque ! Nous ne courrons pas pour la gagne, pas plus que pour un classement particulier qui vient en fonction du déroulement de l'épreuve et nous avons juste opté pour des relais plus courts afin d'une part de pouvoir effectuer trois relais chacun et de pouvoir toumer de jour comme de nuit pour chacun d'entre nous.

Une heure et vingt minutes, c'est un choix de confort qui nous a vite fait comprendre qu'on ne pourrait pas obtenir mieux que la 32ème place acquise en 2017 faute de perdre beaucoup de temps sur les passages de relais mais peu importe.

Le niveau était par ailleurs très relevé cette année encore avec plusieurs anciens ou futurs professionnels (Tony Hurel, Thibaut Ferrasse, Jordan Levasseur...) et de nombreux coureurs faisant partie de l'élite de notre sport. Le départ a été ultra rapide et notre carte pour nous mettre sur les bons rails est notre petit gamin et VTTiste de talent Florestan.

Il nous a fait le plaisir de passer en troisième position à la fin du premier tour et nous a sorti un relais à 43.6 km/heure de moyenne ! Un groupe de sept coureurs s'est isolé assez vite avec les grosses équipes et le peloton s'est rapidement disloqué.

Le jeu est de pouvoir reprendre un bon groupe au passage de relais. Soit tu sors des stands seul et tu roules comme tu peux avant de te faire reprendre par des costauds soit tu cravaches seul au risque de perdre des forces. Lors de sa prise de relais, Jérôme a été dans le second cas mais il n'a pas entamé ses forces ! Après que Flo nous ait maintenu dans le groupe de tête, Jé a réussi à nous garder dans le top 50 que nous ne quitterons jamais.

Mon tour arrive en troisième relayeur, plus tôt que l'an dernier. Je pense être en meilleure condition et j'ai la chance de prendre le groupe qui est en lutte pour les places du top 10 derrière les hommes de tête. L'allure est élevée mais la montée du Dunlop se fait plutôt au tempo dans les premières minutes. Il faut juste s'arracher pour basculer au sommet et vite descendre les dents pour la partie restante du circuit qui est majoritairement descendante.

Je me surprends même à être dans les premières positions de ce groupe et à passer quelques relais ! Je relaie notamment un gaillard bien posé sur sa machine que j'identifierai plus tard comme étant Benoit Daeninck, un nom qui parlera sans doute à ceux qui suivent le vélo.

Mais...dans mon groupe il y a le coureur de l'équipe du Cercle Gambetta qui dans un premier temps était calé dans les roues puis a décidé de remonter. Gros braquet, gros rythme, à son premier passage du Dunlop tu serres les dents, au second tu t'accroches aux branches puis au troisième tu sautes ! Après 50 minutes je me retrouve lâché mais j'aurai de nouveau la chance de retrouver un bon groupe pour mes trois derniers tours. Je boucle ce premiers relais à 40.4 de moyenne.

 

 

 

 

Après moi c'est Phal qui entre en piste puis Abel et enfin Hervé qui boucle notre première série à la tombée de la nuit. Nous maintenons notre place dans le top 20 de notre catégorie et dans le top 50 du scratch.

Et c'est reparti pour une autre série entamée par Flo qui nous sort de nouveau un beau relais à plus de 39 de moyenne. Entre temps il faut gérer la bouffe, le repos, le gars qui est en piste et pour celui qui va relayer, l'échauffement. Comme l'an dernier nous faisons ça un peu à l'arrache mais finalement ça nous va bien.

Jérôme prend la suite puis c'est de nouveau mon tour. Il est 1 heure 45, je dois rouler jusqu'à trois heures du mat', la température est descendue sous les dix degrés mais ça ne me dérange pas. C'est top de rouler la nuit, il n'y a que le bruit des vélos, une guirlande de lumières rouges arrières et des chicanes humaines dans certaines courbes qui nous donnerons à tous quelques sueurs froides.

Entre des coureurs plus que confirmés et des purs amateurs venus prendre un plaisir différent avec des vélos parfois d'un autre âge ou pour certains avec des baskets aux pieds, il est clair que la manière de piloter est bien disparate...

Pour mon second relais je ne vais pas avoir la chance de prendre un groupe dès la sortie des stands. Je vais effectuer deux tours seul avant d'être rejoint par un gars de mon niveau. Nous nous relaierons encore deux tours avant d'être rejoints par un groupe roulant fort. Trop fort...encore une fois la montée du Dunlop va m'être fatale et je vais devoir laisser filer. Je clôture malgré tout ce second relais à 38.3 de moyenne

 

 

 

 

 

Il est temps d'aller essayer de dormir un peu. Une poignée d'heures de sommeil dans la nuit du vendredi au samedi, encore quelques unes seulement pour nous tous une fois l'épreuve démarrée, c'est une des choses qu'il faut gérer...ou pas mais souvent avec difficulté.

Phal prend son tour, lui aussi en se retrouvant souvent esseulé puis Abel puis de nouveau Hervé au petit matin.

Les dernières heures de course approchent, sans que nous ne perdions ni ne gagnions de places. Flo, Jérôme puis de nouveau mon tour. Il fait 13 degrés mais le soleil va vite se montrer. Cette fois j'ai toujours été dans un groupe mais à chaque fois avec un faux rythme. Le vent s'est levé avec le jour et il soufflera de plus en plus fort au fil de la journée dans la ligne droite opposée à l'arrivée.

Un faux rythme je disais, qui fera qu'avec ce vent nous abordions parfois les stands tout juste au dessus de 30 km/h. Je parviens malgré tout à sortir un relais à 38 de moyenne.

 

 

 

 

 

 

Il reste Phal, puis Hervé qui a inversé avec Abel pour que ce dernier fasse le final. Hervé qui a sorti un beau relais de nuit puis encore une belle perf pour ses derniers tours.

Abel se retrouve avec le groupe de tête pour le finish. Grosse pression entre les équipes de tête qui se jouent la victoire et comme nous ne jouons bien sûr pas dans la même cour, les attaques qu'ils se portent feront qu'il se fera décrocher pour son dernier quart d'heure.

Nous terminons donc à la cinquantième place contre 32 l'an dernier. Nous nous sommes par contre aperçu qu'un tour ne nous avait pas été décompté lors du premier relais de Flo, ce qui nous situerai autour de la 42ème place mais peu importe.

Nous sommes 19èmes dans notre catégorie d'équipe de 6 contre 21èmes l'an dernier et nous avons par ailleurs parcouru 946 kilomètres contre 962 en 2017.

Mais au delà de ces chiffres comme d'habitude c'est surtout le partage qui prime. On sait qu'on ne va pas gagner mais on sait en revanche qu'on va bien rigoler.

Merci en passant à ces 5 mecs en or mais aussi à Valérie et Sandra, nos fidèles accompagnatrices, à Gérard qui nous a photographiés et dont on devrait voir les oeuvres ici même très vite et à ceux qui nous ont supportés à distance sur les réseaux sociaux, comme ce jeune homme plein de classe qui nous a fait parvenir ce message d'encouragements.

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.

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02 juillet 2018

Orléans - Salou, la tournée du demi-siècle

 

210 kilomètres et 7 heures de vélo. Seul. Fait

170 bornes et 2300 mètres de dénivelé positif. Seul. Fait

160 bornes pour un troisième jour consécutif. Seul. Fait

2300 mètres de dénivelé positif et une montée de 29 kilomètres. Seul. Fait

190 kilomètres pour un cinquième jour consécutif. Seul. Fait

 

J'aime me fixer des challenges et sortir parfois d'une zone de confort dans laquelle je me suis sûrement un peu trop souvent endormi quand je courais. Un long parcours sur plusieurs jours me faisait envie depuis pas mal de temps et cette année les choses se présentaient plutôt bien au niveau de ma disponibilité. Je suis en outre bien entrainé avec la préparation pour les classiques de printemps pour base doublée de celle pour Paris Roubaix. Et puis je vais passer le cap du demi-siècle et c'était donc un clin d'oeil cycliste sympa pour marquer le coup.

Me sachant entrainé, je partais malgré tout et fort heureusement avec des doutes sur ma capacité à enchainer cinq jours de vélo mais aussi vu mon gabarit, de passer par des départements pas tout à fait réputés pour être aussi plats que la Beauce ou la Sologne.

J'ai préparé mes parcours sur internet et recopié ceux-ci à l'ancienne sur des petites feuilles utilisées au jour le jour. Là non plus je n'étais pas serein à 100% avec quelques petites zones de doute sur les étapes 2 et 3 mais l'aide précieuse de papa et maman Fernand ainsi que de mon garçon a gommé tout ça, j'y reviendrai.

En attendant voici un petit résumé de mon aventure.

 

Première étape : La Chapelle Saint Mesmin - Maison Feyne

22 juin. 6 heures 45. 7 degrés ! Une température surprenante pour un début d'été mais qui n'est finalement pas pour me déplaire. Je pars avec des manchettes et un gilet mais en cuissard court, sachant que le soleil va très vite chauffer. Première constatation alors que je prends mes routes familières d'entrainement vers Meung sur Loire, Dry et Ligny, le vent me pousse et c'est tant mieux car il souffle assez fort depuis deux jours.

Je ne suis pas un malade des prévisions météo sur le long terme mais je sais que ma semaine devrait être bonne, déjà un souci de moins plutôt que de se dire qu'il peut pleuvoir et donc que ça va changer tout plein de choses.

Comme nous en conviendrons tous les jours, mes accompagnateurs dévoués vont vivre leur vie de leur côté mais nous nous verrons à peu près trois fois par étape. Je leur ai laissé pour cette étape-ci le loisir de partir plus tard. Je connais les routes, j'ai largement de quoi me ravitailler tant en solide qu'en liquide et sauf incident mécanique - ce que j'aurais pû avoir de pire à redouter finalement - je n'aurai pas besoin d'eux de suite.

A partir d'Yvoy et vers Chaumont sur Tharonne, je commence à prendre mon rythme de croisière mais aussi des routes que je n'ai jamais empruntées en vélo. Je passe du côté de Marcilly en Gault (d'ailleurs sur une route transverse en très mauvais état) puis vers Selles Saint Denis, des villages où j'avais couru il y a quelques millions d'années avant de quitter le Loir et Cher pour le Cher.

Les routes commencent à être un petit peu moins plates mais je passe dans de beaux villages comme Châtres sur Cher. Je fais le point par SMS avec mon staff et nous convenons de nous retrouver à Vatan (déjà dans le département de l'Indre). Je vais pouvoir me ravitailler en liquide et enlever des fringues. Je vais longer la Nationale 20 en direction de Chateauroux sur une route plutôt tranquille, comme du reste bien d'autres au cours de cette semaine.

Passage auprès de l'aéroport de Déols - où d'ailleurs un gentil employé était en train de s'occuper d'un barbecue dont l'odeur m'aurait bien incité à m'arrêter - puis j'entre dans Chateauroux, la plus grosse ville que j'aurai à traverser au cours de mon aventure. Pas d'inquiétude, je vais bien trouver ma route pour prendre la direction de Cluis sur une portion qui commence sérieusement à annoncer les toboggans qui m'attendront le lendemain.

Ce chemin vers Cluis que j'ai demandé à un livreur qui m'a dit "c'est un peu loin d'ici...". Effectivement, c'est loin. Il me faut 25 bornes pour y arriver puis peu après entrer dans le département de la Creuse. A l'image de ce que je vais rencontrer le lendemain, les routes sont sinueuses, étroites et sur un revêtement qu'on ne peut pas qualifier de billard...

Je fais tranquillement mon chemin sans ressentir de fatigue et ma moyenne est encore au dessus de 30 km/heure. Je vois une dernière fois mes accompagnateurs à Fresselines soit à deux pas de l'arrivée. Je refais juste le plein d'un bidon avant d'affronter la montée qu'on appelle par ici le Fer à Cheval puis je plonge vers notre lieu d'hébergement du jour, chez des amis de la famille.

L'anecdote du jour : Je serai régulièrement amené à m'assurer que je suis sur le bon chemin en demandant aux habitants si j'emprunte la bonne route. J'ai pris l'habitude de demander à deux personnes différentes coup sur coup histoire d'assurer ma route. A Chaumont sur Tharonne, pourtant tout frais parti, l'employé municipal à qui j'ai demandé la route de La Ferté Beauharnais m'a envoyé complètement à l'opposé...ne pas oublier de demander sa route à deux personnes différentes !!!

Les chiffres du jour :

210 kilomètres

6 heures 59 de vélo

1417 mètres de dénivélé positif

30.1 de moyenne

déjà le petit plateau pour le Fer à Cheval

seulement 3 bidons consommés

5 départements traversés (Loiret, Loir et Cher, Cher, Indre, Creuse)

A noter que sur un terrain bien évidemment différent mais sur une distance identique, j'ai roulé plus vite que sur le dernier Paris Roubaix.

Strava :

 

 

 

 

Deuxième étape : Maison Feyne - Objat

Départ de nouveau matinal pour cette seconde étape que j'imagine accidentée. Non en fait je n'imagine pas jusqu'à quel point. Les pattes sont un peu lourdes au départ mais je le savais, je suis un diésel et elles vont avoir le temps de chauffer, grandement. Les températures sont déjà chaudes mais là n'est pas le problème, l'essentiel est qu'en descendant plein sud j'ai encore le vent avec moi. Dès la sortie du lieu dit où habitent nos amis, il faut déjà grimper puis grimper encore pour atteindre Dun le Palestel. Premier arrêt pour m'assurer de ma route - deux personnes, toujours - et direction Saint Priest la Feuille, le gros bourg suivant.

J'en profite de ces bourgades car elles ne seront pas nombreuses tant que je serai en Creuse et je n'aurai pas le loisir de regarder autre choses que les paysages. Des montées courtes et peu pentues, des descentes puis d'autres montées puis d'autres descentes puis encore des montées...le résumé de ma journée. Je n'aurai pas non plus à croiser beaucoup de voitures ni d'habitants.

Je quitte bientôt la Creuse pour la Haute Vienne avec toujours cette constante, zéro mètre de plat. Mon copain Hervé m'a répété de penser au lendemain et je n'hésite donc pas à tomber le petit plateau dès que cela monte un peu. Je passe par des endroits plutôt jolis comme ce petit pont enjambant le cours d'eau appelé le Taurion et ça me change un peu des parties boisées. Je retrouve mes parents et mon garçon à Saint Léonard de Noblat, la patrie de Raymond Poulidor pour un ravito liquide et poursuis ma route.

 

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Pour ce périple comme pour le reste quand je fais de grosses randos en général, je ne regarde que très rarement mes kilomètres, préférant faire de petits calculs de moyenne plutôt que de me saper le moral quand les bornes ne défilent pas assez vite. J'attends souvent d'être dans le final pour y jeter un oeil. Le parcours défilant, je m'aperçois comme la veille que j'ai une légère différence au niveau du kilomètrage que j'avais prévu par rapport à ce qu'il est sur le terrain. Comme nous avions un petit truc de prévu à Brive avec mon garçon, je vais choisir d'écourter l'étape que j'avais planifiée sur 150 bornes et que je sens monter jusqu'à 185 si je vais au bout.

 

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Peu importe cette improvisation puisque j'aurai déjà fait vingt bornes de plus que prévu. Les jambes sont bonnes et je ne ressens pas de fatigue. J'aurais pû continuer.

L'anecdote du jour : Le seul truc que je craignais dans ces départements peu peuplés c'est de tomber sur des habitations ouvertes et de me faire courser par un chien mais heureusement cela n'arrivera pas.

Les chiffres du jour :

170 kilomètres

6 heures 10 de vélo

2322 mètres de dénivelé positif

27.6 de moyenne

3 départements traversés (Creuse, Haute Vienne, Corrèze)

Strava :

 

 

 

Troisième étape : La Dornac - Montauban

La soirée nous a conduit au sud de Brive et nous avons dîné dans le beau village de Terrasson depuis lequel j'ai fait ma vidéo du jour, pour ceux qui ont suivi mon périple sur la page Facebook du blog (pour ceux qui ne l'ont pas fait, elles sont toujours dispo) Nous avons dormi dans un gite très sympa au sud de Brive et se rafraichir dans une piscine après six heures de vélo a été top. Le petit dej' était pas mal aussi. Les deux premiers jours j'avais avalé des pâtes histoire de tenir les premières heures mais cette fois-ci je me suis contenté d'un bon chocolat chaud et de crêpes et confitures maison.

 

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En parlant de bouffe et plus précisément de ravito, j'ai privilégié du costaud pour les premières heures en mangeant pour ceux qui connaissent un Flapjack au bout de deux heures / deux heures trente de route. C'est une barre protéinée qui a l'avantage d'avoir très bon goût et d'être digeste. Pour le reste j'avais emporté des Powerbar mais la saveur sucrée quand il fait chaud est lassante. J'avais trouvé cet hiver des barres plus salées au goût cacahuète mais elles m'ont déçu par leur texture.

Pour revenir à la journée, je l'attends moins accidentée. Il fait toujours aussi beau et le vent est encore porteur. Première montée dès le départ du gite pour rejoindre le village et donc petit plateau et jambes lourdes d'entrée. Pas d'affolement comme d'habitude, je sais que le moteur va gentiment chauffer. Par rapport à la veille les routes sont plus larges, plus fréquentées aussi. Je ne suis pas un solitaire - même si je vais me taper 850 bornes cette semaine sans jamais rouler avec personne - et j'apprécie de voir un peu de vie.

Je suis dans la vallée de la Dordogne, tout près des beaux chateaux qui parsèment l'endroit mais je ne longerai que celui de Salignac. Et qui dit chateau dit construction sur une hauteur et donc ascension ! Mon chemin va me mener par le joli village de Carlux où je retrouverai mes accompagnateurs puis pas loin je traverserai la Dordogne en direction du tout aussi joli village de Gourdon...qu'il faudra aussi rallier en montant trois bornes.

 

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En préparant mes parcours, j'avais à cet endroit deux options : passer par Cahors mais sur une route plutôt fréquentée ou contourner par la campagne. J'ai retenu cette deuxième. Toujours sur une route sympa - je veux dire pas un truc de trois mètres de large comme la veille - je vais cheminer vers Mercuès que je ne penserai jamais atteindre faute de voir des panneaux indiquant ce bourg. Je retrouve encore ma famille pour une mini pause Coca - pain aux noix et remplissage de bidons.

Nous sommes revenus vers Cahors et à Cahors on produit du vin et la vigne pousse souvent sur des côteaux. Et je vais en gravir un de ces p*** de côteaux. Trois bornes en plein cagnard avec du 12%. J'ai eu le temps de bien les voir les vignes...En haut c'est toutefois une belle route qui va me mener vers Villesèques puis Castelnau - Montratier où je vais monter une belle bosse pour six kilomètres environ avec un peu de pourcentage qui me contraindra à mettre pour la première fois 34 x 25.

 

 

 

J'aurai la chance après avoir fait un dernier ravito liquide de pouvoir rejoindre Montauban par une route majoritairement descendante pour les vingt derniers kilomètres. Comme la veille, je vais faire deux petits kilomètres supplémentaires avant d'arriver à la voiture histoire d'avoir un compte rond, d'où les 170 et 160 bornes pile des deux derniers jours.

Les chiffres du jour :

160 kilomètres

5 heures 47 de vélo

1692 mètres de dénivelé positif

27.6 de moyenne (comme la veille)

3 départements traversés (Dordogne, Lot et Tarn et Garonne)

 

Strava :

 

 

 

Quatrième étape : Saverdun - Pas de la Case

 

Aujourd'hui ça se corse !! Etape courte mais se terminant en montée et quelle montée ! Je connais la partie finale du parcours puisque c'est la route du retour de mes vacances d'été. Nous étions hébergés la veille chez des amis de la famille à Toulouse mais j'ai choisi de partir de Saverdun pour deux raisons : la première pour justement éviter de partir de cette énorme ville qu'est Toulouse et la seconde pour raccourcir un peu le parcours en prévision du final.

De Saverdun à Foix en passant par Pamiers je vais emprunter des routes avec un peu de circulation dont j'avais perdu l'habitude. Pas d'inquiétude pour autant, comme quasiment tous les jours je ne serai jamais en danger face aux automobilistes. Vers Foix il est impossible de garder la rive droite de l'Ariège et le parcours que j'ai déniché sur Strava va me faire traverser vers l'autre rive. De ce que j'ai entrevu il va falloir grimper !

 

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Mon chemin me fait bifurquer sur la gauche vers Arnave. Le panneau est explicite : Route des Corniches. Ma traditionnelle pause ravito liquide me laisse ensuite vers le début d'une belle bosse. Je vais monter pendant trois à quatre kilomètres avec un pourcentage jamais en dessous de sept. 7% puis 8 puis 9 jusqu'à 11, je vais mettre mon plus petit braquet de la semaine et aussi le braquet maxi que j'avais prévu : 34 x 28.

 

 

 

Le sommet m'emmène vers Cazenave sur cette fameuse route des corniches et je ne vais pas tarder à en prendre plein les yeux. Sur ma droite et vraiment en contrebas j'aperçois Tarascon sur Ariège où je ne pouvais pas passer faute de Nationale 20 puis je vais plonger vers Luzenac.

 

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Cette fois mes accompagnateurs n'ont jamais été très loin car sur des petites routes sinueuses il était impossible de prendre de la distance et je les verrai à Luzenac puis quelques kilomètres plus loin à Ax les Thermes. Ax qui est le pied de la montée vers le Pas de la Case, l'épouvantail de la journée, de ma vie cycliste aussi, moi qui n'ai jamais gravi un col Pyrénéen ou Alpestre.

Comme je l'ai dit, je connais la route pour l'avoir faite à de nombreuses reprises en voiture. Dans mon idée c'est 25 bornes de montée. Pas trop dure, le pourcentage moyen devant tourner autour de quatre. Je me suis donc dit qu'en deux heures ça devrait être bouclé. Je vais faire toute la montée les yeux rivés sur les deux choses les plus importantes du moment : les paysages montagnards à couper le souffle et mon compteur.

Je vais m'amuser pendant une grande moitié à faire des petits calculs en me basant sur une moyenne de 12.5 bien que sur cette partie je roule souvent autour des quinze. Alors je me base sur trois kilomètres au quart d'heure puis un kilomètre aux cinq minutes histoire de voir mes deux heures de route défiler plus vite (remember, je ne regarde pas mes kilomètres !).

Après une heure d'ascension, ma famille me dépasse et s'arrête peu après pour le traditionnel ravito. J'en profite pour retirer mon sous maillot car ça tape vraiment fort. Dans ma tête j'ai roulé une heure et j'ai donc fait la moitié soit 12.5 kilomètres. J'ai la surprise de voir 15 kilomètres de faits mais j'ai un doute : est ce que l'ascension en fait bien 25 ? Je demande à mon fils de vérifier sur le GPS mais de me donner la distance restante seulement si elles est inférieure à 15 bornes.

Il en reste 13 ! Ma montée fera 29 bornes plutôt que 25. Je me base toujours sur mon kilomètre avalé en cinq minutes et le temps passe plutôt vite. Une heure quinze puis une heure trente, les pourcentages varient entre 4 et 7 au maximum, mon braquet entre 34 x 17 et 23. Je fixe un mur de pierre quelques lacets au dessus mais je mettrai quasiment vingt minutes à l'atteindre. Mais ce sont encore vingt minutes de passées.

 

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Enfin je passe la douane franco-andoranne, je sais qu'il me reste juste un gros kilomètre pour le sommet. Et j'aperçois les immeubles du Pas de la Case. J'y suis, en 1 heure 54 pour 29 bornes. Vingt neuf bornes de montée, vingt neuf pour un mec qui est tout sauf un grimpeur. Et je suis à 2000 mètres d'altitude ! Encore une fois je me sens bien et frais. J'aurais pû continuer et me faire plaisir sur la descente vers Andorre la Vieille mais ceux qui me connaissent savent que ma philosophie c'est "le vélo mais pas que" et on a prévu une bonne séance de shopping père / fils histoire de se dégourdir les jambes.

En parlant de jambes, le soir à l'hôtel en regardant les miennes dans un miroir j'aurai la surprise de les voir avec des muscles saillants, moi qui suis plutôt massif de ce côté là. Pas étonnant de voir des coureurs de courses à étapes ultra affutés.

L'anecdote du jour : Sur le segment Strava de la montée je me prends 49 minutes par Ben Hermans de BMC ah ah !

Les chiffres du jour :

115 kilomètres

5 heures 10 de vélo

2344 mètres de dénivelé positif (moins que dans l'étape de la Creuse)

22.2 de moyenne

1 seul département traversé, l'Ariège

 

Strava :

 

 

 

Cinquième étape : Andorre - Salou

Cinquième jour, je suis en pleine forme. Pas de fatigue, récupération excellente et moral au zénith. Je choisis de partir tôt cette fois encore car près de 200 bornes m'attendent. Encore une fois je connais parfaitement ce qui m'attend, quelques lignes droites pas trop agréables notamment. Je pars juste avant de passer la douane entre Andorre et l'Espagne. La vieille ville d'Andorre est à 800 mètres d'altitude et le départ est descendant et va me ramener à 300 mètres (mais ce n'est que partie remise...).

 

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Salou se situe à une dizaine de kilomètres sous Tarragone et je vois juste ce put*** de panneau en partant sur la route C14 que je suivrai jusqu'à l'arrivée et qui m'indique Tarragona : 180 kilomètres. C'est parti, je m'en fous c'est mon dernier jour et ma préparation a été top avec tous ces kilomètres avalés en mai (1700) et début juin et avec l'acquis des 200 bornes de Roubaix.

Je n'avais pas le petit dej' à l'hôtel et je suis parti à jeûn, attendant une heure trente pour avaler mon Flapjack. L'important pour cette ultime journée sera de bien boire. Je traverse des localités que j'ai l'habitude d'emprunter en voiture et dans l'autre sens et c'est plutôt sympa de voir le décor autrement...et moins vite.

La C14 est l'équivalent d'une nationale faiblement passagère et je pourrai souvent rouler sur une large bande entre le bas côté et la voie de droite. Je ne serai jamais gêné ni serré y compris par des poids lourds qui sont repectueux des cyclistes de l'autre côté des Pyrénées. Le seul qui me frôlera un peu sera un put*** de camping car immatriculé en France. J'apréhendais aussi le passage de plusieurs tunnels mais des panneaux avertissant qu'on pouvait y doubler des cyclistes étaient placés à l'entrée de chacun d'eux. Et puis j'ai eu du bol sur le plus long de ne pas avoir d'autre personne que moi ce qui m'a permis de faire son kilomètre de longueur bien au milieu.

Je file à une moyenne de 33 sur les trente premiers kilomètres mais le fait d'être en descente ne m'empêche pas de m'apercevoir que le vent est cette fois contre moi, comme je le préssentais. J'arrive à me ravitailler juste avant de prendre la grande ligne droite qui va me mener à Tarrega. Cette fois le vent est pleine bille, c'est plat et il faut compter plus de dix bornes pour Tarrega. Je n'avance pas vite mais alors vraiment pas vite. J'atteins à peine le 25 et les kilomètres sont interminables.

Enfin dans cette grosse localité de Catalogne, je peux me ravitailler en boisson, puis de nouveau ce Coca / morceau de pain qui me fait un bien fou. C'est reparti pour la suite, ça monte gentiment, trois fois rien mais avec ce satané vent les choses ne sont pas simples. J'étais redescendu à 300 mètres d'altitude mais ça remonte régulièrement. Je sais qu'il y a ces éoliennes de m*** dont j'ai parlé et reparlé, je connais le coin et ça monte toujours, jusqu'à 800 mètres !

Ceux qui ont regardé ma vidéo du soir de Salou m'ont entendu parler de 6 à 7 kilomètres de montée jusqu'aux éoliennes. La route du retour m'a permis de mesurer au GPS que c'était en fait 9.5 bornes qu'il a fallu s'infuser !

Un petit point chiffres avant la suite :

Segment Strava de Tarrega jusqu'à Belltall (sommet du col des éoliennes !) : 17.4 kilomètres à 2% seulement de moyenne entre la longue ligne droite et les 9.5 bornes de montée. Temps : 56 minutes et moyenne, attention ça pique : 18.6 

Le plus dur moment de ma semaine. Sur le haut j'ai la plante d'un des pieds en feu et ça me fait un mal de dingue quand je me dresse sur les pédales mais avec la descente et un peu d'air plus frais - même si avec 31 degrsé tout est relatif - tout va rentrer à la normale.

Longue descente où je peux un peu récupérer puis entrée dans les agglomérations du final, Montblanc où nous allons nous louper avec ma famille puis Alcover où je ferai un dernier ravito liquide. Il me reste vingt bornes et juste à contourner la ville de Reus où je dois quitter la C14 qui devient une quatre voies.

Reus puis Salou où mon garçon et papa Fernand ont pris le risque de se poster vers les grandes lettres annonçant l'entrée dans la station balnéaire pour me photographier.

 

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Là encore j'ai poussé un peu le vélo pour arrondir la distance. Je finis ultra frais et hormis ce coup de moins bien face au vent je n'aurai jamais été en difficulté. J'aurai pû continuer une heure chaque jour s'il avait fallu et avec un peu de temps j'aurais pû pousser deux jours de plus jusqu'à Calpe mais chaque chose en son temps, j'y serai tout bientôt pour les vacances d'été.

L'anecdote du jour : Et des jours précédents, je n'ai dû croiser tout au plus qu'une dizaine de cyclistes sur ces cinq jours et notamment personne sur cette étape d'Andorre qui est pourtant une terre de cyclistes. La faute sûrement à un départ matinal car lorsque je suis remonté en voiture, j'ai aperçu le vainqueur de Paris Nice, Marc Soler puis Simon Gerrans puis du Mitchelton Scott puis encore du Movistar. Dommage.

Les chiffres du jour et de la semaine :

190 kilomètres

6 heures 46 de vélo

1522 mètres de dénivelé positif

28.1 de moyenne (encore pas mal après 5 jours...)

7% de pente max

34 x 25 en plus petit braquet

Et pour la semaine ça donne :

845 kilomètres

30 heures 52 de vélo

9297 mètres de dénivelé positif

27.1 de moyenne générale

33900 calories dépensées

 

Strava :

 

 

 

 

Ainsi s'achève donc mon aventure. J'ai pris beaucoup de plasir, je pense avoir donné envie à plusieurs de mes amis selon les retours que j'ai eus et j'ai eu le temps de réfléchir à d'autres petits projets sympa. CE N'EST PAS FINI !!!

Merci encore à toutes les personnes, ami(e)s ou aux gens qui suivent habituellemnt mon actu de plus ou moins près pour tous les messages et encouragements qui m'ont fait grand plaisir.

Et en premier lieu à ma famille aimée, mes parents et mon fils qui ont été à mes côtés et à ma femme et ma fille qui m'ont une fois encore laissé partir.

 

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18 juin 2018

Orléans - Salou

 

A partir de vendredi, je me lance dans mon périple qui va m'emmener d'Orléans en Catalogne, plus précisément à Salou (sud de Tarragone).

Je vais effectuer un peu plus de 800 kilomètres en 5 jours. Pour les habitués, vous pourrez me suivre sur Strava et bien sûr sur la page Facebook du blog où j'essaierai de faire un résumé quotidien.

A très vite.

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11 juin 2018

Paris Roubaix Cyclo (10 juin)

 

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Je l'attendais, nous l'attendions depuis un long mois après la période des classiques, ce moment de retrouver les pavés. Nos pavés. A différents titres, nous avons désormais chacun notre expérience et ce fût encore un plaisir de la partager ce week end.

Hervé avec deux participations, Serge avec trois, Jérôme avec six et moi même pour la neuvième avons eu la chance d'être accompagnés par un petit nouveau. Oh un petit nouveau dans notre groupe mais ce petit gars est un cran au dessus de nous en terme d'expérience puisqu'il a eu l'occasion de participer à plusieurs Paris Roubaix, mais lui chez les pros. Nono, Patrice Esnault puisque c'est de lui dont il s'agit avait un petit manque à combler, celui de n'avoir jamais roulé sur le vélodrome. Hors délais chez les pros, les grilles étaient fermées lorsqu'il est arrivé - ce que je trouve absolument irrespectueux quand on sait que c'est une des seules courses que les mecs tiennent absolument à finir.

Nous avons pleinement profité de sa présence et de ses anecdotes. Quand tu parles du Het Volk que tu projettes de faire en cyclo et que lui t'annonce avoir fait le départ puis 200 bornes devant en solo...eh bien tu l'écoutes parler avec respect.

Pour revenir à la cyclo, nous l'abordons toujours humblement mais avec plus de décontraction qu'un néophyte. Deux cent bornes dont cinquante cinq de pavés nous attendent. Départ matinal mais jamais tout à fait aussi tôt qu'on le souhaiterait avec un très léger brouillard et un peu de vent que nous attendons défavorable toute la journée.

Les organisateurs ont eu la sympathique idée de placer deux petits secteurs pavés dans les vingt premiers kilomètres avant d'aborder le vrai parcours à Troisville. Nous allons ainsi rouler sur le pavé de Montigny, très court et plutôt roulant et celui de Tronquoy avec un début boisé plutôt joli.

 

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Viennent ensuite les traditionnels Troisville (que nous avions reconnu la veille avec les deux premiers secteurs), Viesly, Quiévy et ses 3700 mètres puis Saint Python. Le pavé est bien sec comme il le sera tout au long de la rando et nous ne courrons aucun danger de ce côté puisque le pavé mouillé est la principale hantise de chacun de nous.

 

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Le parcours épouse dans sa quasi totalité le tracé de la course des pros et en terrain connu, nous avalons du Saulzoir, du Verchain Maugré, Quérénaing, Maing avant de nous approcher gentiment de Wallers.

 

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Serge a subi une première crevaison avant d'aborder le premier secteur puis une deuxième et Jérôme ne sera pas en reste en perçant trois fois au total.

Les organisateurs avaient prévenu que certains secteurs pouvaient être endommagés par les inondations de la semaine et celui d'Haveluy en sera un bon exemple avec des bas côtés certes secs mais bien boueux.

 

 

 

Après un premier arrêt au ravito, voici le premier vrai bon gros morceau de la journée, la trouée, la tranchée, Arenberg. Notre tradition veut que le petit nouveau emprunte en tête Troisville et Arenberg et ancien pro ou pas Nono a dû sacrifier à notre bizutage.

Là encore le pavé n'est pas glissant et on se lance bille en tête. Après 500 mètres bing bang, du bruit sur ma roue arrière, rayon cassé ! Ma première avarie hors crevaison en neuf Paris Roubaix. Pendant que les gars vont se faire plaisir sur la fin du secteur je le regagne de mon côté via le bas côté avec une roue bien voilée. Je sais que notre staff est à la sortie et je ne remercierai pas assez Jérôme d'avoir apporté une paire de roues de rechange qui me permettra de ne pas me résoudre à l'abandon. Je n'aurai en tout cas pas eu de bol sur Arenberg cette année...

 

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De retour sur un vélo valide, nous repartons à l'assaut de la suite du menu. Le Pont Gibus, les 3700 mètres de Hornaing, Tilloy, le Marc Madiot. Notre départ tardif a fait que nous avons rattrapé tout plein de gars mais à l'inverse nous n'avons que très peu été doublés. Comme souvent c'est assez jouissif d'emprunter le haut du pavé et de doubler des gars qui eux roulent sur le bas-côté.

Après Bersée nous allons effectuer une boucle d'une vingtaine de bornes qui pour moi ne sert à rien. Impératifs des organisateurs pour passer par une localité où est situé un ravito sans doute. Nous allons en tout cas ronger notre frein pour rejoindre Mons en Pévèle que nous allons passer vent favorable pour une des rares fois de la journée. Full gas à notre petit niveau mais avec toujours un grand plaisir.

 

 

 

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Nous entrons dans les soixante dernières bornes qui passent comme toujours très vite. Mérignies, Pont Thibault, les pavés défoncés du court secteur du Moulin de Vertain. L'ultime ravito est le bienvenu avec enfin du salé, même si les petit sandwiches que nous avait préparés Nono ont été les bienvenus.

C'est parti pour le final, Cysoing, Bourghelles puis Camphin en Pévèle. Ça commence à taper dur mais on vient là pour ça. Les filles sont à la sortie du secteur et nous prenons un dernier ravito liquide. Gauche, droite, Carrefour de l'Arbre ! Ça tabasse sur la première partie, un peu moins sur le faux plat qui mène au restaurant mais c'est toujours aussi dur. Comme l'a dit Hervé, on croirait que les pavés ont été jetés au sol depuis un avion.

 

 

 

Il reste Gruson dans la foulée puis Hem qui est le dernier secteur et qui fait vraiment, vraiment mal. Puis les faubourgs de Roubaix, ce long faux plat aux trois kilomètres qui lui aussi finit de nous tuer les jambes mais la délivrance du vélodrome arrive.

 

 

 

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Nono y rentre en tête, normal. C'en est fini de cette belle journée. Fini pour le vélo mais pas pour nos moments de rigolade mais ça reste privé. Comme toujours, deux mots pour saluer notre staff, Valérie, Sandra mais aussi à distance Madame Nono, suiveuses, photographes, cuisinières qui font partie de la réussite de la journée. Vivement qu'on revienne.

Quelques chiffres pour finir. Nous avions roulé à 27.9 de moyenne en avril avec vent favorable, cette fois nous avons fait 28.3 avec vent de face et trente bornes de plus.

 

 

 

 

 

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03 juin 2018

L'actu du mois de juin

 

Malgré un mois de mai sans rando, je n'ai pas délaissé le vélo bien au contraire. Avec deux grosses échéances en juin il a fallu essayer de garder la forme. Tout d'abord pour Paris Roubaix cyclo et son organisation les années paires qui se présente ce week end.

Sur une distance supérieure à celle de Paris Roubaix Challenge, nous allons de nouveau rouler sur nos pavés. Cette édition restera traditionnelle dans sa distance, 210 kilomètres et dans son tracé malgré l'ajout de deux secteurs dès les quinze premieres bornes et ce avant d'aborder Troisville. Il faudra rouler sur 55 kilomètres de pavés avant d'avoir le plaisir de rentrer sur le vélodrome.

Pour cette année nous allons nous retrouver entre vieilles connaissances avec Jérôme et ses six participations, Serge avec trois Roubaix au compteur, Hervé pour sa deuxième tentative mais également un petit nouveau. Oh seulement un petit nouveau dans notre groupe de randonneurs car ce petit gars a déjà eu l'occasion d'accrocher un dossard sur la reine des classiques, mais lui sur la vraie, celle des pros !

Nous allons en effet avoir le plaisir d'avoir Nono, Patrice Esnault parmi nous. Pas mal pour notre petite équipe de compter un vainqueur d'étape sur la Vuelta et sur Paris Nice entre autres pour nous tenir compagnie.

Du côté de l'entrainement, j'ai effectué un gros mois de mai avec 1700 bornes mais j'ai surtout travaillé la distance et l'accumulation des bornes sur plusieurs jours consécutifs. Pour ceux qui suivent j'avais évoqué un petit challenge perso qui arriverait aux beaux jours et après Roubaix je vais à ma manière fêter mon passage dans mes cinquante prochaines années.

Je vais en effet rallier Salou en Catalogne en partant d'Orléans sur cinq jours. C'était un truc qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps de faire une grande distance sur plusieurs jours et c'est le bon moment.

A partir du 22 juin je vais donc tenter ce défi qui est déjà presque ficelé. Un peu plus de 800 bornes en cinq jours avec une assistance et un coucher en dur chaque soir. Voici un aperçu des étapes, la distance étant approximative car je me réserve le droit de rallonger ou éventuellement de raccourcir un peu notamment selon les conditions météo.

Etape 1 de Orléans à Guéret pour 200 kilomètres environ

Etape 2 de Guéret à Brive pour 170 bornes

Etape 3 de Brive à Montauban pour 150 bornes

Etape 4 de la banlieue de Toulouse à Andorre pour 110 kilomètres

Etape 5 de Andorre à Salou pour 200 kilomètres.

Chaque jour devrait être assez dur avec du dénivelé mais mon but est d'arriver sans chercher aucune performance. L'étape 4 devrait être la plus difficile avec son arrivée au sommet d'Andorre après 25 bornes de montée.

On aura le temps d'en reparler très vite. En attendant place à Roubaix !

 

 

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22 mai 2018

20 / 30 / 40 / 50

 

Une page de ma vie cycliste va se tourner.

Cette année 2018 sera la dernière pour moi en compétition.

J'ai fortement diminué ma participation à des courses ces dernières années, une dizaine tout au plus et parfois beaucoup moins. Cela me suffisait toutefois amplement car bien souvent à partir d'avril je ne ressentais plus l'envie de courir. C'est paradoxal car j'aime toujours autant avoir un dossard accroché à mon maillot mais ces derniers temps la lassitude l'a emporté sur la passion.

La plupart de mes bons potes ont arrêté la compétition et mon but premier en vélo est de partager des choses. Pas forcément des victoires mais principalement de la rigolade et j'ai de moins en moins de personnes avec qui partager ces moments.

Depuis que j'ai axé mon activité sur les randos je profite de clôturer ma préparation avant les flandriennes en prenant un peu de rythme sur des coursettes de début de saison et cela tombe à pic avec une forme qui est ascendante au sortir de l'hiver. Comme je l'ai dit plus haut, j'éprouve encore beaucoup de plaisir à participer à des courses, avoir le petit pic d'adrénaline lors d'une arrivée, ou au moment où le bon coup se forme...mais le revers de la médaille est qu'il y a tout plein de petites choses qui me pèsent. Une des principales est que lorsque tu cours ta journée est ruinée. Cette année par exemple ma femme qui ne venait plus me voir sur les courses depuis un million d'années est venue à Neuville. J'ai gagné, tant mieux car elle a été là pour la dernière mais on est partis de la maison à onze heures du matin, et le temps d'attendre la remise des récompenses nous sommes rentrés à 18 heures 30. Neuville justement où j'étais engagé et me demandais pourquoi toute la semaine précédente, espérant même une annulation !

 

20 / 30 / 40 / 50

 

Ces quatre chiffres représentent malgré tout beaucoup pour moi. Ils signifient que j'ai réussi à gagner une course l'année de mes 20 ans, celle de mes 30 ans puis 40 puis 50 ans. Ces chiffres veulent dire persévérance, ils veulent dire travail, ils veulent dire sacrifice.

Persévérance car je crois finalement m'en être sorti plutôt correctement pour quelqu'un qui avait zéro disposition ou antécédent pour le vélo, personnellement ou dans mon entourage. Travail car je n'ai jamais eu de qualités naturelles me permettant de faire ce que je voulais. Sacrifice car j'ai eu la chance d'avoir un entourage qui m'a laissé et me laisse encore toute latitude pour profiter correctement de mon loisir, et c'est de leur sacrifice à eux dont je veux parler.

Bien sûr ces victoires obtenues sur une période de trente ans l'ont été dans des catégories de moins en moins relevées au fil du temps. L'année de mes vingt ans a été celle où j'ai accédé à un niveau correct (je n'ai pas la prétention de dire élevé) qui m'a permis de rester sept ans entre la deuxième caté et la Nationale selon les appellations (je n'ai pas eu le niveau pour accéder à la première caté, j'ai consacré un post plus détaillé à mon parcours il y a quelques temps au lien ci-après :

 

[Rétro] - Course de Boigny sur Bionne - LE BLOG A FERNAND

La course de Boigny sur Bionne renaît cette année au calendrier après avoir été en sommeil de longues années. Je ne serai pas au départ faute d'être en condition après avoir décompressé mais j'aurais vraiment aimé y être pour réveiller quelques vieux souvenirs.

http://blogafernand.canalblog.com



L'année de mes trente ans a été la dernière où j'ai eu un niveau correct en troisième caté. J'ai couru en trois jusqu'à 37 ans environ mais lors des dernières années je faisais le nombre sans pouvoir prétendre à autre chose qu'un fond de top 10. En cette année 1998, j'ai collectionné toutes les places dans les dix premiers avant le mois de juillet, toutes sauf la première. Places de deux, de trois, tout un tas d'accessits à la pelle, et un peu résigné pour la gagne j'accroche une victoire dans le Cher une semaine avant la coupure des vacances d'été...avec cent mecs au départ.

A l'approche de la quarantaine j'ai pratiqué le vélo de manière totalement différente, axée sur le loisir avec une arrivée en UFOLEP qui m'a permis de me refaire plaisir avec un noyau de vieux et bons potes qui avaient la même vision du vélo après avoir bourlingué aux quatre coins de la région et parfois bien plus loin. Après là aussi quelques belles places d'honneur, j'ai péniblement regagné une course avec de l'aide justement pour y arriver mais j'ai également pû le refaire en fin de saison tout seul comme un grand.

En 2018, le challenge que je m'étais fixé (je ne vais pas avoir la prétention de parler d'objectif en ayant une licence en D3) était de marquer ce passage dans la cinquantaine qui s'approche par une victoire. Le gros plus était le retour aux affaires d'Hervé avec qui je courais il y a 30 ans (et oui la boucle se boucle) sans oublier Eric, mon autre pote de cette époque qui nous suit à distance. Eric et Hervé justement qui m'avaient aidé à remporter la victoire sur une course par étapes...il y a 30 ans, le premier en apportant son concours lors du chrono par équipes et le second en m'attendant sur crevaison dans l'étape qui allait permettre de faire basculer le général en notre faveur. Hervé avec qui cet hiver nous avions évoqué sur le ton de la déconne que ce serait sympa d'arriver ensemble pour la  gagne sur la course d'ouverture.

La boucle se boucle donc par des petits clins d'oeil de ce genre. Il y a quelques temps, Papa Fernand m'avait demandé si je savais combien de courses j'avais faites. J'ai noté tout plein de trucs, j'ai quelques trous dans certaines saisons mais je chiffre à peu près à 900 le nombre de dossards accrochés ! Un ratio courses disputées / victoires assez peu important du coup pour moi qui n'ai jamais été un serial winner mais encore une fois j'ai levé les bras bien plus que je pouvais l'espérer lors de mes débuts.

Je n'ai pas eu les jambes pour accéder à la première catégorie (et avec quelques regrets puisqu'à l'époque la manière de s'entrainer n'avait rien à voir avec ce qu'elle est aujourd'hui, pas tant au niveau quantité que qualité), ramenant tout juste deux ou trois top 10 mais j'ai toutefois pû lever les bras en deuxième caté et dans toutes les autres catégories en dessous. J'ai même re-découvert il n'y a pas très longtemps en tombant sur une enveloppe contenant des coupures de journaux un top 15 dans une Elite - nationale, je pose ça là.

Mais au delà de tous ces petits plaisirs qui ne sont finalement que personnels - on est souvent le seul à se souvenir de ses victoires - le vélo m'a permis de rencontrer ma femme et par ricochet de fonder ma famille, d'avoir encore aujourd'hui tout plein de potes que le vélo m'a donné et surtout d'avoir des remorques entières de souvenirs, parfois tristes mais heureusement souvent, très souvent mémorables.

Voilà, cette partie là se termine donc très bientôt, peut être même est elle déjà finie car je ne sais pas si je vais recourir cette année (je n'en ressens pour l'instant pas du tout l'envie). Je garde bien sûr une motivation énorme pour toutes les épreuves et randos qu'il me reste à disputer. J'ai encore tout plein de projets de choses à faire et à refaire et ça prendra sûrement dix ans au mieux !

J'aurai quoi qu'il arrive encore une licence en 2019 pour couvrir mes besoins en assurance et je n'exclus pas de m'inscrire un jour ou l'autre sur une course mais simplement par confort pour faire une grande sortie par exemple comme j'ai pû le faire à La Ferté ces dernières années. Je ne serai en tout cas pas au départ de Neuville pour le quadruplé. Peut être que les râleurs qui oeuvrent en coulisses en profiteront pour gagner...ou pas mais aujourd'hui cette page est tournée.

Merci pour tout à tout le monde et à bientôt pour de nouveles aventures.

 

 

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27 avril 2018

Retour en images - Liège Bastogne Liège

Pour la dernière classique de notre printemps, nous avons eu la chance sur Liège - comme par ailleurs sur les trois autres randos que nous avons disputées - d'avoir un temps magnifique. Plutôt parfait et inespéré après un hiver des plus pourris.

En attendant les prochaines aventures voici une série de photos illustrant cette belle journée.

Les deux premières ont été prises sur le col du Rosier. Un bien grand mot que col pour une bosse qui monte certes plus de trois kilomètres mais qui ne développe qu'un pourcentage moyen de 5%, ce qui est pile dans mes cordes. J'ai monté cette côte à mon rythme et sans me soucier de mes potes qui allaient m'attendre en haut. Ils étaient prévenus !

 

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Nous avons ensuite monté le col du Maquisard qui est lui aussi assez peu pentu. Il n'y avait pas foule et lorsque nous avons aperçu les photographes nous avons eu la possibilité d'avoir la route juste pour nous afin d'être tous les quatre en ligne. La photo illustre aussi une des raisons pour lesquelles je fais du vélo : prendre du bon temps avec de bons mecs. On est pas mal là non ?

 

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Celle qui vient a été prise tout près du sommet de La Redoute. Monter cette bosse mythique a été mon moment préféré de la journée. Sans mauvais jeu de mot je m'en faisais vraiment une montagne et je l'ai finalement très bien passée. Je l'ai trouvée bien plus facile que le Koppenberg sur lequel il faut vraiment s'arracher au plus fort de la pente. Je suis peut être un grimpeur qui s'ignore...

 

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Après La Redoute, le gros morceau était la Roche aux Faucons, un peu plus traitre car toujours avec des pourcentages autour de 10 ou plus. Elle ne fait qu' 1.6 kilomètre mais le haut est interminable.

 

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Heureusement après une côte il y a souvent une descente...

 

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Ce qui est bien quand on organise nos randos c'est qu'une de nos devises est "on part ensemble, on arrive ensemble". Ça nous permet de faire des photos de groupe.

 

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Un clin d'oeil à Hervé pour finir. Ceux qui suivent la page Facebook du blog se souviennent peut être de l'histoire de la combinaison d'Alexander Kristoff. Je trouve qu'elle me va pas mal non ?

 

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