LE BLOG A FERNAND

02 décembre 2018

 

 

 

 

img031

 

 

 

Bienvenue sur le blog à Fernand. Sur cette page créée en 2007 on trouve de la bonne humeur, de la camaraderie et mon actualité sur et quelques fois à côté du vélo.

Il est possible d'accéder aux archives des années précédentes en cliquant sur les différents liens situés dans la colonne de gauche.

Pour une lisibilité claire de l'actu, les articles les plus récents sont postés en premier.

Le blog possède désormais :

 

UNE ADRESSE MAIL           blogafernand @ aol.com   (retirer les espaces entre @)

UNE CHAINE YOUTUBE      ICI

UNE PAGE FACEBOOK        ICI

UN COMPTE STRAVA        FAT FERNAND


        

                                                                       

                    dernière mise à jour : 2 décembre 2018

Posté par jerseyconnection à 00:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]


01 décembre 2018

[Retro] - Une année extraordinaire

Novembre qui vient de se terminer est souvent le moment où l'on se remémore les bons souvenirs de l'année écoulée avant de se projeter sur la prochaine.

J'ai déjà tout plein de nostalgie sur ce que j'ai vécu cette année, seul ou avec mes potes et il va être grand temps que 2019 arrive pour remettre en route la machine à fabriquer des souvenirs.

En attendant voici une rétrospective des bons moments passés en 2018.

J'aime beaucoup janvier et février à plusieurs titres, nouvelle année qui commence avec deux mois très importants en terme de préparation, transition entre l'hiver encore présent et quelques belles journées qui se profilent. Nous avons malgré tout vécu un hiver assez moche avec beaucoup d'humidité et même de la neige à deux reprises. Les routes n'ont pas été impraticables bien longtemps mais quand on fait du vélo, on trouve rapidement le temps long à rester sans rouler.

J'ai ainsi de bons souvenirs de ces moments où les champs sont encore enneigés et les routes pas encore tout à fait dégagées mais où il a été possible de rouler. Ainsi on s'était retrouvés un samedi après midi avec Hervé à aller chercher la rive gauche de Loire pour rouler sur la route de Blois, cinq minutes chacun l'un devant l'autre jusqu'à Saint Laurent Nouan.

 

47317061_217389265821302_4968293807234744320_n

Mais j'ai aussi poussé le truc jusqu'à rouler seul à deux reprises alors qu'il floconnait au moment de partir. La première fois, la neige ne tenait pas au sol mais la seconde oui et j'ai connu un bon moment de solitude en étant encore à 40 minutes de la maison sur un sol sur lequel la neige commençait vraiment à tenir.

Des sorties qui te font penser que tu es un peu frappé, avec le recul tu te dis que ça n'a rien changé à ton année en bien ou en mal mais au final ça constitue de bons souvenirs.

 

47258253_258725394809761_716279285161132032_n

Et ça ne m'a sûrement pas permis d'être meilleur sur le peu de courses que j'ai disputées cette année mais le 25 février, alors que ça caillait dur et qu'il y a avait un bon petit vent, peut être que ça m'a permis de ne pas me poser de questions quand il a fallu accélérer à 50 bornes de l'arrivée de la course de Neuville.

Hervé qui faisait son retour avec un dossard accroché sur son maillot après 30 ans sans avoir couru m'avait bien chauffé au coeur de l'hiver en me disant que ce serait top d'arriver tous les deux ensemble pour la première course de l'année. Je l'avais bien tempéré en lui faisant comprendre que même si le niveau n'est pas extraordinaire dans notre catégorie, il n'était pas pour autant aisé de le faire.

Et nous y sommes pourtant parvenu ! Nous avons roulé tout l'hiver ensemble, avons connu du mauvais temps et parfois des sensations moyennes mais avons à la fois vu notre forme aller crescendo et quand il a fallu y aller franchement, on ne s'est pas trop posé de questions.

Nous ne saurons jamais quelle a été notre avance à l'arrivée, nous l'estimions à deux minutes au moins mais certains spectateurs ont avancé quatre, peu importe au final, nous avons pû savourer. Et l'amitié que nous nous portons réciproquement a fait que Hervé m'a laissé aller réaliser le triplé.

 

20180225_130705

 

 

Nous n'aurons au final fait que trois courses en commun puisque c'est seulement un complément à notre préparation, mais j'ai le grand regret de ne pas avoir accompagné mon pote dans la bonne échappée de Montrieux. Peut être que ça n'aurait rien changé ou peut être que si dans le mauvais sens, donc on va dire que les choses sont à leur place mais la saveur est différente quand tu passes le ligne et que tu apprends que ton copain a gagné.

Le lendemain à Cormainville, nous nous sommes promenés. Dans l'échappée dès le kilomètre zéro, nous aurions pû aller au bout tous les deux de nouveau lorsque nous nous sommes isolés en tête mais nous avons choisi de nous relever. Et peut être qu'avec le recul c'était très bien ainsi. Alors il y aura (et il y a eu je suppose) les mêmes grincheux qui diront que nous n'étions pas à notre place mais ceux-là étaient ils sur leur vélo lorsqu'il neigeait ? Ou se tripotaient ils sur les réseaux sociaux ?

La question ne se posera plus puisque ceux qui suivent mon actu ont dû comprendre que je ne recourrai plus en 2019. J'ai atteint le seuil de saturation, les mêmes courses au même moment de l'année, avec les mêmes mecs et souvent le même scenario. J'aime pourtant toujours autant ça mais le passage d'une nouvelle dizaine dans le nombre des années au compteur a symbolisé parfaitement cette décision.

Oh la porte n'est pas compètement fermée. Il reste un petit peu de lumière, une issue de secours. J'accrocherai sûrement un dossard à une ou deux reprises, principalement en terme de préparation aux randonnées auxquelles nous participons, histoire d'accumuler les kilomètres comme j'ai pû le faire ces deux dernières années sur la course de La Ferté. Et puis il y a mon copain Stéphane qui choisit pile son moment pour avoir envie lui aussi de recourir alors pourquoi pas partager un départ...

Une porte qui est elle par contre encore grande ouverte c'est celle des randos. Nous avons eu un programme énorme cette année. Je dis nous car j'englobe Hervé qui m'a suivi sur toutes celles auxquelles j'ai participé. Et puis tous les autres potes qui étaient là on apporté leur pierre à l'édifice de ma principale motivation pour continuer : le partage. Je prendrais nettement moins de plaisir à être seul et pour tout dire je ne sais pas si je participerais aux grosses organisations que nous faisons.

Il n'y a pas la plupart du temps de classements et c'est tant mieux car je m'en fous de dire que j'ai terminé vingtième, cinquantième ou deux centième, de la même manière que je m'en fous de dire que j'ai roulé à 45 de moyenne ou que des mecs étaient dans ma roue. Ce que je veux c'est en chier mais à plusieurs pour après en rigoler.

Avec Stef et Hervé, nous n'en avons pas trop chié sur Gand Wevelgem mais nous avons en revanche bien rigolé. Un week end comme on les aime avec du vélo, un peu et de bons moments, pas mal. Nous avons ainsi assisté au passage du Grand Prix E3 la veille de notre rando puis fait un bon tour de vélo sur le parcours du Ronde le lendemain.

215 bornes fin mars c'était un beau défi mais nous nous en sommes parfaitement sorti sur le parcours de Gand Wevelgem qui n'est peut être pas le plus intéressant que nous avons fait mais qui était au final très bien. Avec le recul je pense que je reviendrai.

 

29511421_1194022034061922_1979027485999062371_n

 

 

 

Paris Roubaix challenge, un classique pour Abel et moi sur la reine des classiques mais une nouveauté pour Armindo et Hervé qui faisaient leur baptême des pavés ainsi que Eric en directeur sportif adjoint. Le temps a été de la partie comme pratiquement toute l'année et ce fût de nouveau une belle journée prolongée le lendemain dans les tribunes du vélodrome.

 

119713045_o

 

Un programme digne des pros qui nous a amenés ensuite en Bretagne pour le Tro Bro Léon avec mon binôme attitré. Je vais me répéter mais ce fût encore un super week end, sur le vélo mais tout autant en dehors avec de bonnes rigolades et de bonnes bouffes. Un retour au parcours classique par rapport à ce que j'avais connu avec Jérôme lors de ma seconde participation et pour tout dire l'édition sur laquelle j'ai pris le plus de plasir à tous les niveaux, vélo, paysages et météo.

 

IMG_6849

 

 

 

Liège Bastogne Liège...pourquoi y suis-je allé moi qui ne voulais jamais en entendre parler ? Sans jeu de mot je m'en faisais une montagne pour un non grimpeur, surtout accompagné de cabris comme Flo, Stef et Hervé mais ils ont été adorables et m'ont attendu dans toutes les ascensions. A chaud je n'ai pas été emballé par ma journée. Elle a été beaucoup moins dure que je n'attendais mais je n'ai pas eu la sensation de prendre un plaisir énorme. Puis les semaines et mois sont passés et la flamme s'est ravivée. Tellement ravivée que je devrais être au départ fin avril et sur le grand parcours...un sacré revirement en quelques années pour un mec qui avait déclaré ne jamais vouloir y poser ses roues.

 

30768602_1091868550954465_1746547906_o

 

 

 

Ce qui est bien avec les années paires c'est qu'il y a Paris Roubaix cyclo ! Depuis ma première participation en 2012 je n'en ai loupé aucune édition. Et Jérôme non plus je crois puisque c'est lors de l'édition 2012 que notre amitié s'est définitivement scellée. Il y avait encore Hervé puis Serge mais aussi Nono, le petit novice qui y avait juste participé auparavant...chez les pros ! Blablabla rigolade, blablabla partage, blablabla souvenirs, la routine quoi...

 

120413494_o

 

 

 

Mes copains ne m'en voudront sûrement pas de le dire mais les meilleurs moments de mon année se sont paradoxalement passés sans eux. Cela va à l'encontre de ce que j'ai dit plus haut mais le défi que je me suis lancé pour passer le demi siècle a été quelque chose d'énorme. Aujourd'hui encore je regarde derrière mon épaule avec nostalgie. Une aventure partagée avec des personnes qui me sont très chères, un défi de 850 bornes en cinq jours, au final des images plein la tête et une énorme envie de recommencer. Où et quand, je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est que je n'attendrai pas longtemps.

Je ne vais pas donner mille détails, je l'ai déjà fait mais pour ceux qui ont envie de lire ou relire le récit de ces bons moments, il suffit de cliquer sur le lien.

 

 

Orléans - Salou, la tournée du demi-siècle - LE BLOG A FERNAND

210 kilomètres et 7 heures de vélo. Seul. Fait 170 bornes et 2300 mètres de dénivelé positif. Seul. Fait 160 bornes pour un troisième jour consécutif. Seul. Fait 2300 mètres de dénivelé positif et une montée de 29 kilomètres. Seul. Fait 190 kilomètres pour un cinquième jour consécutif. Seul.

http://blogafernand.canalblog.com

 

Je ne suis pas un fan absolu des courses par étapes et en particulier du Tour de France. Ma préférence va on s'en doute aux classiques mais en ce mois de juillet il flottait un petit air de printemps sur le Tour. Plus particulièrement de pavés avec cette étape numéro 9 entre Arras et Roubaix. Mon arpète, mon binôme, mon pote m'a fait l'immense plaisir de dégoter des invitations pour la suivre et de quelle manière...accès VIP, village départ, totalité de l'étape dans la voiture de Nono, passage des secteurs pavés, tour d'hélicoptère, la totale ! Une autre journée inoubliable dans une année inoubliable.

 

20180715_095434[1]

 

47447948_2192288007660487_8350062300605972480_n

 

Le break des vacances d'été est essentiel pour moi. Se ressourcer en famille au soleil, j'attends ça dix mois sur douze. Je n'emmenais plus mon vélo avec moi mais la petite excuse des 24 heures du Mans m'a fait reprendre goût au truc et pour tout dire, dans mon petit coin d'Espagne je prends un énorme plaisir à accumuler les montées en pleine chaleur moi qui n'aime ni l'un ni l'autre...

 

47218755_1672439516191137_2646906989254279168_n

 

Les 24 heures du Mans, encore une épreuve qui mixe ce que j'aime et ce que je n'aime plus. Etre avec les copains pendant deux jours, j'adore, se mettre la selle dans les fesses pendant quatre heures et à n'importe quel moment du jour et de la nuit, j'aime beaucoup moins. Rouler sur ce circuit mythique est énorme, y rouler de nuit encore plus, arriver en meilleure forme cette année qu'en 2017 était un gage de plaisir mais au final de plaisir je n'en ai pas pris tant que ça. A l'heure où j'écris ces lignes, je n'en serai pas en 2019, et peut être plus du tout, dans cette formule par équipe tout du moins. Un défi en solo ou au pire en duo pourquoi pas ?

 

40172446_1153328124824065_1328896042824892416_n

 

 

Cette année sur route devait être clôturée fin aout mais elle ne le fût pas. C'est ça que j'aime aussi dans cette vie. Le petit truc peu ou pas prévu qui vient se greffer sur le programme arrêté. Par l'intermédiaire de David, que j'ai connu par un autre intermédiaire, celui de ce blog, nous avons appris l'organisation très confidentielle d'une rando sur le final de Paris Tours, au matin de la course. Des chemins de vigne, une belle classique qui plus est pas loin de la maison, la décision a été rapide à prendre. Malgré la météo peu clémente, mais pour la première fois de l'année sur nos épreuves, nous avons pris un plaisir imprévu et très apprécié.

 

47242445_269475857078715_3991545895400243200_n

 

 

 

Cette fois c'en était bien fini pour la route. Mais quelle idée j'ai eue de proposer à Hervé d'aller au Roc d'Azur ? S'engager sur un rendez vous aussi spécialisé en n'ayant plus fait de VTT depuis des années a été un pari plutôt osé et au final une belle galère mais celle-ci a été gommée par les bons moments que nous avons passés avec Flo et Nono. Et puis pour boucler avec la route, cette sortie par grand soleil en bord de mer avec Hervé un moment spécial.

 

47386217_361492614416823_9152690460144173056_n

 

47343737_2839314386094169_5659141839416983552_n

 

Spéciale comme cette année. Comment 2019 va pouvoir être plus belle ? Comme je le disais en préambule, novembre est le moment de se remémorer les bons moments mais aussi de se projeter sur l'année à venir. Mes copains me maudissent de les relancer avec les inscriptions, les réservations et autre mais nous savons déjà quasiment qui fera quoi l'an prochain.

Et le programme va être copieux avec comme grosse base les 270 kilomètres de Liège mais également notre seconde participation à Milan San Remo et ses 300 bornes ! De quoi alimenter nos fantasmes de l'hiver mais aussi de se projeter dans la préparation.

La dessus j'ai une ou deux petites idées qui germent en novembre mais on en reparlera...

 

Posté par jerseyconnection à 17:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 octobre 2018

Retour en images - Roc d' Azur

 

Les semaines passent à toute allure et le Roc d' Azur parait déjà loin. Une petite série de photos pour se rafraichir la mémoire :

 

sportograf-140389918

Celle-ci a été prise dans la première grosse montée après quelques kilomètres. On ne le voit pas forcément sur la photo mais la bosse était constituée de paliers avec pour certains du pourcentage bien au delà de 10. Il suffit juste de voir quel braquet j'utilise.

 

sportograf-140376371

 

Après les montées, les descentes. Ceux qui ont lu le résumé de ma journée savent que ce ne sont pas les endroits où j'ai pris le plus de plaisir. Sur cette photo je suis pour une fois sur mon vélo mais le style est plutôt anti fluide...

 

sportograf-140502412

 

Mes descentes ont plutôt ressemblé à ça...

 

sportograf-140532708

 

Ou ça.

 

sportograf-140462420

 

Heureusement il y a eu quelques beaux passages en vélo...

 

sportograf-140404853

 

sportograf-140411030

 

sportograf-140487690

 

sportograf-140494566

 

sportograf-140560934

 

sportograf-140369602

 

Et bien sûr la compagnie de mes potes qui ont été très patients avec moi.

Posté par jerseyconnection à 23:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 octobre 2018

[VTT] Semaine du Roc d"Azur

 

Neuf ans que j'avais participé au Roc d'Azur, environ huit ans que je n'étais plus monté sur mon VTT...

L'idée avait germé cet hiver d'y retourner en compagnie d'Hervé. Hervé qui ne possédait pas de VTT jusqu'à il y a une quinzaine de jours. Autant dire que nous sommes arrivés à l'arrache sur tout.

Absolument pas habitués au pilotage, aux trajectoires, à la position, nous avons sauté de nos vélos de route aux VTT sans transition. Et ce fût une grave erreur !

Mais revenons un peu en arrière. Nous étions supposés participer à la rando Roc Altitude histoire de se mettre dans le bain mais celle-ci a été annulée en raison des intempéries de la veille, comme le Roc Master sur lequel Nono et Flo que nous avions retrouvés sur place devaient s'aligner.

Début des hostilités le vendredi avec le Roc Marathon et ses 85 kilomètres pour Flo. Pas de randonnée cette fois, il s'agit bel et bien d'une course. Hervé, Nono et moi avons eu le plaisir de faire des coupures sur le parcours pour assister Flo et voir un peu ce que c'était.

Nous avons coupé une première fois pour nous rendre au bas de la première grosse descente, le Fournel et voir un peloton déjà très étiré. Nous nous sommes rendus ensuite à Roquebrune après 30 kilomètres de course, au bas d'une descente technique où Flo se positionnait autour de la 250ème place avec des bonnes sensations.

Place ensuite pour nous à une montée de six kilomètres pour accéder en haut du petit col de Valdingarde sur laquelle j'aurai la malchance de crever...puis de voir ensuite Flo prendre le temps de s'arrêter pour se ravitailler, très frais.

Nous avons par la suite rejoint le col du Bougnon par la route pour tomber sur le parcours et voir un bon raidard bien droit que nous allions emprunter le lendemain lors de notre rando. Bien qu'il ne soit pas encore passé nous avons pensé avoir manqué Flo et sommes retournés vers l'arrivée.

Au final notre Pokémon prend la 189ème place en 5 heures 30 après une magnifique course.

 

Roc d'azur marathon !!! - Florestan Nicolas's 82.5 km bike ride

Merci!!! Des conditions extrêmes !!!! Mais ça a été car la boue d'ici n'est pas la même que chez nous!!!

https://www.strava.com

Hervé et moi avons été soufflés par ce que nous avons vu et en débriefant sommes tombés d'accord sur l'envie commune d'y participer, imaginant déjà boucler le parcours autour des sept heures...pauvres naïf que nous sommes.

Mais avant d'éprouver en vrai le parcours du lendemain, nous avons sorti les vélos de route pour une belle sortie plaisir nous emmenant de Fréjus à Mandelieu via le petit col du Testanier et ses six kilomètres puis le long de la mer jusqu'à Cannes puis dans l'autre sens par la magnifique route longeant la Méditérranée de Mandelieu à Saint Raphaël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis voilà vendredi qui arrive, jour de la Rando Roc Noire. Flo et Nono participent avec nous sur cette boucle de 48 kilomètres épousant quasiment le tracé de l'épreuve reine du dimanche. Nous partons dans la première vague de 500 concurrents. Nous avons convenu de rouler tranquille et de profiter. Et pour être tranquille, ça va être tranquille !!!

Après être sortis de la base de loisirs, nous abordons un secteur rendu marécageux par les pluies diluviennes du mercredi et nous allons déjà rouler dans la boue jusqu'à mi-roue. Le tout est de ne pas mettre pied à terre faute de risquer de ne pas retrouver ses chaussures. Vient par la suite le passage dans l'enceinte d'un camping puis la première montée.

Rude, très rude avec du 13, du 15 et jusqu'à 18% pendant deux bons kilomètres. Pas de panique, je mets le tout petit plateau - oui juste un petit point matos pour dire que mon vélo a une dizaine d'années, triple plateau, quatorze kilos, et je ne crois pas avoir vu le même au long du week end. Tout petit braquet donc pour accéder au sommet où nous nous regroupons comme après chaque difficulté. Et je sois dire que Flo et Nono, et à un degré moindre Hervé ont été très patients avec moi.

Arrive par la suite la descente du Fournel, premier très gros morceau technique. Non et Flo nous ont briefé, c'est caillouteux, il y a des ornières et de la pente. Je ne suis pas du tout à l'aise, descendant à faible allure avec l'apréhension de gêner ceux qui sont derrière moi. Je mets pied à terre et c'en sera fini pour moi pour la journée entière. Je n'ai plus jamais réussi à débrancher le cerveau.

La suite va être une succession de montées très raides pour lesquelles il faudra souvent mettre pied à terre et de descentes très techniques. La seconde sera d'ailleurs un calvaire pour moi à faire entièrement à pied et j'arriverai au ravito situé au bas de celle-ci un peu vénère...hein les gars ???

Re-bosses, re-descentes, des passages à gué avec parfois de l'eau jusqu'à mi-cuisse (ça j'ai aimé) pour arriver au col du Bougnon et ce raidard que nous avions vu la veille mais qui se passera finalement très bien avec du petit braquet.

Toujours du technique, toujours des descentes et toujours Nono et Flo qui prennent les devants et font preuve d'une infinie patience avec nous, y compris quand Hervé cassera sa chaine. Tout cela va nous mener aux derniers kilomètres avec un passage sur la plage où j'aurai la grande classe de chuter comme une bouse devant les spectateurs.

Le final va nous conduire le long de la mer vers la base de loisirs de Fréjus par encore une fois un passage dans l'eau boueuse sur presque 100 mètres puis de la boue plus compacte pour franchir la ligne d'arrivée.

48 kilomètres en 4 heures 39 soit une moyenne de ... 10.3 km/h, on ne rigole pas merci (et encore notre temps réel tenant compte des arrêts aux ravitos est de 6 heures).

 

 

Rando Roc Noire - Fat Fernand 🍔's 48.0 km bike ride

0/20 en technique 0/20 en matos Plus d' 1 heure de marche sur le parcours. Une moyenne de champion

https://www.strava.com

 

Avec mon binôme nous avons révisé notre jugement de la veille. Nous ne ferons pas le Roc Marathon en sept heures et pour ma part sans doute jamais de Roc Marathon du tout.

Nous avons appris ou ré-appris plein de choses en un week end. Appris surtout que nous avions pris la chose très à la légère. Nous avons trouvé une image représentant bien le truc. On est allés à la guerre contre des mecs qui avaient des fusils à lunettes et on est arrivés avec un arc et des flêches !

Pour ma part je n'avais pas ce souvenir de difficulté lors de ma participation en 2009. Je pratiquais davantage de VTT à l'époque, étais plus habitué au pilotage et ça me fait chier de le dire était plus jeune et insouciant. Je ne me rappelle pas avoir éprouvé tant de difficuléts dans les descentes notamment dans le final qui était identique à ce que j'avais connu.

Ce fût malgré tout encore un très très bon week end avec la compagnie de garçons ayant l'état d'esprit que j'adore.

Les photos de Flo :

 

43952904_316204522503430_8002997568353075200_n

 

43878961_2195193000738569_7099256605832642560_n

 

43951925_170200017249099_3955326681006211072_n

 

43878325_521378838325410_4583522126866153472_n

Posté par jerseyconnection à 23:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 octobre 2018

[Rando] - Paris Tours (7 octobre)

 

Cette année sur route a été belle, toute pleine de bons moments passés avec mes potes. J'étais supposé être en coupure (micro coupure en vérité) mais un changement de programme imprévu est intervenu avec cette randonnée sur le nouveau parcours de Paris Tours.

Et l'imprévu parfois, c'est bien ! Une randonnée très confidentielle avec une communication quasi inexistante hormis une page sur les réseaux sociaux. C'est par l'intermédiaire de David avec qui nous avions partagé une édition de la Nord Charente Classic que j'ai eu les infos et ce nouveau parcours remanié de la classique d'automne avec ses chemins de vignes a fait que je n'ai eu aucun mal a décider Hervé d'y aller.

Les organisateurs de la course professionnelle ont ainsi ajouté neuf chemins totalisant une douzaine de kilomètres et sept côtes avec pour certaines du pourcentage histoire de donner du piment à cette belle classique. Nous ne sommes qu'une cinquantaine au départ du centre de Tours sous un temps gris. Il y a malgré tout une belle escorte de motos pour nous encadrer, notamment sur la rive droite de Loire que nous allons emprunter jusqu'à Nazelles-Négron où nous rejoignons le parcours officiel.

Nazelles-Négron justement où nous attend la première difficulté du jour avec une belle bosse de 700 mètres à 7% de moyenne. Le départ a été rapide et j'ai eu du mal à me mettre en action, étant en nette baisse d'entrainement et donc de condition. Je suis légèrement décroché à mi-bosse mais nous allons tous nous regrouper sur le plateau.

Nous allons par la suite approcher du premier chemin. Les organisateurs ont prévu des dérivations pour ceux qui ne désirent pas emprunter les secteurs non asphaltés et à notre grande surprise la quasi totalité du groupe va filer tout droit alors qu'il fallait tourner pour accéder au premier chemin. Dommage pour eux d'avoir ce terrain de jeu et de ne pas en profiter. Nous n'avons pas compris, un peu comme lorsque nous faisons Paris Roubaix et que nous voyons nombre de gars rouler sur les bas-côtés.

Bref peu importe, nous allons nous retrouver à une petite dizaine pour aborder ce court et facile premier chemin sur 400 mètres, assez carrossable en comparaison de ce qui va venir ensuite. Le second est tout à fait différent. C'est le premier vrai chemin de vignes et qui dit vignes dit côteau. Celui-ci est long d'un 1.4 kilomètre et en léger faux plat montant. Léger mais sur ce sol caillouteux pas facile du tout. Nous aurons d'ailleurs le plaisir de voir passer le course des U23 et celle des professionnels sur ce secteur.

Descente puis assez vite une belle montée avec du 13% sur 700 mètres et évidemment chemin de vignes en haut. Celui-ci sera le plus long avec 2.4 kilomètres assez accidentés. Il y a de gros cailloux et j'en serai victime. J'ai senti taper et la sensation de crevaison heureusement lente a été immédiate. Bien longtemps que je n'avais pas crevé sur une épreuve de ce type.

Le temps de galérer un peu pour réparer mais avec l'aide appréciée de l'épouse de David pour regonfler, nous repartons à l'assaut de la suite avec une succession de côtes et de chemins souvent liés les uns aux autres.

 

 

 

Nous allons ainsi gravir la côte la plus pentue de la journée, celle de La Rochère avec du 17% au maximum suivie bien évidemment par le petit chemin qui va bien. Nous salivons par avance du déroulement de la course de l'après midi qui avec toutes ces difficultés dans les 60 derniers kilomètres auxquelles vient s'ajouter le vent promet d'être spectaculaire.

 

43178804_2316605868367180_7769963311570878464_n

 

 

 

Dommage pour nous, le temps reste gris et nous allons même retrouver la pluie sur les quinze derniers kilomètres. Il reste encore deux belles bosses, celle de la Vallée Chartier avec là encore du 14% comme celle de Rochecorbon.

 

 

 

Les chemins sont quant à eux plus ou moins roulants mais nous prenons vraiment beaucoup de plaisir. C'en est fini à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée puis à douze pour l'ultime bosse.

 

 

Le final est moins intéressant avec l'entrée dans l'agglomération Tourangelle et la présence de la pluie. Nous parcourons le même final que les pros mais nous n'aurons pas le loisir de franchir la ligne d'arrivée. Les péripéties de la crevaison auront fait que nous avons perdu trop de temps et les épreuves du kilomètre de Paris Tours pour les jeunes avaient déjà débuté.

Cette fois la saison sur route est terminée sur cette belle note. Maintenant place au VTT avec tout de suite cette semaine deux randos du Roc d(Azur sur lesquelles Hervé et moi allons retrouver Nono et Florestan.

A très vite.

 

Posté par jerseyconnection à 23:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


26 août 2018

24 heures du Mans vélo 2018

 

Après une première expérience satisfaisante en 2018, nous avons choisi de remettre le couvert cette année. Une équipe légèrement remaniée en fonction des disponibilités de chacun, avec en plus de Flo, Mr Phal et Jérôme, les deux petits nouveaux Hervé et Abel.

Hervé qui nous a d'ailleurs sponsorisés par le biais de sa société avec une appellation Polo Cycling Team et de magnifiques tenues. Avec l'acquis de notre premère participation, nous avons choisi de ne rien changer...ou presque ! Nous ne courrons pas pour la gagne, pas plus que pour un classement particulier qui vient en fonction du déroulement de l'épreuve et nous avons juste opté pour des relais plus courts afin d'une part de pouvoir effectuer trois relais chacun et de pouvoir toumer de jour comme de nuit pour chacun d'entre nous.

Une heure et vingt minutes, c'est un choix de confort qui nous a vite fait comprendre qu'on ne pourrait pas obtenir mieux que la 32ème place acquise en 2017 faute de perdre beaucoup de temps sur les passages de relais mais peu importe.

Le niveau était par ailleurs très relevé cette année encore avec plusieurs anciens ou futurs professionnels (Tony Hurel, Thibaut Ferrasse, Jordan Levasseur...) et de nombreux coureurs faisant partie de l'élite de notre sport. Le départ a été ultra rapide et notre carte pour nous mettre sur les bons rails est notre petit gamin et VTTiste de talent Florestan.

Il nous a fait le plaisir de passer en troisième position à la fin du premier tour et nous a sorti un relais à 43.6 km/heure de moyenne ! Un groupe de sept coureurs s'est isolé assez vite avec les grosses équipes et le peloton s'est rapidement disloqué.

Le jeu est de pouvoir reprendre un bon groupe au passage de relais. Soit tu sors des stands seul et tu roules comme tu peux avant de te faire reprendre par des costauds soit tu cravaches seul au risque de perdre des forces. Lors de sa prise de relais, Jérôme a été dans le second cas mais il n'a pas entamé ses forces ! Après que Flo nous ait maintenu dans le groupe de tête, Jé a réussi à nous garder dans le top 50 que nous ne quitterons jamais.

Mon tour arrive en troisième relayeur, plus tôt que l'an dernier. Je pense être en meilleure condition et j'ai la chance de prendre le groupe qui est en lutte pour les places du top 10 derrière les hommes de tête. L'allure est élevée mais la montée du Dunlop se fait plutôt au tempo dans les premières minutes. Il faut juste s'arracher pour basculer au sommet et vite descendre les dents pour la partie restante du circuit qui est majoritairement descendante.

Je me surprends même à être dans les premières positions de ce groupe et à passer quelques relais ! Je relaie notamment un gaillard bien posé sur sa machine que j'identifierai plus tard comme étant Benoit Daeninck, un nom qui parlera sans doute à ceux qui suivent le vélo.

Mais...dans mon groupe il y a le coureur de l'équipe du Cercle Gambetta qui dans un premier temps était calé dans les roues puis a décidé de remonter. Gros braquet, gros rythme, à son premier passage du Dunlop tu serres les dents, au second tu t'accroches aux branches puis au troisième tu sautes ! Après 50 minutes je me retrouve lâché mais j'aurai de nouveau la chance de retrouver un bon groupe pour mes trois derniers tours. Je boucle ce premiers relais à 40.4 de moyenne.

 

 

 

 

Après moi c'est Phal qui entre en piste puis Abel et enfin Hervé qui boucle notre première série à la tombée de la nuit. Nous maintenons notre place dans le top 20 de notre catégorie et dans le top 50 du scratch.

Et c'est reparti pour une autre série entamée par Flo qui nous sort de nouveau un beau relais à plus de 39 de moyenne. Entre temps il faut gérer la bouffe, le repos, le gars qui est en piste et pour celui qui va relayer, l'échauffement. Comme l'an dernier nous faisons ça un peu à l'arrache mais finalement ça nous va bien.

Jérôme prend la suite puis c'est de nouveau mon tour. Il est 1 heure 45, je dois rouler jusqu'à trois heures du mat', la température est descendue sous les dix degrés mais ça ne me dérange pas. C'est top de rouler la nuit, il n'y a que le bruit des vélos, une guirlande de lumières rouges arrières et des chicanes humaines dans certaines courbes qui nous donnerons à tous quelques sueurs froides.

Entre des coureurs plus que confirmés et des purs amateurs venus prendre un plaisir différent avec des vélos parfois d'un autre âge ou pour certains avec des baskets aux pieds, il est clair que la manière de piloter est bien disparate...

Pour mon second relais je ne vais pas avoir la chance de prendre un groupe dès la sortie des stands. Je vais effectuer deux tours seul avant d'être rejoint par un gars de mon niveau. Nous nous relaierons encore deux tours avant d'être rejoints par un groupe roulant fort. Trop fort...encore une fois la montée du Dunlop va m'être fatale et je vais devoir laisser filer. Je clôture malgré tout ce second relais à 38.3 de moyenne

 

 

 

 

 

Il est temps d'aller essayer de dormir un peu. Une poignée d'heures de sommeil dans la nuit du vendredi au samedi, encore quelques unes seulement pour nous tous une fois l'épreuve démarrée, c'est une des choses qu'il faut gérer...ou pas mais souvent avec difficulté.

Phal prend son tour, lui aussi en se retrouvant souvent esseulé puis Abel puis de nouveau Hervé au petit matin.

Les dernières heures de course approchent, sans que nous ne perdions ni ne gagnions de places. Flo, Jérôme puis de nouveau mon tour. Il fait 13 degrés mais le soleil va vite se montrer. Cette fois j'ai toujours été dans un groupe mais à chaque fois avec un faux rythme. Le vent s'est levé avec le jour et il soufflera de plus en plus fort au fil de la journée dans la ligne droite opposée à l'arrivée.

Un faux rythme je disais, qui fera qu'avec ce vent nous abordions parfois les stands tout juste au dessus de 30 km/h. Je parviens malgré tout à sortir un relais à 38 de moyenne.

 

 

 

 

 

 

Il reste Phal, puis Hervé qui a inversé avec Abel pour que ce dernier fasse le final. Hervé qui a sorti un beau relais de nuit puis encore une belle perf pour ses derniers tours.

Abel se retrouve avec le groupe de tête pour le finish. Grosse pression entre les équipes de tête qui se jouent la victoire et comme nous ne jouons bien sûr pas dans la même cour, les attaques qu'ils se portent feront qu'il se fera décrocher pour son dernier quart d'heure.

Nous terminons donc à la cinquantième place contre 32 l'an dernier. Nous nous sommes par contre aperçu qu'un tour ne nous avait pas été décompté lors du premier relais de Flo, ce qui nous situerai autour de la 42ème place mais peu importe.

Nous sommes 19èmes dans notre catégorie d'équipe de 6 contre 21èmes l'an dernier et nous avons par ailleurs parcouru 946 kilomètres contre 962 en 2017.

Mais au delà de ces chiffres comme d'habitude c'est surtout le partage qui prime. On sait qu'on ne va pas gagner mais on sait en revanche qu'on va bien rigoler.

Merci en passant à ces 5 mecs en or mais aussi à Valérie et Sandra, nos fidèles accompagnatrices, à Gérard qui nous a photographiés et dont on devrait voir les oeuvres ici même très vite et à ceux qui nous ont supportés à distance sur les réseaux sociaux, comme ce jeune homme plein de classe qui nous a fait parvenir ce message d'encouragements.

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Posté par jerseyconnection à 23:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 juillet 2018

Orléans - Salou, la tournée du demi-siècle

 

210 kilomètres et 7 heures de vélo. Seul. Fait

170 bornes et 2300 mètres de dénivelé positif. Seul. Fait

160 bornes pour un troisième jour consécutif. Seul. Fait

2300 mètres de dénivelé positif et une montée de 29 kilomètres. Seul. Fait

190 kilomètres pour un cinquième jour consécutif. Seul. Fait

 

J'aime me fixer des challenges et sortir parfois d'une zone de confort dans laquelle je me suis sûrement un peu trop souvent endormi quand je courais. Un long parcours sur plusieurs jours me faisait envie depuis pas mal de temps et cette année les choses se présentaient plutôt bien au niveau de ma disponibilité. Je suis en outre bien entrainé avec la préparation pour les classiques de printemps pour base doublée de celle pour Paris Roubaix. Et puis je vais passer le cap du demi-siècle et c'était donc un clin d'oeil cycliste sympa pour marquer le coup.

Me sachant entrainé, je partais malgré tout et fort heureusement avec des doutes sur ma capacité à enchainer cinq jours de vélo mais aussi vu mon gabarit, de passer par des départements pas tout à fait réputés pour être aussi plats que la Beauce ou la Sologne.

J'ai préparé mes parcours sur internet et recopié ceux-ci à l'ancienne sur des petites feuilles utilisées au jour le jour. Là non plus je n'étais pas serein à 100% avec quelques petites zones de doute sur les étapes 2 et 3 mais l'aide précieuse de papa et maman Fernand ainsi que de mon garçon a gommé tout ça, j'y reviendrai.

En attendant voici un petit résumé de mon aventure.

 

Première étape : La Chapelle Saint Mesmin - Maison Feyne

22 juin. 6 heures 45. 7 degrés ! Une température surprenante pour un début d'été mais qui n'est finalement pas pour me déplaire. Je pars avec des manchettes et un gilet mais en cuissard court, sachant que le soleil va très vite chauffer. Première constatation alors que je prends mes routes familières d'entrainement vers Meung sur Loire, Dry et Ligny, le vent me pousse et c'est tant mieux car il souffle assez fort depuis deux jours.

Je ne suis pas un malade des prévisions météo sur le long terme mais je sais que ma semaine devrait être bonne, déjà un souci de moins plutôt que de se dire qu'il peut pleuvoir et donc que ça va changer tout plein de choses.

Comme nous en conviendrons tous les jours, mes accompagnateurs dévoués vont vivre leur vie de leur côté mais nous nous verrons à peu près trois fois par étape. Je leur ai laissé pour cette étape-ci le loisir de partir plus tard. Je connais les routes, j'ai largement de quoi me ravitailler tant en solide qu'en liquide et sauf incident mécanique - ce que j'aurais pû avoir de pire à redouter finalement - je n'aurai pas besoin d'eux de suite.

A partir d'Yvoy et vers Chaumont sur Tharonne, je commence à prendre mon rythme de croisière mais aussi des routes que je n'ai jamais empruntées en vélo. Je passe du côté de Marcilly en Gault (d'ailleurs sur une route transverse en très mauvais état) puis vers Selles Saint Denis, des villages où j'avais couru il y a quelques millions d'années avant de quitter le Loir et Cher pour le Cher.

Les routes commencent à être un petit peu moins plates mais je passe dans de beaux villages comme Châtres sur Cher. Je fais le point par SMS avec mon staff et nous convenons de nous retrouver à Vatan (déjà dans le département de l'Indre). Je vais pouvoir me ravitailler en liquide et enlever des fringues. Je vais longer la Nationale 20 en direction de Chateauroux sur une route plutôt tranquille, comme du reste bien d'autres au cours de cette semaine.

Passage auprès de l'aéroport de Déols - où d'ailleurs un gentil employé était en train de s'occuper d'un barbecue dont l'odeur m'aurait bien incité à m'arrêter - puis j'entre dans Chateauroux, la plus grosse ville que j'aurai à traverser au cours de mon aventure. Pas d'inquiétude, je vais bien trouver ma route pour prendre la direction de Cluis sur une portion qui commence sérieusement à annoncer les toboggans qui m'attendront le lendemain.

Ce chemin vers Cluis que j'ai demandé à un livreur qui m'a dit "c'est un peu loin d'ici...". Effectivement, c'est loin. Il me faut 25 bornes pour y arriver puis peu après entrer dans le département de la Creuse. A l'image de ce que je vais rencontrer le lendemain, les routes sont sinueuses, étroites et sur un revêtement qu'on ne peut pas qualifier de billard...

Je fais tranquillement mon chemin sans ressentir de fatigue et ma moyenne est encore au dessus de 30 km/heure. Je vois une dernière fois mes accompagnateurs à Fresselines soit à deux pas de l'arrivée. Je refais juste le plein d'un bidon avant d'affronter la montée qu'on appelle par ici le Fer à Cheval puis je plonge vers notre lieu d'hébergement du jour, chez des amis de la famille.

L'anecdote du jour : Je serai régulièrement amené à m'assurer que je suis sur le bon chemin en demandant aux habitants si j'emprunte la bonne route. J'ai pris l'habitude de demander à deux personnes différentes coup sur coup histoire d'assurer ma route. A Chaumont sur Tharonne, pourtant tout frais parti, l'employé municipal à qui j'ai demandé la route de La Ferté Beauharnais m'a envoyé complètement à l'opposé...ne pas oublier de demander sa route à deux personnes différentes !!!

Les chiffres du jour :

210 kilomètres

6 heures 59 de vélo

1417 mètres de dénivélé positif

30.1 de moyenne

déjà le petit plateau pour le Fer à Cheval

seulement 3 bidons consommés

5 départements traversés (Loiret, Loir et Cher, Cher, Indre, Creuse)

A noter que sur un terrain bien évidemment différent mais sur une distance identique, j'ai roulé plus vite que sur le dernier Paris Roubaix.

Strava :

 

 

 

 

Deuxième étape : Maison Feyne - Objat

Départ de nouveau matinal pour cette seconde étape que j'imagine accidentée. Non en fait je n'imagine pas jusqu'à quel point. Les pattes sont un peu lourdes au départ mais je le savais, je suis un diésel et elles vont avoir le temps de chauffer, grandement. Les températures sont déjà chaudes mais là n'est pas le problème, l'essentiel est qu'en descendant plein sud j'ai encore le vent avec moi. Dès la sortie du lieu dit où habitent nos amis, il faut déjà grimper puis grimper encore pour atteindre Dun le Palestel. Premier arrêt pour m'assurer de ma route - deux personnes, toujours - et direction Saint Priest la Feuille, le gros bourg suivant.

J'en profite de ces bourgades car elles ne seront pas nombreuses tant que je serai en Creuse et je n'aurai pas le loisir de regarder autre choses que les paysages. Des montées courtes et peu pentues, des descentes puis d'autres montées puis d'autres descentes puis encore des montées...le résumé de ma journée. Je n'aurai pas non plus à croiser beaucoup de voitures ni d'habitants.

Je quitte bientôt la Creuse pour la Haute Vienne avec toujours cette constante, zéro mètre de plat. Mon copain Hervé m'a répété de penser au lendemain et je n'hésite donc pas à tomber le petit plateau dès que cela monte un peu. Je passe par des endroits plutôt jolis comme ce petit pont enjambant le cours d'eau appelé le Taurion et ça me change un peu des parties boisées. Je retrouve mes parents et mon garçon à Saint Léonard de Noblat, la patrie de Raymond Poulidor pour un ravito liquide et poursuis ma route.

 

36552253_1142890555852264_4374394590061395968_n

Pour ce périple comme pour le reste quand je fais de grosses randos en général, je ne regarde que très rarement mes kilomètres, préférant faire de petits calculs de moyenne plutôt que de me saper le moral quand les bornes ne défilent pas assez vite. J'attends souvent d'être dans le final pour y jeter un oeil. Le parcours défilant, je m'aperçois comme la veille que j'ai une légère différence au niveau du kilomètrage que j'avais prévu par rapport à ce qu'il est sur le terrain. Comme nous avions un petit truc de prévu à Brive avec mon garçon, je vais choisir d'écourter l'étape que j'avais planifiée sur 150 bornes et que je sens monter jusqu'à 185 si je vais au bout.

 

36564856_1142887905852529_1984236820161888256_n

 

Peu importe cette improvisation puisque j'aurai déjà fait vingt bornes de plus que prévu. Les jambes sont bonnes et je ne ressens pas de fatigue. J'aurais pû continuer.

L'anecdote du jour : Le seul truc que je craignais dans ces départements peu peuplés c'est de tomber sur des habitations ouvertes et de me faire courser par un chien mais heureusement cela n'arrivera pas.

Les chiffres du jour :

170 kilomètres

6 heures 10 de vélo

2322 mètres de dénivelé positif

27.6 de moyenne

3 départements traversés (Creuse, Haute Vienne, Corrèze)

Strava :

 

 

 

Troisième étape : La Dornac - Montauban

La soirée nous a conduit au sud de Brive et nous avons dîné dans le beau village de Terrasson depuis lequel j'ai fait ma vidéo du jour, pour ceux qui ont suivi mon périple sur la page Facebook du blog (pour ceux qui ne l'ont pas fait, elles sont toujours dispo) Nous avons dormi dans un gite très sympa au sud de Brive et se rafraichir dans une piscine après six heures de vélo a été top. Le petit dej' était pas mal aussi. Les deux premiers jours j'avais avalé des pâtes histoire de tenir les premières heures mais cette fois-ci je me suis contenté d'un bon chocolat chaud et de crêpes et confitures maison.

 

36528656_1142897872518199_3085969276742402048_n

 

En parlant de bouffe et plus précisément de ravito, j'ai privilégié du costaud pour les premières heures en mangeant pour ceux qui connaissent un Flapjack au bout de deux heures / deux heures trente de route. C'est une barre protéinée qui a l'avantage d'avoir très bon goût et d'être digeste. Pour le reste j'avais emporté des Powerbar mais la saveur sucrée quand il fait chaud est lassante. J'avais trouvé cet hiver des barres plus salées au goût cacahuète mais elles m'ont déçu par leur texture.

Pour revenir à la journée, je l'attends moins accidentée. Il fait toujours aussi beau et le vent est encore porteur. Première montée dès le départ du gite pour rejoindre le village et donc petit plateau et jambes lourdes d'entrée. Pas d'affolement comme d'habitude, je sais que le moteur va gentiment chauffer. Par rapport à la veille les routes sont plus larges, plus fréquentées aussi. Je ne suis pas un solitaire - même si je vais me taper 850 bornes cette semaine sans jamais rouler avec personne - et j'apprécie de voir un peu de vie.

Je suis dans la vallée de la Dordogne, tout près des beaux chateaux qui parsèment l'endroit mais je ne longerai que celui de Salignac. Et qui dit chateau dit construction sur une hauteur et donc ascension ! Mon chemin va me mener par le joli village de Carlux où je retrouverai mes accompagnateurs puis pas loin je traverserai la Dordogne en direction du tout aussi joli village de Gourdon...qu'il faudra aussi rallier en montant trois bornes.

 

36571971_1142891709185482_8890096696537645056_n

 

En préparant mes parcours, j'avais à cet endroit deux options : passer par Cahors mais sur une route plutôt fréquentée ou contourner par la campagne. J'ai retenu cette deuxième. Toujours sur une route sympa - je veux dire pas un truc de trois mètres de large comme la veille - je vais cheminer vers Mercuès que je ne penserai jamais atteindre faute de voir des panneaux indiquant ce bourg. Je retrouve encore ma famille pour une mini pause Coca - pain aux noix et remplissage de bidons.

Nous sommes revenus vers Cahors et à Cahors on produit du vin et la vigne pousse souvent sur des côteaux. Et je vais en gravir un de ces p*** de côteaux. Trois bornes en plein cagnard avec du 12%. J'ai eu le temps de bien les voir les vignes...En haut c'est toutefois une belle route qui va me mener vers Villesèques puis Castelnau - Montratier où je vais monter une belle bosse pour six kilomètres environ avec un peu de pourcentage qui me contraindra à mettre pour la première fois 34 x 25.

 

 

 

J'aurai la chance après avoir fait un dernier ravito liquide de pouvoir rejoindre Montauban par une route majoritairement descendante pour les vingt derniers kilomètres. Comme la veille, je vais faire deux petits kilomètres supplémentaires avant d'arriver à la voiture histoire d'avoir un compte rond, d'où les 170 et 160 bornes pile des deux derniers jours.

Les chiffres du jour :

160 kilomètres

5 heures 47 de vélo

1692 mètres de dénivelé positif

27.6 de moyenne (comme la veille)

3 départements traversés (Dordogne, Lot et Tarn et Garonne)

 

Strava :

 

 

 

Quatrième étape : Saverdun - Pas de la Case

 

Aujourd'hui ça se corse !! Etape courte mais se terminant en montée et quelle montée ! Je connais la partie finale du parcours puisque c'est la route du retour de mes vacances d'été. Nous étions hébergés la veille chez des amis de la famille à Toulouse mais j'ai choisi de partir de Saverdun pour deux raisons : la première pour justement éviter de partir de cette énorme ville qu'est Toulouse et la seconde pour raccourcir un peu le parcours en prévision du final.

De Saverdun à Foix en passant par Pamiers je vais emprunter des routes avec un peu de circulation dont j'avais perdu l'habitude. Pas d'inquiétude pour autant, comme quasiment tous les jours je ne serai jamais en danger face aux automobilistes. Vers Foix il est impossible de garder la rive droite de l'Ariège et le parcours que j'ai déniché sur Strava va me faire traverser vers l'autre rive. De ce que j'ai entrevu il va falloir grimper !

 

36601517_1142894809185172_1135350419736756224_n

Mon chemin me fait bifurquer sur la gauche vers Arnave. Le panneau est explicite : Route des Corniches. Ma traditionnelle pause ravito liquide me laisse ensuite vers le début d'une belle bosse. Je vais monter pendant trois à quatre kilomètres avec un pourcentage jamais en dessous de sept. 7% puis 8 puis 9 jusqu'à 11, je vais mettre mon plus petit braquet de la semaine et aussi le braquet maxi que j'avais prévu : 34 x 28.

 

 

 

Le sommet m'emmène vers Cazenave sur cette fameuse route des corniches et je ne vais pas tarder à en prendre plein les yeux. Sur ma droite et vraiment en contrebas j'aperçois Tarascon sur Ariège où je ne pouvais pas passer faute de Nationale 20 puis je vais plonger vers Luzenac.

 

36498703_1142893319185321_3684777495506190336_n

Cette fois mes accompagnateurs n'ont jamais été très loin car sur des petites routes sinueuses il était impossible de prendre de la distance et je les verrai à Luzenac puis quelques kilomètres plus loin à Ax les Thermes. Ax qui est le pied de la montée vers le Pas de la Case, l'épouvantail de la journée, de ma vie cycliste aussi, moi qui n'ai jamais gravi un col Pyrénéen ou Alpestre.

Comme je l'ai dit, je connais la route pour l'avoir faite à de nombreuses reprises en voiture. Dans mon idée c'est 25 bornes de montée. Pas trop dure, le pourcentage moyen devant tourner autour de quatre. Je me suis donc dit qu'en deux heures ça devrait être bouclé. Je vais faire toute la montée les yeux rivés sur les deux choses les plus importantes du moment : les paysages montagnards à couper le souffle et mon compteur.

Je vais m'amuser pendant une grande moitié à faire des petits calculs en me basant sur une moyenne de 12.5 bien que sur cette partie je roule souvent autour des quinze. Alors je me base sur trois kilomètres au quart d'heure puis un kilomètre aux cinq minutes histoire de voir mes deux heures de route défiler plus vite (remember, je ne regarde pas mes kilomètres !).

Après une heure d'ascension, ma famille me dépasse et s'arrête peu après pour le traditionnel ravito. J'en profite pour retirer mon sous maillot car ça tape vraiment fort. Dans ma tête j'ai roulé une heure et j'ai donc fait la moitié soit 12.5 kilomètres. J'ai la surprise de voir 15 kilomètres de faits mais j'ai un doute : est ce que l'ascension en fait bien 25 ? Je demande à mon fils de vérifier sur le GPS mais de me donner la distance restante seulement si elles est inférieure à 15 bornes.

Il en reste 13 ! Ma montée fera 29 bornes plutôt que 25. Je me base toujours sur mon kilomètre avalé en cinq minutes et le temps passe plutôt vite. Une heure quinze puis une heure trente, les pourcentages varient entre 4 et 7 au maximum, mon braquet entre 34 x 17 et 23. Je fixe un mur de pierre quelques lacets au dessus mais je mettrai quasiment vingt minutes à l'atteindre. Mais ce sont encore vingt minutes de passées.

 

35296894_1256688264461965_6782017990498975744_n

 

Enfin je passe la douane franco-andoranne, je sais qu'il me reste juste un gros kilomètre pour le sommet. Et j'aperçois les immeubles du Pas de la Case. J'y suis, en 1 heure 54 pour 29 bornes. Vingt neuf bornes de montée, vingt neuf pour un mec qui est tout sauf un grimpeur. Et je suis à 2000 mètres d'altitude ! Encore une fois je me sens bien et frais. J'aurais pû continuer et me faire plaisir sur la descente vers Andorre la Vieille mais ceux qui me connaissent savent que ma philosophie c'est "le vélo mais pas que" et on a prévu une bonne séance de shopping père / fils histoire de se dégourdir les jambes.

En parlant de jambes, le soir à l'hôtel en regardant les miennes dans un miroir j'aurai la surprise de les voir avec des muscles saillants, moi qui suis plutôt massif de ce côté là. Pas étonnant de voir des coureurs de courses à étapes ultra affutés.

L'anecdote du jour : Sur le segment Strava de la montée je me prends 49 minutes par Ben Hermans de BMC ah ah !

Les chiffres du jour :

115 kilomètres

5 heures 10 de vélo

2344 mètres de dénivelé positif (moins que dans l'étape de la Creuse)

22.2 de moyenne

1 seul département traversé, l'Ariège

 

Strava :

 

 

 

Cinquième étape : Andorre - Salou

Cinquième jour, je suis en pleine forme. Pas de fatigue, récupération excellente et moral au zénith. Je choisis de partir tôt cette fois encore car près de 200 bornes m'attendent. Encore une fois je connais parfaitement ce qui m'attend, quelques lignes droites pas trop agréables notamment. Je pars juste avant de passer la douane entre Andorre et l'Espagne. La vieille ville d'Andorre est à 800 mètres d'altitude et le départ est descendant et va me ramener à 300 mètres (mais ce n'est que partie remise...).

 

36576175_1142933315847988_7328146386677923840_n

Salou se situe à une dizaine de kilomètres sous Tarragone et je vois juste ce put*** de panneau en partant sur la route C14 que je suivrai jusqu'à l'arrivée et qui m'indique Tarragona : 180 kilomètres. C'est parti, je m'en fous c'est mon dernier jour et ma préparation a été top avec tous ces kilomètres avalés en mai (1700) et début juin et avec l'acquis des 200 bornes de Roubaix.

Je n'avais pas le petit dej' à l'hôtel et je suis parti à jeûn, attendant une heure trente pour avaler mon Flapjack. L'important pour cette ultime journée sera de bien boire. Je traverse des localités que j'ai l'habitude d'emprunter en voiture et dans l'autre sens et c'est plutôt sympa de voir le décor autrement...et moins vite.

La C14 est l'équivalent d'une nationale faiblement passagère et je pourrai souvent rouler sur une large bande entre le bas côté et la voie de droite. Je ne serai jamais gêné ni serré y compris par des poids lourds qui sont repectueux des cyclistes de l'autre côté des Pyrénées. Le seul qui me frôlera un peu sera un put*** de camping car immatriculé en France. J'apréhendais aussi le passage de plusieurs tunnels mais des panneaux avertissant qu'on pouvait y doubler des cyclistes étaient placés à l'entrée de chacun d'eux. Et puis j'ai eu du bol sur le plus long de ne pas avoir d'autre personne que moi ce qui m'a permis de faire son kilomètre de longueur bien au milieu.

Je file à une moyenne de 33 sur les trente premiers kilomètres mais le fait d'être en descente ne m'empêche pas de m'apercevoir que le vent est cette fois contre moi, comme je le préssentais. J'arrive à me ravitailler juste avant de prendre la grande ligne droite qui va me mener à Tarrega. Cette fois le vent est pleine bille, c'est plat et il faut compter plus de dix bornes pour Tarrega. Je n'avance pas vite mais alors vraiment pas vite. J'atteins à peine le 25 et les kilomètres sont interminables.

Enfin dans cette grosse localité de Catalogne, je peux me ravitailler en boisson, puis de nouveau ce Coca / morceau de pain qui me fait un bien fou. C'est reparti pour la suite, ça monte gentiment, trois fois rien mais avec ce satané vent les choses ne sont pas simples. J'étais redescendu à 300 mètres d'altitude mais ça remonte régulièrement. Je sais qu'il y a ces éoliennes de m*** dont j'ai parlé et reparlé, je connais le coin et ça monte toujours, jusqu'à 800 mètres !

Ceux qui ont regardé ma vidéo du soir de Salou m'ont entendu parler de 6 à 7 kilomètres de montée jusqu'aux éoliennes. La route du retour m'a permis de mesurer au GPS que c'était en fait 9.5 bornes qu'il a fallu s'infuser !

Un petit point chiffres avant la suite :

Segment Strava de Tarrega jusqu'à Belltall (sommet du col des éoliennes !) : 17.4 kilomètres à 2% seulement de moyenne entre la longue ligne droite et les 9.5 bornes de montée. Temps : 56 minutes et moyenne, attention ça pique : 18.6 

Le plus dur moment de ma semaine. Sur le haut j'ai la plante d'un des pieds en feu et ça me fait un mal de dingue quand je me dresse sur les pédales mais avec la descente et un peu d'air plus frais - même si avec 31 degrsé tout est relatif - tout va rentrer à la normale.

Longue descente où je peux un peu récupérer puis entrée dans les agglomérations du final, Montblanc où nous allons nous louper avec ma famille puis Alcover où je ferai un dernier ravito liquide. Il me reste vingt bornes et juste à contourner la ville de Reus où je dois quitter la C14 qui devient une quatre voies.

Reus puis Salou où mon garçon et papa Fernand ont pris le risque de se poster vers les grandes lettres annonçant l'entrée dans la station balnéaire pour me photographier.

 

36569195_1142900625851257_7679419761679138816_n

 

Là encore j'ai poussé un peu le vélo pour arrondir la distance. Je finis ultra frais et hormis ce coup de moins bien face au vent je n'aurai jamais été en difficulté. J'aurai pû continuer une heure chaque jour s'il avait fallu et avec un peu de temps j'aurais pû pousser deux jours de plus jusqu'à Calpe mais chaque chose en son temps, j'y serai tout bientôt pour les vacances d'été.

L'anecdote du jour : Et des jours précédents, je n'ai dû croiser tout au plus qu'une dizaine de cyclistes sur ces cinq jours et notamment personne sur cette étape d'Andorre qui est pourtant une terre de cyclistes. La faute sûrement à un départ matinal car lorsque je suis remonté en voiture, j'ai aperçu le vainqueur de Paris Nice, Marc Soler puis Simon Gerrans puis du Mitchelton Scott puis encore du Movistar. Dommage.

Les chiffres du jour et de la semaine :

190 kilomètres

6 heures 46 de vélo

1522 mètres de dénivelé positif

28.1 de moyenne (encore pas mal après 5 jours...)

7% de pente max

34 x 25 en plus petit braquet

Et pour la semaine ça donne :

845 kilomètres

30 heures 52 de vélo

9297 mètres de dénivelé positif

27.1 de moyenne générale

33900 calories dépensées

 

Strava :

 

 

 

 

Ainsi s'achève donc mon aventure. J'ai pris beaucoup de plasir, je pense avoir donné envie à plusieurs de mes amis selon les retours que j'ai eus et j'ai eu le temps de réfléchir à d'autres petits projets sympa. CE N'EST PAS FINI !!!

Merci encore à toutes les personnes, ami(e)s ou aux gens qui suivent habituellemnt mon actu de plus ou moins près pour tous les messages et encouragements qui m'ont fait grand plaisir.

Et en premier lieu à ma famille aimée, mes parents et mon fils qui ont été à mes côtés et à ma femme et ma fille qui m'ont une fois encore laissé partir.

 

36522034_1142902269184426_4289459009032814592_n

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 juin 2018

Orléans - Salou

 

A partir de vendredi, je me lance dans mon périple qui va m'emmener d'Orléans en Catalogne, plus précisément à Salou (sud de Tarragone).

Je vais effectuer un peu plus de 800 kilomètres en 5 jours. Pour les habitués, vous pourrez me suivre sur Strava et bien sûr sur la page Facebook du blog où j'essaierai de faire un résumé quotidien.

A très vite.

Posté par jerseyconnection à 23:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 juin 2018

Paris Roubaix Cyclo (10 juin)

 

35126943_1121089294699057_1859966017376092160_n

 

Je l'attendais, nous l'attendions depuis un long mois après la période des classiques, ce moment de retrouver les pavés. Nos pavés. A différents titres, nous avons désormais chacun notre expérience et ce fût encore un plaisir de la partager ce week end.

Hervé avec deux participations, Serge avec trois, Jérôme avec six et moi même pour la neuvième avons eu la chance d'être accompagnés par un petit nouveau. Oh un petit nouveau dans notre groupe mais ce petit gars est un cran au dessus de nous en terme d'expérience puisqu'il a eu l'occasion de participer à plusieurs Paris Roubaix, mais lui chez les pros. Nono, Patrice Esnault puisque c'est de lui dont il s'agit avait un petit manque à combler, celui de n'avoir jamais roulé sur le vélodrome. Hors délais chez les pros, les grilles étaient fermées lorsqu'il est arrivé - ce que je trouve absolument irrespectueux quand on sait que c'est une des seules courses que les mecs tiennent absolument à finir.

Nous avons pleinement profité de sa présence et de ses anecdotes. Quand tu parles du Het Volk que tu projettes de faire en cyclo et que lui t'annonce avoir fait le départ puis 200 bornes devant en solo...eh bien tu l'écoutes parler avec respect.

Pour revenir à la cyclo, nous l'abordons toujours humblement mais avec plus de décontraction qu'un néophyte. Deux cent bornes dont cinquante cinq de pavés nous attendent. Départ matinal mais jamais tout à fait aussi tôt qu'on le souhaiterait avec un très léger brouillard et un peu de vent que nous attendons défavorable toute la journée.

Les organisateurs ont eu la sympathique idée de placer deux petits secteurs pavés dans les vingt premiers kilomètres avant d'aborder le vrai parcours à Troisville. Nous allons ainsi rouler sur le pavé de Montigny, très court et plutôt roulant et celui de Tronquoy avec un début boisé plutôt joli.

 

35026248_10213879561556196_8818678112028983296_n

 

Viennent ensuite les traditionnels Troisville (que nous avions reconnu la veille avec les deux premiers secteurs), Viesly, Quiévy et ses 3700 mètres puis Saint Python. Le pavé est bien sec comme il le sera tout au long de la rando et nous ne courrons aucun danger de ce côté puisque le pavé mouillé est la principale hantise de chacun de nous.

 

34984969_10213879556716075_2054572471616536576_n

 

Le parcours épouse dans sa quasi totalité le tracé de la course des pros et en terrain connu, nous avalons du Saulzoir, du Verchain Maugré, Quérénaing, Maing avant de nous approcher gentiment de Wallers.

 

DSCF1025

 

34687473_10213879555676049_1200804772140023808_n

 

34906496_10213879554996032_2225986373041520640_n

 

 

Serge a subi une première crevaison avant d'aborder le premier secteur puis une deuxième et Jérôme ne sera pas en reste en perçant trois fois au total.

Les organisateurs avaient prévenu que certains secteurs pouvaient être endommagés par les inondations de la semaine et celui d'Haveluy en sera un bon exemple avec des bas côtés certes secs mais bien boueux.

 

 

 

Après un premier arrêt au ravito, voici le premier vrai bon gros morceau de la journée, la trouée, la tranchée, Arenberg. Notre tradition veut que le petit nouveau emprunte en tête Troisville et Arenberg et ancien pro ou pas Nono a dû sacrifier à notre bizutage.

Là encore le pavé n'est pas glissant et on se lance bille en tête. Après 500 mètres bing bang, du bruit sur ma roue arrière, rayon cassé ! Ma première avarie hors crevaison en neuf Paris Roubaix. Pendant que les gars vont se faire plaisir sur la fin du secteur je le regagne de mon côté via le bas côté avec une roue bien voilée. Je sais que notre staff est à la sortie et je ne remercierai pas assez Jérôme d'avoir apporté une paire de roues de rechange qui me permettra de ne pas me résoudre à l'abandon. Je n'aurai en tout cas pas eu de bol sur Arenberg cette année...

 

DSCF1034

 

DSCF1035

 

De retour sur un vélo valide, nous repartons à l'assaut de la suite du menu. Le Pont Gibus, les 3700 mètres de Hornaing, Tilloy, le Marc Madiot. Notre départ tardif a fait que nous avons rattrapé tout plein de gars mais à l'inverse nous n'avons que très peu été doublés. Comme souvent c'est assez jouissif d'emprunter le haut du pavé et de doubler des gars qui eux roulent sur le bas-côté.

Après Bersée nous allons effectuer une boucle d'une vingtaine de bornes qui pour moi ne sert à rien. Impératifs des organisateurs pour passer par une localité où est situé un ravito sans doute. Nous allons en tout cas ronger notre frein pour rejoindre Mons en Pévèle que nous allons passer vent favorable pour une des rares fois de la journée. Full gas à notre petit niveau mais avec toujours un grand plaisir.

 

 

 

34825370_10213879549795902_1603529394331058176_n

 

34984349_10213879548835878_3815883914837229568_n

 

35077817_10213879542755726_7605990178993209344_n

 

Nous entrons dans les soixante dernières bornes qui passent comme toujours très vite. Mérignies, Pont Thibault, les pavés défoncés du court secteur du Moulin de Vertain. L'ultime ravito est le bienvenu avec enfin du salé, même si les petit sandwiches que nous avait préparés Nono ont été les bienvenus.

C'est parti pour le final, Cysoing, Bourghelles puis Camphin en Pévèle. Ça commence à taper dur mais on vient là pour ça. Les filles sont à la sortie du secteur et nous prenons un dernier ravito liquide. Gauche, droite, Carrefour de l'Arbre ! Ça tabasse sur la première partie, un peu moins sur le faux plat qui mène au restaurant mais c'est toujours aussi dur. Comme l'a dit Hervé, on croirait que les pavés ont été jetés au sol depuis un avion.

 

 

 

Il reste Gruson dans la foulée puis Hem qui est le dernier secteur et qui fait vraiment, vraiment mal. Puis les faubourgs de Roubaix, ce long faux plat aux trois kilomètres qui lui aussi finit de nous tuer les jambes mais la délivrance du vélodrome arrive.

 

 

 

34777268_10213879536915580_3666185973651210240_n

 

35026756_10213879537275589_3428484594951782400_n

 

DSCF1078

 

Nono y rentre en tête, normal. C'en est fini de cette belle journée. Fini pour le vélo mais pas pour nos moments de rigolade mais ça reste privé. Comme toujours, deux mots pour saluer notre staff, Valérie, Sandra mais aussi à distance Madame Nono, suiveuses, photographes, cuisinières qui font partie de la réussite de la journée. Vivement qu'on revienne.

Quelques chiffres pour finir. Nous avions roulé à 27.9 de moyenne en avril avec vent favorable, cette fois nous avons fait 28.3 avec vent de face et trente bornes de plus.

 

 

 

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juin 2018

L'actu du mois de juin

 

Malgré un mois de mai sans rando, je n'ai pas délaissé le vélo bien au contraire. Avec deux grosses échéances en juin il a fallu essayer de garder la forme. Tout d'abord pour Paris Roubaix cyclo et son organisation les années paires qui se présente ce week end.

Sur une distance supérieure à celle de Paris Roubaix Challenge, nous allons de nouveau rouler sur nos pavés. Cette édition restera traditionnelle dans sa distance, 210 kilomètres et dans son tracé malgré l'ajout de deux secteurs dès les quinze premieres bornes et ce avant d'aborder Troisville. Il faudra rouler sur 55 kilomètres de pavés avant d'avoir le plaisir de rentrer sur le vélodrome.

Pour cette année nous allons nous retrouver entre vieilles connaissances avec Jérôme et ses six participations, Serge avec trois Roubaix au compteur, Hervé pour sa deuxième tentative mais également un petit nouveau. Oh seulement un petit nouveau dans notre groupe de randonneurs car ce petit gars a déjà eu l'occasion d'accrocher un dossard sur la reine des classiques, mais lui sur la vraie, celle des pros !

Nous allons en effet avoir le plaisir d'avoir Nono, Patrice Esnault parmi nous. Pas mal pour notre petite équipe de compter un vainqueur d'étape sur la Vuelta et sur Paris Nice entre autres pour nous tenir compagnie.

Du côté de l'entrainement, j'ai effectué un gros mois de mai avec 1700 bornes mais j'ai surtout travaillé la distance et l'accumulation des bornes sur plusieurs jours consécutifs. Pour ceux qui suivent j'avais évoqué un petit challenge perso qui arriverait aux beaux jours et après Roubaix je vais à ma manière fêter mon passage dans mes cinquante prochaines années.

Je vais en effet rallier Salou en Catalogne en partant d'Orléans sur cinq jours. C'était un truc qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps de faire une grande distance sur plusieurs jours et c'est le bon moment.

A partir du 22 juin je vais donc tenter ce défi qui est déjà presque ficelé. Un peu plus de 800 bornes en cinq jours avec une assistance et un coucher en dur chaque soir. Voici un aperçu des étapes, la distance étant approximative car je me réserve le droit de rallonger ou éventuellement de raccourcir un peu notamment selon les conditions météo.

Etape 1 de Orléans à Guéret pour 200 kilomètres environ

Etape 2 de Guéret à Brive pour 170 bornes

Etape 3 de Brive à Montauban pour 150 bornes

Etape 4 de la banlieue de Toulouse à Andorre pour 110 kilomètres

Etape 5 de Andorre à Salou pour 200 kilomètres.

Chaque jour devrait être assez dur avec du dénivelé mais mon but est d'arriver sans chercher aucune performance. L'étape 4 devrait être la plus difficile avec son arrivée au sommet d'Andorre après 25 bornes de montée.

On aura le temps d'en reparler très vite. En attendant place à Roubaix !

 

 

Posté par jerseyconnection à 23:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]