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La chance a été de notre côté pour cette édition 2018 de Paris Roubaix Challenge. Le temps perturbé en milieu de semaine qui avait rendu les reconnaissances des équipes pro plutôt glissantes a rapidement viré au beau à l'approche du week end pour nous délivrer des pavés secs et des plus agréables à passer.

Nous sommes partis à quatre pour déjà mon huitième Paris Roubaix, le quatrième pour Abel et le baptême pour son frère, Armindo ainsi que pour Hervé. Armindo avait accompagné son frangin il y a quelques années et avait rêvé d'y participer, quant à Hervé...il est dans le même trip que moi et il rêve de tout !

6000 participants sur les différents circuits proposés, le notre étant évidemment le plus long avec ses 173 kilomètres. Le vent est de la partie mais il soufflera favorablement dans la majeure partie du pacours, et tant mieux car il était plutôt élevé.

Comme d'habitude, la mise en jambes est brêve au départ de Busigny jusqu'au premier secteur de Troisvilles que nous empruntons après une quinzaine de kilomètres. Notre tradition veut que les petits nouveaux passent en tête de notre groupe pour ce premier tronçon et Hervé et Abel vont s'y coller. Plutôt bien comme sur l'ensemble de l'épreuve.

 

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Les trois secteurs à venir seront empruntés dans le sens contraire de ce que nous connaissions. Celui de Viesly que nous avions découvert l'an dernier va donc se passer vent défavorable ce qui ne sera pas une mince affaire avec deux zones en faux plat montant. Nous allons ensuite passer Saint Python lui aussi en faux plat montant sur ses premiers hectomètres puis le long secteur de Quiévy et ses 3700 mètres sur lequel Hervé et moi allons nous faire plaisir.

 

 

 

Comme le veut aussi notre tradition, chacun passe les pavés à sa main et nous nous attendons tous à la sortie. Armind a choisi tout naturellement de ne pas faire le début à bloc et c'est un choix sage au vu du menu.

Les premiers secteurs oscillent entre 1.5 et plus de 2 kilomètres mais tous sont très propres comme attendu et c'est vraiment un régal avec en prime le soleil qui pointe son nez. Les kilomètres défilent vite avec une première heure avalée autour des trente de moyenne.

 

 

 

Le revers de la médaille est que c'est une journée qui passe toujours très vite. Après 70 bornes nous approchons d'Arenberg. Après avoir passé le long et délicat secteur de Wallers, nous plaçons nos deux débutants devant pour emprunter la trouée.

En vue du passage à niveau délimitant l'entrée je sens que quelque chose cloche. Une masse de cylos à l'arrêt, des barrières..Grosse déception, est-ce pour sécuriser les participants du sol glissant ou à l'inverse pour préserver la première partie nettoyée pour les pros ? Le fait est que la première moitiée de la trouée nous est interdite. Anormal, honteux, je ne sais pas quoi dire quant on sait que la majeure partie des inscrits vient pour rouler sur cet endroit mythique. Nous allons retrouver les pavés pour le dernier kilomètre mais en étant obligés de les prendre à vitesse très réduite et sur un sol très glissant, je suis parti par deux fois à la faute et cela m'a découragé. Abel et Armind vont me suivre sur la partie latérale, il n'y aura que Hervé qui restera sur le pavé, ayant pris un peu de vitesse pour pouvoir rester droit.

Cette grosse déception avalée, nous allons reprendre le cours de notre chemin pour les cent derniers kilomètres. Les secteurs du Pont Gibus puis le long pavé de Hornaing avec ses 3700 mètres vont très vite nous remettre dans l'allure même si Armind sera victime d'une crevaison sur ce dernier, notre seul accroc de la journée.

 

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Les gros morceaux s'enchainent. Après une halte salutaire au ravito (la seule que nous concèderons), voilà que se profilent Beuvry la Forêt, Orchies et son secteur en deux parties puis les 3000 mètres de Mons en Pévèle. Celui-ci se passe plus ou moins bien selon les années et les sensations mais j'ai eu l'imrpression de ne pas le passer très vite, moins vite en tout cas. A la sortie du secteur nous nous sommes arrêtés quelques minutes auprès de notre staff, Ewa, Sandra et Eric (à qui nous devons encore une fois envoyer des millions de merci) et en voyant la tête des concurrents et en entendant leurs respirations nous avons vite compris qu'il y avait moins bien, beaucoup moins bien que nous !

 

 

 

Mons en Pévèle est la porte d'entrée du final et comme nous le constatons souvent, les cinquante dernières bornes passent à une folle allure. Pont Thibault, Templeuve, Cysoing se présentent sous nos roues. Le compte à rebours est commencé et il faut déjà penser à Camphin en Pévèle que nous passerons tous ensemble pour aborder ensuite le Carrefour de l'Arbre.

Abel connait, je connais, Hervé et Armind ont découvert. On ne pourra jamais assez répéter qu'il faut mettre ses roues dessus pour comprendre ce que c'est. On pourra le regarder tant qu'on veut à la TV, rien ne restitue l'état du pavé. Mauvais, disjoints, avec des nids de poule...il faut s'employer pour rouler ne serait-ce qu'au dessus de 20 km/heure. Mais l'arrivée en haut se mérite et nous y parvenons heureux.

Gruson et Hem restent à passer et nous le faisons de nouveau ensemble pour rejoindre la périphérie de Roubaix, l'ultime ligne droite puis l'entrée magique au vélodrome où nos deux débutants pénètrerons les premiers.

 

 

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Nous avons au final fait un 28 de moyenne, plutôt correct compte tenu que nous avons géré nos petits nouveaux.

Vivement juin !