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LE BLOG A FERNAND

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17 mai 2022

Bienvenue sur le blog à Fernand. Sur cette page

 

 

 

 

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Bienvenue sur le blog à Fernand. Sur cette page créée en 2007 on trouve de la bonne humeur, de la camaraderie et mon actualité sur et quelques fois à côté du vélo.

Il est possible d'accéder aux archives des années précédentes en cliquant sur les différents liens situés dans la colonne de gauche.

Pour une lisibilité claire de l'actu, les articles les plus récents sont postés en premier.

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                    dernière mise à jour : 17 mai 2022

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16 mai 2022

[Cyclo] - Tro Bro Léon 2022

 

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Je ne suis pas un fan assidu de la Bretagne mais ce petit coin du Finistère m'avait manqué. Accompagné de Hervé pour sa seconde participation et de Damien pour ses débuts, c'était pour ma part la quatrième fois sur le Tro Bro Léon.

Sur place le vendredi, nous avons déjà fait un petit tour de vélo plaisir en allant rouler sur le ribin du circuit d'arrivée mais surtout sur celui du chateau de Kerouartz, suivi du secteur de la ferme. Coup d'anticipation parfait puisque nous ne le savions pas mais ces deux magnifiques chemins n'étaient pas au programme de notre rando le lendemain.

La formule de la cyclo le samedi après midi est parfaite. Cela permet d'aller s'inscrire tranquille le matin avant de se préparer. Le départ se fait groupé par paquets de 20 à 30 gars et comme nous l'avions fait avec Hervé en 2018, nous nous sommes placés un peu au delà du départ pour pouvoir partir avec le groupe de tête. Bonne idée...ou pas, avec un départ en mode course qui n'est plus vraiment pour me convenir.

Les organisateurs ont le bon goût de changer le parcours chaque année, et cette fois, petite innovation, le premier ribin se situait...au bout de 500 mètres ! Pas trop accidenté mais aussitôt suivi d'un autre chemin d'un bon kilomètre, et encore suivi par une belle bosse avec du pourcentage au dessus de 10, qui permettront au peloton de se morceler très rapidement. Comme je le disais, le diésel n'étant bien chaud qu'au bout de 100 bornes, je n'ai pas été à la fête. Hervé et moi sommes rapidement restés dans un bon peloton tandis que Damien, du haut de ses jeunes années avait réussi à accrocher le premier groupe.

Le parcours est clairement accidenté dès qu'on rentre dans les terres et nous aurons très vite à nous coltiner une autre bosse avec un pourcentage maxi de 17 ! Nous allions nous rapprocher du groupe de tête mais celle-ci nous en éloignera définitivement. Notre route va nous emmener vers le bord de mer, du côté de Meneham et de la magnifique côte découpée. Nous n'aurons pas trop le loisir de profiter du paysage car juste avant, le groupe parti derrière nous rentra et cela aura pour effet de hausser le rythme. Dommage.

Nous allons juste après retrouver Damien, s'étant relevé de son groupe pour attendre ses deux petits vieux. De nombreux chemins vont jalonner le parcours (nous en avons 20 au total), certains empruntés par la course des pros le lendemain, d'autres juste pour nous, et également encore de belles bosses. Nous en aurons ainsi une première avec un pourcentage de 14 puis une autre que j'avais déjà gravie, avec cette fois 13% au max. Cette dernière est suivie du plus long ribin de l'épreuve, sur près de cinq kilomètres.

Damien aura la malchance de crever et nous finirons désormais notre parcours tous les trois. Toujours un régal pour les yeux, nous allons longer l'Aber Wrach'h où nous aurons un ravito original : il fallait rentrer dans un café avec notre vélo puis en sortir par l'arrière avant de nous voir offrir une bière locale ! 

 

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Le final va nous emmener vers Landéda, toujours en longeant les magnifiques paysages de la côte. Damien va subir une seconde crevaison juste avant la superbe route des Anges où nous monterons le ribin du sémaphore avant de monter deux méchantes bosses que nous avions déjà empruntées la veille lors de notre petit tour. Il va nous rester une poignée de chemins pour revenir vers Lannilis, lieu d'arrivée, et le dénivelé plus le vent va entamer notre motivation pour faire la petite rallonge que nous souhaitions avant le départ.

C'est en tout cas une magnifique cyclo, sans prise de tête et avec une ambiance très sympa. 

 

 

Tro Bro Léon cyclo - Fat Fernand 🍔's 112.2 km bike ride

Beau mais dur...mais beau 💪 99.0 new kilometers -- From Wandrer.earth

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3 avril 2022

[Cyclo] - Tour des Flandres 2022

 

Cinq longues années déjà que je n'avais plus participé au Ronde de manière officielle. J'ai bien fait deux petites incursions à titre personnel sur ces routes que j'aime tant, mais la rando m'avait manquée. 

Avant de parler de cette journée, quelques mots sur ma condition physique. Depuis trois semaines, je traine un rhume que je n'arrive pas à évacuer. Je commençais à avoir les bonnes sensations de l'époque début mars puis j'ai eu l'impression de faire un gros coup de marche arrière. Condition pas terrible encore ce samedi mais conformément à mes caractéristiques, je n'ai pas eu de grosse baisse de régime tout au long de la journée.

Quelques mots sur la météo : nous avons été épargnés par la neige qui était annoncée, pas par le froid puisque les températures étaient négatives au départ et surtout pas par le fort vent qui soufflait du nord et qui sur ce parcours tournicotant a été un ennemi tout au long de la journée.

Quelques mots encore sur mon vélo : je possède depuis un peu plus d'un an le modèle Roubaix de Specialized que je n'avais pas encore eu l'occasion de tester dans ces conditions spécifiques. Je l'ai couplé avec les roues Terra de chez Roval, chaussées de pneus Roubaix Pro toujours de chez Specialized, en 28 millimètres. Le résultat a été fantastique. Un confort d'exception avec le combo roues / pneus et également l'amortisseur placé sur ma potence, que j'ai pu déverrouiller sur les passages pavés.

Et quelques mots enfin sur l'équipe présente pour ce Ronde, mes copains, les personnes avec qui j'ai le plus de plaisir à rouler mais pas que, par odre alphabétique : Abel, Aldo, Armind, Damien, Flo, Hervé et Phal. J'apprécie chacun d'entre eux et même s'il en manque un ou deux qui se reconnaitront, c'était la team rêvée pour passer un week end par là.

Place à l'épreuve maintenant avec quelques réflexions sur les différentes difficultés.

Wolvenberg - c'est le premier mont, situé dans Oudenaarde, lieu de départ et d'arrivée et donc placé immédiatement après que nous soyons sortis de la ville. Court mais brutal ! Un passage à 17% pour se dilater les bronches. Il est suivi immédiatement par Ruiterstraat qui est un passage pavé d'un kilomètre environ. Les pavés des Flandres, différents de ceux de Roubaix, plus carrossables, plus roulants et sur lesquels on peut rouler un peu plus vite.

Kerkgate - aussi appelés pavés de Mater, un secteur de plus d'un kilomètre plat puis montant, qui calme toujours ceux qui partent à bloc (je ne citerai pas de noms !), heureusement emprunté vent de dos.

Molenberg - une de mes ascensions préférées et un lieu mythique du parcours. On quitte une route assez large pour un boyau pavé de deux mètres de large. Mal pavé et assez pentu, avec un passage à 14%. En haut, on se retrouve la tronche dans le vent en se disant que le lendemain, ce pourrait être un carnage à cet endroit (finalement les pros auront beaucoup moins de vent que nous). Comme sur d'autres montées du début d'épreuve, j'ai battu mon record perso depuis mon inscription à Strava, peut être que les jambes n'étaient pas aussi mauvaises que je le ressentais.

Paddestraat - un autre long secteur pavé, cette fois plat. Je l'ai abordé tranquille, connaissant sa longueur et j'ai pu rattraper un ou deux de mes collègues avant la fin.

Haaghoek - LE secteur pavé du Ronde. Il est long (1600 mètres), il est tout d'abord descendant puis montant avant de revenir à du plat. Là encore il faut savoir doser son effort. 

Leberg - sitôt le secteur terminé, on tourne à gauche pour attaquer le Leberg, un des monts assez typiques du parcours, sans pavés et avec un pourcentage légèrement au dessus de 10. Là encore on s'est retrouvés vent pleine face sur le haut.

Berendries - systématiquement situé après le Leberg, asphalté lui aussi, il est légèrement plus dûr. Arrivés dans les maisons la route donne vraiment l'impression visuelle de se cabrer.

Muur - le célèbre mûr de Grammont. Nous y sommes allés faire un tour la veille, à pied. Il est mythique, même si sa position au milieu de la course des professionnels n'influe plus sur son déroulement. La dernière fois que je l'ai monté, lors du Het Nieuwsblad en 2019, les conditions humides avaient fait que ma roue arrière avait patiné et que j'avais dû mettre pied à terre dans la partie à 20%. Cette année, avec une revanche à prendre et sur du pavé sec, je l'ai passé sans problème, comme l'ensemble de mes camarades. Côté braquet, j'ai utilisé des plateaux de 50 et 34 et une cassette de 11 à 32. J'ai monté le Muur avec 34 x 28. Pur plaisir.

 

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Valkenberg - je dois le dire à chaque fois mais je ne l'aime pas. Si sa distance officielle dépasse tout juste les 500 mètres, il est précédé d'un faux plat qui casse bien les pattes avant la montée proprement dite et son max à 15%. Depuis le Muur, nous avons effectué une longue, trop longue partie hors du parcours officiel des pros, pas à proprement parler excitante, sur des petites routes typiques des Flandres, exposées au vent.

Eikenberg - il n'était plus au programme du Ronde depuis plusieurs éditions en raison de travaux. C'est une belle montée régulière, pavée mais comportant une bande d'asphalte sur chaque côté. Comme lorsque je participe à Paris Roubaix, je mets un point d'honneur à rouler au milieu du pavé. Que les pros cherchent le rendement, pas de problème, mais qu'un amateur qui s'inscrit au Ronde ou à Roubaix roule sur les bas-côtés, je ne le comprendrai jamais. En plus, en roulant côte à côte avec Abel sur le pavé, on en a doublé plein !

Koppenberg - le mythe ! Il y a tellement de monde sur la rando que les deux ou trois dernières fois où j'étais venu, il était impossible de passer en vélo. Nous avons fait le choix de partir tard et il s'est avéré payant. Après le ravito, Flo et moi avions pris un peu d'avance sur le reste des copains et nous l'avons monté sans problème. Enfin si on considère que ce n'est pas un problème de gravir un mont de 600 mètres avec un passage à 20%. C'était génial. Nous avons pris le temps de voir les copains arriver au sommet et de leur faire un petit check.

Mariaborrestraat et Steenbeekdries - on ne dissocie pas les deux. Tout d'abord un secteur pavé plat qui se cabre avec une pente qui reste douce puis descendant vers le chemin de fer. Je l'ai abordé tranquille en laissant filer les copains, il reste encore du très lourd à ce moment là.

Taaienberg - du très lourd ? En voilà. Le Taaienberg est un endroit stratégique des courses flamandes. Il est pentu dès le début, avec des pourcentages au dessus de 14. C'est dur mais c'est bien. C'est pour monter ce genre de côte que je viens. 

Berg ten Houte - je ne l'avais jamais monté mais j'avais hâte après l'avoir vu à la TV. Une très belle montée, tout d'abord pavée (de beaux pavés qui semblent être récents). Les différents sites donnent du 21% au maxi mais je pense qu'ils y sont seulement dans une courbe. Après 500 mètres, plus de pavés mais il en reste encore autant sur de l'asphalte avec des pourcentages de 7 et plus. Pas facile mais j'ai vraiment adoré. Les différences de niveau entre nous dûes à la fatigue vont commencer à fractionner provisoirement notre groupe. 

Kaperij - déjà monté, même si je ne m'en souvenais que peu. 300 mètres de pavés en descente précèdent la montée asphaltée. Pas dure mais pas facile non plus ! Les kilomètres avalés et le vent combattu commencent à peser dans les jambes.

Kanarieberg - encore un mont difficile sur plus d'un kilomètre. Pas de pavés mais des pourcentages autour de 10 font bien mal aux pattes à ce moment. Nous sommes aux portes du final.

Kruisberg - dans les rues de Renaix, le Kruisberg est un mont pavé que j'aime beaucoup. Un petit 9% au milieu, j'ai trouvé un rythme qui m'a permis pour la seule fois de la journée de passer en tête de notre petite équipe au sommet.

Hotond et Karnemelkbeekstraat - Hotond est entre le bon faux plat et la petite côte. Pas dur mais un peu long à ce moment de l'épreuve. Nous l'avons heureusement passé dans un groupe, sous quelques flocons. Karnemelkbeekstraat est juste une côte de plus, souvent empruntée par le Grand Prix E3, mais que nous aborderons avec vent pleine bille. Autant dire qu'avec plus de 150 bornes dans les pattes, elle a été particulièrement dûre. Nous ne roulerons plus tous ensemble jusqu'au Paterberg.

Oude Kwaremont - J'A.D.O.R.E ! Pour moi c'est LE mont du Tour des Flandres, même si ce n'est pas le plus dûr. Je l'ai passé avec Hervé et Armind, Hervé qui sort de deux années avec peu de kilomètres mais qui a parfaitement géré sa préparation et qui nous a montré sa roue arrière à quelques reprises sur la fin. J'avais envisagé la veille de le passer sur le grand plateau, comme je le faisais auparavant, mais c'était la veille ! Ma tête voulait mais pas mes jambes. Je vieillis sûrement.
Tout d'abord asphaltée puis très vite pavée, la route se cabre jusqu'à 14% pour atteindre le village, là où on retombe sur du plat. Et ce qui est bien c'est que les pavés continuent. Pendant un peu plus d'un kilomètre, c'est full plaisir à défaut de full gaz. On est presque à la fin et il faut profiter. 

Paterberg - le dessert ! 600 mètres avec plus de 20% au sommet. C'est court et interminable à la fois mais tellement bon. En haut, nous nous sommes tous regroupés pour les 13 kilomètres rejoignant Oudenaarde.

Ligne d'arrivée - vent de face pour le final. Nous avons pris soin les uns des autres pour franchir la ligne ensemble. Mes copains ont fait un sprint, je suis resté en retrait pour passer la ligne en compagnie d'Hervé. Ensemble, on a apprécié ces deux derniers kilomètres, la vue de la ligne au loin, le ressenti qu'on doit avoir en arrivant seul ou pour se disputer la victoire sur la vraie course. 
Nous avons passé l'arrivée ensemble, rejoint la zone de départ ensemble où nous attendaient les bonnes frites / mayo / Coca offertes par Flo pour son anniversaire.

 

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J'ai énormément apprécié la journée, et plus particulièrement de l'avoir passé en compagnie de ces mecs. C'était déjà ma huitième participation, sur une période de 15 ans déjà. C'était la première pour Hervé, Phal, Damien et Armind, entre deux et trois pour les autres copains. C'était bien pour tout le monde, pour le vélo et pour tout ce qu'il y a autour. Surtout.

 

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Ronde van Vlaanderen - Fat Fernand 🍔's 180.1 km bike ride

8ème participation avec la meilleure compagnie possible 🎷🐛 177.91 new kilometers -- From Wandrer.earth

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28 mars 2022

[Retro] - Une histoire et des disgressions

L'histoire se déroule en 1990. A vue de nez, je dirais en juin. Je suis licencié au Cercle Gambetta d'Orléans et j'effectue ma seconde année complète en deuxième catégorie (à ce stade, je fais déjà une légère pause pour préciser que ce n'est pas en deuxième catégorie de Pass machin ou d'UFOLEP truc mais vraiment au second échelon de la FFC, un clin d'oeil amical à tous ceux qui s'inventent un palmarès plus long qu'un jour de juin sur les réseaux sociaux aujourd'hui). 

Juin, ça tombe dans ma période de prédilection, qui s'étalait de mai à septembre à cette époque. J'ai déjà terminé second à Mer, cinquième à Issoudun et je compte une belle poignée de top 10 depuis le début de saison (nouvelle disgression, un top 10 quand tu es parfois plus de 150 au départ, c'est un résultat. Je suis souvent rentré à la maison en ayant fait 8ème, 10ème ou 12ème en me disant "mec, aujourd'hui tu as fait une belle course". De nos jours, quand tu termines 12ème, tu sens sur ta nuque le souffle chaud du dernier plus que tu n'aperçois la tête de course).

Juin, c'est aussi l'époque des critériums. Ça tombe bien, j'aime ce genre de courses disputées sur un circuit de moins de deux kilomètres à parcourir 80 ou jusqu'à 100 fois (dans les 90's, les courses se disputent en règle générale sur 90 à 110 bornes, quelle que soit la longueur du circuit). Avec mon copain Eric, les vendredis et samedis soirs, c'est souvent direction Blois, Tours ou Vierzon pour participer à ces courses rapides. C'est souvent lui qui me véhicule avec sa 205 GTI et notre petit plaisir c'est de nous arrêter au café qui fait face à la Loire à Blois, pour déguster une petite glace au retour. Comme à cette époque il y a encore un peu d'argent à se faire sous forme de primes, l'objectif premier est déjà de payer la glace. A propos des primes, en francs bien sûr, il n'est pas rare de ramener de quoi payer un plein (une centaine de francs) et sur certaines courses bien dotées, et à condition que les jambes soient là, il est fréquent de ramener de quoi payer un caddie de courses au supermarché.

Pour revenir à l'histoire de base, c'est un vendredi et nous allons disputer un critérium à Joué les Tours en soirée. Pour être tout à fait transparent, j'ai passé l'après midi en charmante compagnie (pas de secret d'état, c'est déjà avec ma future femme) et ce n'est pas ce qu'on peut appeler la préparation idéale pour la course du soir. 

Fait exceptionnel, papa Fernand qui est un maniaque de sa voiture, me l'a laissée pour aller à la course avec Eric. Je sais que je dois me tenir à carreau. Sur la levée de Loire entre Blois et Tours, je commence à dépasser deux voitures qui se suivent et pile au moment où j'arrive à la hauteur de la seconde, le mec déboîte sans voir que j'arrive. Passage sur le talus, heureusement sans trous, retour sur la route, et quelques mètres plus loin, on voit une borne kilométrique en béton qui nous aurait stoppés net. Cette histoire, je l'ai racontée à papa Fernand peut être 10 ou 15 ans après.

Mais retour à la course. Le circuit urbain est assez simple à appréhender, une montée, une descente et un rond point à chaque bout. Autant dire que ça va être montée à bloc, descente à bloc, virages à bloc. Pas vraiment ma tasse de thé si je suis dans un jour normal, alors avec les acrobaties de l'après midi, je sens que je risque de passer un sale moment.

Eric a retrouvé une personne de sa famille, un proche, je ne sais plus, mais ce dont je me souviens bien, c'est qu'il lui a glissé "tu sais, mon pote marche pas mal". Ah bah ça oui, il marche pas mal ! Je ne revois plus trop le déroulé de la course, mais ce qui me reste en mémoire c'est que je me suis fait jeter du peloton très très rapidement. Il me semble que je n'ai pas fait plus de 15 kilomètres de course avant de retourner à la voiture. La loose. Je ne sais plus non plus ce qu'à fait Eric ni si on est allés manger notre glace.

Heureusement, le lendemain il y a la revanche. Eric ne court pas et c'est avec papa et maman Fernand, qui m'on trainé pendant des années aux quatre coins de la région - et parfois plus loin - pour courir, que nous nous rendons dans la périphérie de Chartres, à Mainvilliers. Encore un critérium, circuit rectangulaire tout plat, plus dans mes cordes que la veille.

Encore une fois, mes souvenirs du début de course se sont estompés mais à la moitié de celle-ci en gros, je me retrouve en tête en duo, en compagnie d'un bon coureur du club de Vendôme. Lui et son frère sont en fait de sacrés coursiers et j'ai de la chance de ne pas me retrouver avec le plus fort des deux. Ce que je sais en revanche c'est que je suis plus rapide que lui au sprint.

Nous nous entendons très vite sur les relais, ainsi que sur les primes que nous ne disputons pas, en coupant la ligne en tête à tour de rôle. Je lui en laisse même parfois un peu plus car je sais qu'il faut qu'il roule avec moi au maximum. Nous creusons un écart qui nous permet de nous mettre hors de portée du peloton et de nous disputer la gagne. Comme attendu, je le bats au sprint et remporte à l'occasion ma première et seule victoire en deuxième caté.

La suite c'est le lendemain matin. En 1990, les téléphones mobiles relèvent de la science fiction et c'est évidemment sur le fixe de la famille Fernand qu'Eric vient aux nouvelles.

Eric : Salut gros, alors la course ?

Moi : Bah, j'ai gagné.

Eric : (.....) un blanc.

Moi : blablabla, 50 bornes d'échappée avec le coureur X, blablabla, des primes, blablabla, victoire au sprint...

La fin de la conversation, je ne m'en souviens plus mais ce qui est sûr c'est que tout ce qui est écrit ici est vrai de la première à la dernière ligne. Eric peut le confirmer car je parie qu'il se souvient aussi parfaitement de tout ça.

La morale de l'histoire, il n'y en a pas vraiment si ce n'est que le calin de la veille de course ne m'a jamais vraiment réussi.

Je suis toujours ami avec Eric, depuis maintenant plus de 35 ans et je suis toujours avec Sandra depuis presque autant.

 

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1 novembre 2021

Les sorties d'octobre

 

Après Liège Bastogne Liège et Paris Roubaix Challenge, j'aurais pû me dire que la saison allait arriver à son terme. Il me restait juste à finaliser un ou deux circuits sympa au moment des vacances précédant la Toussaint, entre l'Espagne et le Portugal. Mais comme cela arrive parfois, quelques imprévus viennent se greffer ça et là. Nous avons ainsi effectué une petite sortie gravel qui nous a conduits jusqu'au château de Chambord, par la rive droite de Loire tout d'abord puis ensuite par la Sologne.

 

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Mais le meilleur restait à venir... Après les vacances d'été je crois, Monsieur Phal avait été rouler dans Paris au guidon de son gravel et l'idée m'avait parue géniale. Je lui avais donc dit que s'il voulait le refaire ce serait avec grand plaisir. Ce fût donc chose faite en compagnie également de Damien, le 17 octobre. Récit :

 

GRAVEL DANS PARIS

Pour assurer le coup d'une sortie prévisionnelle de 185 kilomètres, il fallait s'approcher en voiture. C'est donc de Saint Mammès dans le département de Seine et Marne que Phal, Damien et moi avons démarré notre journée. Il fait plutôt frais avec trois degrés au départ mais nous savons que la journée restera sans précipitations. Et puis une méchante petite bosse va nous réchauffer dès les dix premières minutes ! Nous sommes très vite au coeur de la forêt de Fontainebleau avec des terrains variés, tant au niveau du revêtement, tantôt sablonneux, avec des racines ou sur des cailloux...et même des pavés, que du relief avec là aussi de belles descentes mais aussi de méchantes montées. Du pur plaisir.

 

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Nous allons passer par la forêt de Sénart avant de nous approcher de zones plus urbanisées. Nous allons également longer et traverser la Seine à plusieurs reprises. C'est par Créteil que nous allons approcher des portes de Paris. Du côté du bois de Vincennes, nous allons croiser les concurrents du marathon de Paris, que nous retrouverons un peu plus tard au coeur de la Capitale. A Vincennes, nous ne pouvions pas passer à côté du circuit en triangle où de nombreux cyclistes parisiens se retrouvent pour rouler et nous allons en profiter pour en faire un tour, malheureusement presque seuls car nous sommes déjà en début d'après midi.

Nous entrons vraiment dans la Capitale pour croiser de nouveau la route du marathon, ce qui va nous permettre d'avoir quelques grandes avenues fermées à la circulation pour nous tous seuls. En plus d'être notre chef parcours, Monsieur Phal va aussi être notre guide parisien. Nous allons avec grand plaisir écouter ses anecdotes sur des lieux ou simplement des rues avec une histoire particulière. 

Nous débutons notre circuit au coeur de Paris par Montmartre et sa belle ascension pavée qui va nous amener au Sacré Coeur d'où la vue sur la Capitale est tout simplement magique. Nous descendons ensuite vers l'Arc de Triomphe duquel nous aurons le plaisir particulier d'accéder via la place de l'Etoile presque - oui presque car ça a été un peu chaud quand même - vidée d'automobiles. Pour ceux qui connaissent le coin, c'est parfois très chaud de se faufiler en voiture alors imaginons en vélo...

 

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Après la photo devant l'Arc de Triomphe, nous descendons une partie des Champs Elysées, là aussi fermés à la circulation pour le marathon puis nous filons évidemment vers la Tour Eiffel. Nous empruntons ensuite les berges de Seine pour passer par le Louvre puis par Notre Dame de Paris.

 

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Il est déjà quinze heures et hormis notre ravito perso nous n'avons rien avalé de consistant depuis le matin. Nous n'avons vu que peu de boulangeries ou alors il y avait la queue jusqu'à dehors. C'est donc à la gare d'Austerlitz que nous allons avaler un sandwich / Coca / gateau avant de poursuivre notre périple. Il nous reste quand même à ce moment là plus de 80 bornes pour rejoindre la voiture et nous commençons à calculer notre temps d'ensoleillement restant. Après avoir de nouveau traversé la Seine à Bercy puis longé celle-ci pendant une bonne vingtaine de kilomètres, nous retrouvons le département de l'Essonne et plus précisément la localité de Montgeron où se trouve un café d'où a été donné le départ du premier Tour de France en 1903, le Réveil Matin.

 

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Nous retrouvons la forêt de Sénart par d'autres allées que celles empruntées le matin, et nous commençons vraiment à nous inquiéter par rapport au jour qui décline rapidement. Nous décidons de modifier notre itinéraire pour le raccourcir. Malheureusement, monsieur Google et monsieur Garmin vont entrer en collision et nous donner des parcours différents qui ne nous contenteront pas et nous permettront seulement de nous ralentir et surtout nous rallonger à un moment où nous n'en avions pas vraiment besoin.

Nous allons nous retrouver sur une 4 voies assez passagère, avec le jour quasiment éteint et seulement une étroite bande entre la route et le bas côté. Une bande qui va finalement disparaitre à l'amorce d'une belle bosse que nous allons monter dans l'herbe sur le côté ! Pour éviter le danger vraiment présent à ce moment de la journée, nous allons repiquer en forêt, même si dans les sous bois il fait quasiment nuit. Nous retrouvons heureusement un parcours urbain qui va nous faire passer par Fontainebleau puis toutes les localités suivantes où nous allons passer de trottoirs à pistes cyclables. Les cinq derniers kilomètres vont se passer sur une route sans éclairage avec une voie ferrée d'un côté et des bois de l'autre, que nous allons parcourir à la lueur d'une lampe de téléphone.

Nous arrivons enfin à notre point d'arrivée, à 20 heures et avec 200 bornes et plus de 9 heures 30 de gravel. Une journée que nous ne sommes pas prêts d'oublier tant elle fût magnifique.

Pour ceux qui ne l'auraient pas vue, jetez un oeil à la superbe vidéo de Monsieur Phal.

 

 

 

 

 

Après cette journée mémorable, cela a été dur de se remotiver pour rouler la semaine suivante. Heureusement, les vacances de Toussaint se profilaient et comme je l'ai dit plus haut, j'avais prévu d'y insérer quelques petits kilomètres. Récit :

 

DIFFERENTS SOUVENIRS EN CANTABRIE

J'avais calculé mon coup pour faire étape à Laredo, sur la longue route menant au Portugal. Cette station balnéaire à la bascule entre le Pays Basque et la Cantabrie n'est pas particulièrement jolie, non, elle est en fait très moche. Je ne sais pas pourquoi mes parents avaient éprouvé le besoin d'y passer des vacances au début des années 70 - renseignement pris, c'était par une connaissance de cousins. Le fait est que j'y ai un souvenir lointain puisque je devais avoir 3 ou 4 ans, un souvenir dans lequel je tenais la main à mon grand père espagnol dans un long tunnel où nous marchions de pierres en pierres. Ce long tunnel ne l'est finalement pas autant que mes yeux d'enfant le voyait, il a d'ailleurs été rénové et il n'y a plus de pierres et d'eau qui y coule mais je voulais symboliquement y passer pour saluer la mémoire de mon grand père Paco, qui nous a quittés il y a déjà plus de vingt ans. Un monsieur extraordinaire.

Cette sortie était à double titre marquée par des souvenirs. J'avais eu l'occasion de faire un peu de vélo par là il y a quelques années et j'avais échoué dans l'ascension de la Peña Cabarga. Le mauvais temps et un braquet inadapté avaient eu raison de mon courage. Cette montée située pas loin de Santander et qui a vu l'arrivée d'étapes de la Vuelta est assez difficile, sur six kilomètres avec son pied autour de 10%, puis un replat au milieu avant que la route ne se cabre pour les deux derniers kilomètres, avec notamment 700 mètres à 16,7% vers le haut. Cette fois, pas de problème avec un braquet de 34 x 32 (contre 34 x 25 si mes souvenirs ne sont pas défaillants). La vue est comme souvent quand il fait grand soleil, à couper le souffle (enfin à le couper encore plus que ce que la pente a déjà fait).

 

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Memory ride 🏔 Peña Cabarga - Fat Fernand's 56.8 km bike ride

Petit détour au départ pour rendre hommage à mon grand père Paco Plein de photos et d'histoires sur Facebook et Instagram (compte Blogafernand) 🎷🐛 56.6 new kilometers -- From Wandrer.earth

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L'interlude entre la Peña Cabarga et la grande sortie que j'avais prévue au Portugal m'a permis de faire un joli parcours entre les deux pays de la péninsule. Le long du fleuve Minho qui sert de frontière, j'ai roulé jusqu'à l'Atlantique où ce dernier se jette avec encore une fois un parcours permettant de s'en mettre plein les yeux. J'ai en outre pû terminer sur une ascension de trois bornes sur les pavés du Portugal.

 

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Le gros morceau de ma semaine était prévu le jeudi sur la Nacional 2 qui traverse le Portugal par l'intérieur des terres, entre Chaves au Nord et Faro au sud. Initialement c'était un projet que je souhaitais réaliser en 2020 sur la totalité du parcours mais la pandémie en a eu raison. J'espère que ce ne sera que partie remise mais en attendant, l'idée était d'effectuer le parcours de ce qui devait être la première étape, entre Chaves et Viseu.

La Nacional n'en a que le nom, en tout cas pas dans le sens de la route nationale que l'on peut connaître en France. Le premier quart est fréquenté mais sitôt passé le fleuve Douro, on se retrouve parfois seul au monde. La route est balisée tous les kilomètres par des bornes blanches et noires - et même par des plus petites ... tous les 100 mètres. Bon pour le moral ou pas suivant qu'on est plus ou moins en forme. Il n'est en tout cas pas possible de se tromper car même dans les grosses localités, on arrive à trouver des indications. Voici en tout cas comment j'ai vécu ma journée :

 

SUR LA NACIONAL 2 AU PORTUGAL

Le hasard a fait que notre hôtel était placé tout près du kilomètre zéro, situé sur un rond point à la périphérie de Chaves. Je suis donc parti à l'envers pour démarrer ma sortie au début de la Nacional. Le départ est un rappel brutal en hiver. Les températures sont tout justes positives et il y a un épais brouillard. J'avais heureusement anticipé le coup avec un éclairage arrière que les cyclistes espagnols et portugais utilisent de toute façon presque aujourd'hui de manière systématique. Les 30 premiers kilomètres sont accidentés (600 mètres de dénivelé positif) et le brouillard ne permettant pas de profiter des paysages, ce sera la partie la moins fun. Le soleil commençant à monter, et les températures avec, je vais enfin pouvoir voir à quoi ressemble ce qui m'entoure. Des collines à gauche avec de nombreux villages où le sous développé côtoie le sur développé, et des vallées à droite, avec des vues qui commencent à se faire de plus en plus belles.

 

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La première ville très importante est Vila Real, après environ 65 bornes. Assez facile de s'y repérer entre les bornes blanches et noires Nacional 2 et des panneaux jaunes qui indiquent aussi la route à suivre. De toute façon j'avais mon petit papier dans la poche (clin d'oeil à mes copains). Après Vila Real, la route commence à plonger vers la vallée du Douro, avec des paysages magnifiques, bordés de vignobles qui font la renommée des vins de Porto. J'ai la chance d'avoir un temps magnifique, avec plus de 15 degrés et à ce moment là pas de vent.

 

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Après avoir traversé le fleuve du côté de Régua, le début des hostilités commence. Il faut grimper jusqu'à la localité de Lamego, tout d'abord pendant 8 kilomètres. Une fois arrivé dans la ville, c'est loin d'être fini. Après avoir avalé une belle petite rampe sur quelques uns des millions de petits pavés qu'on peut encore trouver au Portugal, il va falloir encore monter, puis monter puis monter. Sans que ce ne soit trop dur, toujours entre 3 et 6 ou 7%, l'ascension va malgré tout durer 29 kilomètres, oui 29 ! et presque arriver jusqu'aux 1000 mètres d'altitude. Le final sera compliqué par un vent de face assez fort qui va bien m'entamer sur les derniers kilomètres d'ascension.

Qui dit sommet ne dit pas forcément descente. Je vais me retrouver sur un plateau qui va durer un moment, alors qu'il me reste une cinquantaine de bornes. Je vais enfin pouvoir me retaper un peu en descendant vers Viseu mais ce sera de courte durée...Le  final va de nouveau être très accidenté avec une succession de petites bosses d'un à deux kilomètres. Je commence à être en dette de boisson, on a réussi à se louper avec ma famille qui se trouve un peu loin derrière moi ! Je me revois dans une montée un peu longue, le long de l'autoroute, ayant débranché au niveau du rythme sans en voir le bout. Heureusement, une station essence va me permettre, sans jeu de mots, de refaire le plein. Il ne me reste à ce moment là qu'une quinzaine de bornes pour rallier l'arrivée, et ce sera majoritairement descendant. L'arrivée à Viseu se fera sans les petites bornes Nacional 2. Dommage, j'aurais bien aimé matérialiser l'arrivée par une petite photo.

 

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Voilà comment se conclut mon année 2021 au niveau des belles sorties. Du prévu, de l'imprévu, seul ou avec les copains avec qui j'affectionne le plus de rouler et qui sans le savoir participent à construire ces belles années de vélo. Merci à vous, Damien, Eric et Hervé, Phal, les deux Steph, Christophe, Aldo, Flo, Abel et Armind, les 2 Jérôme, vivement les prochaines.

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20 octobre 2021

Retour en images - Paris Roubaix Challenge

 

Quelques belles photos de notre Paris Roubaix Challenge. On commence par la Trouée d'Arenberg, premier secteur pavé cette année.

 

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Puis les pavés assez boueux du long secteur de Mons en Pévèle.

 

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Dans la série des secteurs les plus durs et mythiques, le Carrefour de l'Arbre.

 

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Le dernier secteur, celui de Hem, habituellement cassant mais dont les pavés ont été refaits à neuf.

 

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Et enfin l'arrivée sur le vélodrome.

 

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6 octobre 2021

[Cyclo] - Paris Roubaix Challenge 2021

 

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La situation s'est débloquée cet automne au niveau des organisations et après avoir pû participer à Liège Bastogne Liège Challenge il y a une quinzaine de jours, c'est à l'invitation des Cycles Pilorget, et plus particulièrement de Damien que Paris Roubaix est venu s'ajouter à notre programme. Dans la précipitation, puisque ça doit être moins d'une semaine avant que Damien m'a contacté en me disant qu'il participait en compagnie de Monsieur Phal et qu'il fallait que je me décide vite. Autant demander à un mec perdu dans le désert si il a soif ! 

C'est donc comme ça que je me suis trouvé au départ de mon onzième Paris Roubaix, avec mes deux néophytes sur les pavés, Monsieur Phal et Damien. A édition particulière, matériel particulier. Mes deux camarades ayant choisi d'effectuer l'épreuve au guidon de leur gravel, j'ai décidé d'en faire de même. En raison du report de la date originale d'avril à octobre et sans doute des conditions sanitaires, les organisateurs ont décidé de ne proposer qu'un parcours en boucle de Roubaix à Roubaix pour la plus longue distance, sur 145 kilomètres, calqué sur le parcours final de la course des femmes. Exit donc les beaux secteurs de Troisville ou de Wallers mais peu importe.

Avant de parler de l'épreuve, deux mots sur notre équipage. Après être allés à Liège en mode Aldo / Damien / Fernand pour une première, la configuration de ce week end était aussi inédite pour notre trio. Et comme à chaque fois, ça fonctionne ! Notre groupe doit se composer au maximum d'une douzaine de personnes mais on sait que chacun peut partir avec n'importe lequel des autres pour que la sauce prenne.

Mais maintenant place à la rando.

Nous avons choisi de partir assez tard par rapport au premier départ. Il a plu la veille et une partie de la nuit et nous préférons laisser partir les gros groupes pour pouvoir passer les pavés en toute sécurité et sans avoir à se battre pour doubler. C'est dans un groupe d'une trentaine que nous partons du vélodrome pour parcourir une cinquantaine de bornes hors du parcours officiel avant de retrouver les pavés. L'allure est bonne, notre groupe est emmené par trois ou quatre costauds qui vont éjecter des roues les moins entrainés. Nous nous apercevons que nous prenons une partie du final à l'envers et c'est non sans une petite levée de poils sur les bras que je vais voir sur ma droite le début du secteur de Camphin en Pévèle que nous passerons plus tard dans la journée. Deux ans et demi que j'attends de rouler de nouveau sur ces pavés, sur mes pavés.

Au gré des accélérations et quelques rares faux plats, notre groupe va se réduire à cinq ou six gars. Nous approchons d'Arenberg et de l'entrée sur les pavés en passant par un premier ravito liquide. L'arrêt va nous faire retrouver des groupes mais nous choisissons de nous stopper avant la Trouée pour que notre geek en chef immortalise les lieux pour une prochaine vidéo à paraître, qui sera sans doute exceptionnelle.

Après quelques blablas avec des followers de Phal, c'est parti pour les pavés. J'ai quelques appréhensions car mes deux derniers passages ici se sont soldés par une crevaison et un bris de rayon (il me semble me souvenir que ce doivent être mes seuls avatars subis sur mes 10 premières participations) mais je sais que le choix de le faire en gravel avec des pneus plus larges que d'habitude - 35 pour moi contre 28 habituellement tandis que Damein et Phal sont au delà de 40 - va être un facteur augmentant les chances de s'en sortir sans casse. Il ne m'arrivera rien...sauf qu'un gars aura la délicatesse de tomber devant moi après 300 ou 400 mètres et que je devrai mettre pied à terre ! Inutile de dire que sur les pires pavés de Paris Roubaix, de surcroît humides, quand tu repars de zéro, tu ne peux pas rouler à plus de 20. Et justement ce sont des pavés qu'il faut passer à bonne allure pour ne pas glisser. Devant, les copains ont tracé leur chemin et comme le dira Damien, il a fait un tour de manège à chaque secteur, avec le sourire en prime.

 

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Nous nous attendons évidemment, comme nous le ferons à chaque secteur que chacun traversera à son rythme. Nous allons très vite retrouver des secteurs plus carrossables et tout à fait typiques de cette deuxième partie de la classique, avec le Pont Gibus puis Hornaing et ses 3700 mètres. Damien s'envole à chaque fois, tandis que Phal et moi abordons les pavés à tour de rôle devant l'un l'autre. Hormis Arenberg et le secteur de Beuvry la Forêt qui sont bordés d'arbres et donc humides et glissants, nous aurons la chance que le vent souffle fort et nous permette de passer des pavés secs. Et double chance puisque le vent vient du sud et est donc favorable.

Nous allons faire notre petit bonhomme de chemin, sans casse jusqu'au vélodrome, profitant de moments de répit entre les pavés et des deux ravitos restants. Les pavés s'enchainent, Beuvry donc puis Orchies, Cappelle en Pévèle, toujours très cassant pour arriver enfin à Mons en Pévèle et ses trois kilomètres. Là, le pavé est mal posé, les bas côtés sont boueux et par endroit la boue heureusement solidifiée ne permet même plus de voir les pavés, et nous devinons qu'avec la pluie annoncée, l'Enfer du Nord portera bien son nom le lendemain. A la sortie, il ne reste que cinquante bornes et je préviens les copains qu'il faut en profiter car ça passe toujours très vite.

 

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La partie qui nous emmène vers les vingt derniers kilomètres est "facile" avec des secteurs de moins de deux kilomètres plutôt roulants. J'appréhende juste le Moulin de Vertain qui est très court mais défoncé mais qui au final se passera sur le sec sans encombres. Nous arrivons très vite aux gros morceaux du final. Camphin en Pévèle tout d'abord, là encore bien boueux mais avec de la boue solide qui n'atténue pourtant pas le choc avec les pavés disjoints. A peine franchie l'arche de sortie du secteur qu'il faut enchaîner avec le Carrefour de l'Arbre.

Ici c'est toujours l'enfer. Sur près de deux kilomètres, il faut se battre avec des pavés dont on pourrait penser qu'ils ont été jetés au sol de manière aléatoire. La seconde partie qui emmène vers le célèbre restaurant est plus carrossable mais revers de la médaille, nous l'effectuons vent défavorable, c'est la loi du terrain pour filer vers Roubaix. Il reste ensuite Gruson, très facile car légèrement descendant avant de rejoindre le dernier secteur de Hem que nous choisissons de passer ensemble.

Je ne l'ai jamais apprécié. Il arrive en fin de parcours, tu commences à être un peu entamé et les pavés sont rudes. Mais surprise, ce seteur étant en zone urbaine, il a été refait ! Ce sont de beaux pavés bien posés qui s'offrent à nous. C'en est presque fini. Déjà. Nous filons vers le vélodrome, le premier pour mes deux compères. C'était une belle émotion pour moi la première fois, je suppose qu'il en est de même pour eux. J'espère en tout cas ne pas les avoir fatigués avec mes conseils sur les différents endroits traversés.

 

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En tout cas, c'était bien. Philippe nous a confié qu'il ne savait pas s'il reviendrait. Je lui ai dit qu'à chaud, ça nous faisait tous ça sur différents terrains mais qu'on y revient toujours ! Comme l'a bien résumé mon ami Hervé, en paraphrasant l'inscription qu'on peut voir depuis la tribune du vélodrome, "L'Enfer du Nord mène au paradis"... mais tu ne t'en aperçois qu'après !

 

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A très vite pour de nouvelles aventures.

 

Paris Roubaix Challenge - Fat Fernand's 145.2 km bike ride

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24 septembre 2021

Les randos de septembre (Liège Bastogne Liège Challenge et Paris Le Crotoy)

 

Avec l'été qui touche à sa fin, l'état de la situation pandémique a permis à quelques belles organisations de se tenir. N'ayant rien de particulier de prévu à titre personnel, je n'ai pas hésité longtemps lorsque Damien m'a proposé de participer à Liège Bastogne Liège Challenge. Damien devait participer à l'épreuve à sa vraie date en avril, mais celle-ci, comme bien d'autres, a dû être repoussée à la bascule entre l'été et l'automne. Et comme plus on est de fous plus on rit, Aldo s'est joint à nous. Résumé :

LIEGE BASTOGNE LIEGE

 

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Contrairement aux autres monuments auxquels j'ai participé, où tu franchis la vraie ligne d'arrivée à Oudenaarde, au vélodrome de Roubaix ou à San Remo, les organisateurs de la Doyenne n'ont pas les moyens de faire arriver l'épreuve aux même endroit que les pros. Ainsi, après être arrivés tout près du centre de Liège lors de mes deux participations précédentes, c'est dans un lieu sans âme de la banlieue Liègeoise que se tiennent départ et arrivée. Pour cette édition, nous avons choisi de participer au parcours de 140 kilomètres, le grand parcours de 260 semblant assez inaccessible à préparer à cette période de l'année. Nous aurons la chance d'être épargnés par la pluie.

L'avantage en partant de Seraing, c'est qu'on est rapidement en campagne. Nous allons assez vite escalader la première côte de la journée, la côte de Cortil, sans grande difficulté si ce n'est ses trois bons kilomètres de longueur, juste de quoi faire monter la température. Le parcours va sensiblement différer de ceux auxquels j'avais participé, avec de nouvelles côtes à découvrir, dont la seconde, celle d'Havelange, encore une fois étalée sur plus de deux kilomètres dont un bon passage au dessus de 12% dans sa partie finale.

Ce qui est bien - ou pas - dans ce coin de la Belgique, c'est qu'il n'y a pas un mètre de plat. Soit tu montes soit tu descends ! Sur des routes en toboggan, nous allons rejoindre la côte de l'Ancienne Barrière que j'avais déjà eu l'occasion d'escalader, qui développe plus de quatre kilomètres mais encore une fois sans que cela soit trop pentu. Nous allons rouler un bon moment dans des groupes réduits qui se formeront et se déferont au fil des ascensions.

Les principales difficultés arrivent après une soixanataine de kilomètres, de manière semblable au final de la Doyenne. Nous allons ainsi escalader la côte de la Haute Levée, assez pentue au pied avec 12% puis montant sur deux bornes autour de 8% avant de rejoindre le Col du Rosier, une des plus belles bosses de l'épreuve. Ce n'est pas très dur encore une fois mais le Rosier monte quasiment quatre kilomètres avec son joli lacet au tout début.

Ce sera ensuite la montée de la Vecquée qui se présentera sous nos roues, une côte escaladée épisodiquement sur la classique, mais assez sympa aussi pour une découverte. 

Nous sommes à une cinquantaine de bornes de l'arrivée et les grosses difficultés arrivent. La Redoute tout d'abord, une des plus célèbres bosses des Ardennes. Cela ne monte que 1.5 kilomètre mais il faut se coltiner un passage à 20% avant de basculer au sommet. A titre personnel, j'ai monté à mon rythme - comme souvent - mais j'ai senti les bénéfices des sorties estivales en Espagne et ma petite virée entre Corrèze et Cantal de fin août. Les copains ont pris soin du vieux en m'attendant en haut de chaque montée.

 

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Après la Redoute, vient la côte des Forges qui n'est pas insurmontable et qui va nous emmener vers le dernier gros morceau de la journée, la Roche aux Faucons. Nous y avons accédé par une route très légèrement différente de la vraie mais le reste n'a pas changé ! Plus d'1.5 kilomètre presque jamais en dessous de 12/13% où nous avons fait chauffer les plus grandes couronnes. Il reste encore une vacherie de bosse non répertoriée juste après la descente où il faut s'employer pour rejoindre le lieu d'arrivée via une dernière bosse symbolique mais peu difficile.

Mes copains Aldo et Damien viennent de faire leur première dans les Ardennes et j'imagine qu'ils voudront revenir pour le grand parcours.

 

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La semaine suivante, c'est mon copain Eric que je vais retrouver entre la région parisienne et la Somme pour une belle rando. Auparavant appelée Paris Honfleur, cette dernière a été mise en sommeil quelques années et vient d'être reprise sous le nom de Paris Le Crotoy. Résumé :

 

PARIS LE CROTOY

Départ matinal et nocturne du côté de Colombes pour affronter les 210 kilomètres de l'épreuve. Celle-ci étant inscrite au calendrier cyclotouriste, les routes sont ouvertes et il faudra donc passer par une fastidieuse traversée des Hauts de Seine puis du Val d'Oise avant de se retrouver en campagne, avec son lot de feux rouges et stops.

Deux camarades d'Eric nous accompagnent et nous allons souvent rouler soit tous les quatre soit dans des groupes rarement plus étoffés. Dès l'arrivée dans des zones moins urbaines, nous allons rencontrer une alternance de plateaux et de petites bosses et faux plats casse pattes qui vont nous amener jusqu'à Chantilly.

Après avoir passé un petit raidard à 15% et un petit chemin en gravel, nous débouchons à la vue du magnifique château de Chantilly que nous allons longer sur des pavés. Ouais, des vrais pavés comme on peut trouver du côté de Roubaix (bon, mieux entretenus quand même mais j'ai pris un grand plaisir). La suite va être une succesion de petites côtes et de moments plus plats avec des traversées de villages tranquilles mais rappelant vraiment qu'on est presque dans le Nord, le vrai avec ses maisons en briques. Le parcours sera encore agrémenté d'un petit bout de gravel bien sympa.

Nous allons encore monter deux belles bosses, toujours avec du pourcentage avant de gentiment redescendre vers le niveau de la mer et aborder la baie de Somme, vers Noyelles sur Mer, avant de rejoindre Le Crotoy. Nous allons passer au coeur de la baie encore une fois par un chemin blanc qui va nous mener à la ligne d'arrivée.

Un très beau parcours sur lequel j'ai pris beaucoup de plaisir avec de bonnes sensations. Du plaisir aussi à rouler avec Eric et ses sympathiques camarades. On ne se voit pas beaucoup, juste deux ou trois fois par an mais mon copain a bien préparé son affaire et c'était bien sympa de passer le week end ensemble.

 

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Paris Le Crotoy - Fat Fernand's 208.4 km bike ride

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13 juin 2021

Quelques news

 

Plusieurs mois se sont écoulés depuis que je n'ai pas écrit ici. Il faut dire qu'avec cette seconde année perturbée par la pandémie, toutes les épreuves sur lesquelles je m'alignais ces derniers temps ont été annulées ou reportées.

Que restait-il donc d'autre que de se faire plaisir seul ou avec les copains sur des parcours variés ? Faute de pouvoir participer aux randos que j'affectionne, je m'étais donné comme challenge pour cette première moitié de 2021 de dépasser mon record perso de kilomètres sur une sortie en solo. Celui-ci était de 212 kilomètres et donc plutôt facile à battre.

Ce fût chose faite début avril, juste avant le confinement et cette sale règle des 10 kilomètres, sur un parcours qui m'a emmené jusqu'à Angers pour 230 bornes, à la moyenne plutôt sympa de 33 km/h, aidé il faut dire par un vent favorable.

Au moment de ce second confinement, j'ai pu effectuer avec les copains mes premières vraies sorties de gravel. Je possède un vélo permettant ce type de sorties depuis plus d'un an mais je n'avais pas eu l'occasion de l'étrenner. J'ai pris un énorme plaisir de partir à l'aventure sur des terrains de toutes sortes, des chemins plus ou moins carrossables sur lesquels j'ai éprouvé des sensations bien différentes que lors de mes sorties VTT par le passé.

Une fois relâchés, j'ai eu l'occasion de faire du vélo dans d'autres régions, en Normandie et Alsace, ce qui m'a permis d'ajouter à ma collection des passages dans des départements dans lesquels je n'avais jamais posé mes roues. A ce propos, en ajoutant cette année l'Allier, le Calvados et l'Orne puis le Haut et Bas Rhin, je crois avoir déjà roulé dans 45 départements différents.

Tour récemment, j'ai pu relever mon second défi de l'année (et j'espère que ce ne sera pas le dernier) en parcourant seul la distance de 300 kilomètres. J'ai eu l'occasion de me faire déposer à Saint Amand Montrond, dans le Cher, d'où j'avais préparé mon parcours, qui allait me conduire dans la Nièvre et l'Yonne avant de retrouver les routes du Loiret.

Je suis bien entraîné, nous avons encore parcouru 240 à quatre le dimanche précédent et je sais qu'en gérant bien mon allure tout devrait se passer sans encombre. Il faudra juste composer avec le vent défavorable à l'aller et surtout avec les 30 degrés annoncés, qui ne constituent pas mes conditions préférées pour rouler.

J'aurai de la chance avec le vent qui est certes orienté nord-est mais qui ne soufflera pas trop fort pendant les 160 bornes sur lesquelles je l'aurai de face. Sitôt franchie la Loire à Pouilly sur Loire, le relief va changer en étant plutôt accidenté avec une alternance de faux plats. La partie chiante sera constituée d'une longue, très longue ligne droite sur une départementale, pendant quasiment 30 bornes. Je n'avais en plus pas besoin de ces cinq kilomètres à faire sur une route nouvellement gravillonnée, à l'ancienne.

A la bascule entre la Nièvre et l'Yonne, je vais retrouver un vent plutôt favorable mais toujours sur des routes en toboggan. J'ai pû faire une bonne pause fraicheur dans une station service (!) qui va me permettre d'atteindre les 200 kilomètres sans encombre.

J'aurai un petit passage à vide au 220ème, en me retrouvant à sec à l'entrée dans le Loiret, sans que je ne puisse trouver une boulangerie dans les différents villages traversés. Arrivé sur des routes plus familières vers Dampierre en Burly, j'ai trouvé une supérette où j'ai pû de nouveau refaire les niveaux en liquide.

Le final vers Sully sur Loire puis tout au long du fleuve, je vais le faire en mode robot. Avec un braquet de 50 x 15 j'ai roulé autour de 30, avec un braquet de 50 x 17, j'ai roulé autour de 30. Je n'aurais pas pû aller beaucoup plus vite mais je ne serais pas allé moins vite non plus. La moyenne que j'avais maintenue à 28 sur l'aller est restée elle aussi à 28 tout du long.

J'aurais pu aller plus loin sans trop de problème, même si j'ai effectué les 70 derniers kilomètres en ne buvant qu'un demi bidon car le liquide ne passait plus, mais je n'ai pas eu la motivation pour faire cinq kilomètres de plus histoire de battre mon record absolu en groupe qui était de 316 kilomètres. Je vais le regretter mais ça m'incitera peut être à recommencer !

Je me suis surpris à boucler ces 11 heures de vélo (qui constituent également mon record de durée qui était de 10 heures 30 jusqu'à présent) sans trop me ravitailler en solide. J'avais avalé un sachet de pâtes fraiches en voiture avant de partir et je n'ai consommé qu'une barre protéinée type flapjack ainsi qu'un sandwich au cours de mon périple. Signe que la forme est là !

Que va t-il se passer maintenant ? Je n'ai plus d'objectif autre que d'attendre les vacances d'été et retrouver mes chères routes de la Costa Blanca avant je l'espère de pouvoir retourner en Belgique pourquoi pas d'ici la fin de l'année.

 

 

Record perso en solo 🤘 - Fat Fernand 🍔's 312.0 km bike ride

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23 juillet 2020

Actualité post confinement

 

Il s'est passé beaucoup de choses ces deux derniers mois et ce même si le calendrier n'a pas bougé d'un pouce. La première grande étape (presque une victoire) a été de pouvoir refaire du vélo en extérieur. J'ai été assidu sur le home trainer mais ce n'est définitivement pas ma tasse de thé. Pouvoir sortir de nouveau sur route a été une réelle joie. 

En respectant les règles du déconfinement, j'ai beaucoup roulé seul et je me suis aperçu que je n'avais pas forcément envie de rouler sur des routes que l'on emprunte à longueur d'année, principalement en Sologne.

Avec la chance d'être en congés lors de cette semaine de libération, j'ai pû reprendre tranquillement par la force des choses des sorties dont le kilométrage allait augmenter graduellement.

Sur une centaine de bornes en général, j'ai assez vite ressenti l'envie d'aller chercher des routes sur lesquelles je n'avais pas souvent eu l'occasion de rouler voire même sur lesquelles je n'avais jamais posé mes roues pour certaines.

A l'ouest du côté de Mer, aux limites de la Beauce vers Marchenoir, en Eure et Loir sur les beaux parcours de la vallée de la Conie ou plus au nord bien au delà de Patay, j'ai redécouvert le sentiment d'évasion qu'on peut ressentir sur son vélo.

Est venu ensuite le moment de pouvoir rouler de nouveau en petit groupe. Entre deux et quatre personnes tout d'abord, toujours pour respecter les règles de distanciation, nous avons augmenté graduellement les distances. Avec les deux Stef, j'ai eu l'occasion de faire une première très belle balade qui nous a emmenés jusqu'à Gien pour une distance de plus de 180 bornes - ce fût d'ailleurs une belle surprise de pouvoir retrouver assez vite une condition permettant ce genre de sorties, signe que mon hiver avait encore une fois été solide.

Dans des groupes un peu plus importants ensuite, sans toutefois la plupart du temps dépasser les dix unités, nous avons perpétué ces sorties longues à la découverte de nouvelles routes. Nous sommes ainsi allés au delà de Blois, jusqu'à Chaumont sur Loire pour une sortie là encore dépassant les 180 kilomètres puis à la limite du Cher très à l'est du département, aux confins de la Sologne sur 170 bornes.

A la bascule entre le printemps et l'été, nous avons mis à profit le lever du jour pour effectuer une grande sortie nous conduisant jusque dans le Cher vers Nançay pour dépasser les 200 bornes. Je me suis même de mon côté lancé le défi du "solstice ride" pour devancer le rendez vous mais aussi pour rallonger un peu la sauce et porter ma journée perso à 254 kilomètres.

Ces derniers week ends ont été l'occasion de retourner vers Chateaudun et la vallée de la Conie de nouveau, pour que ceux qui n'y étaient pas encore allés en fassent la découverte et nous avons enfin concrétisé notre très grande sortie de l'année samedi dernier.

Pour ceux qui suivent notre actu, nous avions effectué l'an dernier une sortie de plus de 300 kilomètres que nous avions baptisée notre "Tour de la Région Centre" sur un groupe restreint, principalement ceux d'entre nous préparant Milan San Remo.

Cette année, il n'y avait rien à préparer, juste du plaisir à prendre et quelques uns de ceux qui n'avaient pas encore réalisé une sortie sur cette distance en ont émis l'idée. Sur le même style, nous avons donc essayé d'épouser au mieux les contours de notre département.

Au départ d'Orléans, nous avons pris la direction du Nord et de la Beauce pour remonter ensuite sur Pithiviers et rejoindre le Gâtinais. Afin de ne pas avoir un kilométrage excessif, nous avons choisi de ne pas pousser ni jusqu'à Malesherbes ni du côté de Chateaurenard et Courtenay. Nous avons contourné Montargis et filé vers Briare où après un bon ravito préparé par Madame K nous avons franchi la Loire direction la Sologne. Des routes un peu plus familières nous ont ramené vers le val de Loire et donc vers la maison.

Un joli périple d'un peu plus de 300 bornes, des gens contents d'avoir pour la première fois dépassé cette distance, des gens contents de l'avoir refaite et des petits projets qui émergent ici et là pour le futur. 

En tout cas, j'ai éprouvé un réel plaisir à effectuer toutes ces sorties en compagnie d'une quinzaine de personnes différentes au maximum et nous poursuivrons à coup sûr sur notre lancée !

 

 

Les contours du Loiret - Fat Fernand 🍔's 308.7 km bike ride

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