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Je l'attendais, nous l'attendions depuis un long mois après la période des classiques, ce moment de retrouver les pavés. Nos pavés. A différents titres, nous avons désormais chacun notre expérience et ce fût encore un plaisir de la partager ce week end.

Hervé avec deux participations, Serge avec trois, Jérôme avec six et moi même pour la neuvième avons eu la chance d'être accompagnés par un petit nouveau. Oh un petit nouveau dans notre groupe mais ce petit gars est un cran au dessus de nous en terme d'expérience puisqu'il a eu l'occasion de participer à plusieurs Paris Roubaix, mais lui chez les pros. Nono, Patrice Esnault puisque c'est de lui dont il s'agit avait un petit manque à combler, celui de n'avoir jamais roulé sur le vélodrome. Hors délais chez les pros, les grilles étaient fermées lorsqu'il est arrivé - ce que je trouve absolument irrespectueux quand on sait que c'est une des seules courses que les mecs tiennent absolument à finir.

Nous avons pleinement profité de sa présence et de ses anecdotes. Quand tu parles du Het Volk que tu projettes de faire en cyclo et que lui t'annonce avoir fait le départ puis 200 bornes devant en solo...eh bien tu l'écoutes parler avec respect.

Pour revenir à la cyclo, nous l'abordons toujours humblement mais avec plus de décontraction qu'un néophyte. Deux cent bornes dont cinquante cinq de pavés nous attendent. Départ matinal mais jamais tout à fait aussi tôt qu'on le souhaiterait avec un très léger brouillard et un peu de vent que nous attendons défavorable toute la journée.

Les organisateurs ont eu la sympathique idée de placer deux petits secteurs pavés dans les vingt premiers kilomètres avant d'aborder le vrai parcours à Troisville. Nous allons ainsi rouler sur le pavé de Montigny, très court et plutôt roulant et celui de Tronquoy avec un début boisé plutôt joli.

 

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Viennent ensuite les traditionnels Troisville (que nous avions reconnu la veille avec les deux premiers secteurs), Viesly, Quiévy et ses 3700 mètres puis Saint Python. Le pavé est bien sec comme il le sera tout au long de la rando et nous ne courrons aucun danger de ce côté puisque le pavé mouillé est la principale hantise de chacun de nous.

 

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Le parcours épouse dans sa quasi totalité le tracé de la course des pros et en terrain connu, nous avalons du Saulzoir, du Verchain Maugré, Quérénaing, Maing avant de nous approcher gentiment de Wallers.

 

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Serge a subi une première crevaison avant d'aborder le premier secteur puis une deuxième et Jérôme ne sera pas en reste en perçant trois fois au total.

Les organisateurs avaient prévenu que certains secteurs pouvaient être endommagés par les inondations de la semaine et celui d'Haveluy en sera un bon exemple avec des bas côtés certes secs mais bien boueux.

 

 

 

Après un premier arrêt au ravito, voici le premier vrai bon gros morceau de la journée, la trouée, la tranchée, Arenberg. Notre tradition veut que le petit nouveau emprunte en tête Troisville et Arenberg et ancien pro ou pas Nono a dû sacrifier à notre bizutage.

Là encore le pavé n'est pas glissant et on se lance bille en tête. Après 500 mètres bing bang, du bruit sur ma roue arrière, rayon cassé ! Ma première avarie hors crevaison en neuf Paris Roubaix. Pendant que les gars vont se faire plaisir sur la fin du secteur je le regagne de mon côté via le bas côté avec une roue bien voilée. Je sais que notre staff est à la sortie et je ne remercierai pas assez Jérôme d'avoir apporté une paire de roues de rechange qui me permettra de ne pas me résoudre à l'abandon. Je n'aurai en tout cas pas eu de bol sur Arenberg cette année...

 

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De retour sur un vélo valide, nous repartons à l'assaut de la suite du menu. Le Pont Gibus, les 3700 mètres de Hornaing, Tilloy, le Marc Madiot. Notre départ tardif a fait que nous avons rattrapé tout plein de gars mais à l'inverse nous n'avons que très peu été doublés. Comme souvent c'est assez jouissif d'emprunter le haut du pavé et de doubler des gars qui eux roulent sur le bas-côté.

Après Bersée nous allons effectuer une boucle d'une vingtaine de bornes qui pour moi ne sert à rien. Impératifs des organisateurs pour passer par une localité où est situé un ravito sans doute. Nous allons en tout cas ronger notre frein pour rejoindre Mons en Pévèle que nous allons passer vent favorable pour une des rares fois de la journée. Full gas à notre petit niveau mais avec toujours un grand plaisir.

 

 

 

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Nous entrons dans les soixante dernières bornes qui passent comme toujours très vite. Mérignies, Pont Thibault, les pavés défoncés du court secteur du Moulin de Vertain. L'ultime ravito est le bienvenu avec enfin du salé, même si les petit sandwiches que nous avait préparés Nono ont été les bienvenus.

C'est parti pour le final, Cysoing, Bourghelles puis Camphin en Pévèle. Ça commence à taper dur mais on vient là pour ça. Les filles sont à la sortie du secteur et nous prenons un dernier ravito liquide. Gauche, droite, Carrefour de l'Arbre ! Ça tabasse sur la première partie, un peu moins sur le faux plat qui mène au restaurant mais c'est toujours aussi dur. Comme l'a dit Hervé, on croirait que les pavés ont été jetés au sol depuis un avion.

 

 

 

Il reste Gruson dans la foulée puis Hem qui est le dernier secteur et qui fait vraiment, vraiment mal. Puis les faubourgs de Roubaix, ce long faux plat aux trois kilomètres qui lui aussi finit de nous tuer les jambes mais la délivrance du vélodrome arrive.

 

 

 

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Nono y rentre en tête, normal. C'en est fini de cette belle journée. Fini pour le vélo mais pas pour nos moments de rigolade mais ça reste privé. Comme toujours, deux mots pour saluer notre staff, Valérie, Sandra mais aussi à distance Madame Nono, suiveuses, photographes, cuisinières qui font partie de la réussite de la journée. Vivement qu'on revienne.

Quelques chiffres pour finir. Nous avions roulé à 27.9 de moyenne en avril avec vent favorable, cette fois nous avons fait 28.3 avec vent de face et trente bornes de plus.